« La politique monétaire/La courbe de Phillips » : différence entre les versions

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====La relation entre prix et salaires====
 
Pour commencer, faisons le bilan entre l'argent que gagne une entreprise et les salaires qu'elle verse. Une entreprise doit verser un salaire moyen <math>W</math> à <math>N</math> employés. Elle dépense donc la somme suivante en salaire total. De l'autre côté, elle vend <math>Y</math> produits à un prix moyen de <math>P</math> : elle gagne donc <math>P \cdot Y</math> en chiffre d'affaire. Au niveau d'une entreprise seule, le chiffre d'affaire sert à couvrir les salaires, le profit des actionnaires et à payer les ''inputs'' (les matières premières et/ou les produits qui sont assemblés pour donner le produit final). Mais au niveau de l'économie au global, les ''inputs'' sont produites par d'autres entreprises qui versent des salaires ou des profits. Au final, le chiffre d'affaire <math>P \cdot Y</math> représente une valeur ajoutée totale, qui est versée en salaires ou en profits.
Celui part d'une hypothèse simple : les prix sont proportionnels aux salaires, le coefficient de proportionnalité étant <math>\geq 1</math>. Dans une situation de concurrence pure et parfaite, on peut démontrer que le prix est égal au salaire : <math>PY = W</math>. Mais quand les entreprises ont un pouvoir de marché, qu'il s'agisse d'une situation de monopole, d'oligopole ou de simple concurrence imparfaite, les entreprises peuvent augmenter les prix/réduire les salaires. Les entreprises peuvent alors dégager un certain profit, exprimé sous la forme d'un pourcentage du salaire. En notant W le salaire, µ le taux de profit et P le prix, on a alors :
 
Dans une situation de concurrence pure et parfaite, on peut démontrer que toute la valeur ajoutée est versée sous la forme de salaires. On a alors :
: <math>PY = (1 + \mu) W</math>
 
: <math>P \cdot Y = W \cdot N</math>
 
Celui part d'une hypothèse simple : les prix sont proportionnels aux salaires, le coefficient de proportionnalité étant <math>\geq 1</math>. Dans une situation de concurrence pure et parfaite, on peut démontrer que le prix est égal au salaire : <math>PY = W</math>. Mais quand les entreprises ont un pouvoir de marché, qu'il s'agisse d'une situation de monopole, d'oligopole ou de simple concurrence imparfaite, les entreprises peuvent augmenter les prix/réduire les salaires. Les entreprises peuvent alors dégager un certain profit, exprimé sous la forme d'un pourcentage du salaire. En notant W le salaire, µ le taux de profit et P le prix, on a alors :
 
: <math>P \cdot Y = (1 + \mu) \cdot W \cdot N</math>
 
Pour simplifier les calculs, on va diviser des deux cotés par <math>N</math> :
 
: <math>P \cdot \frac{Y}{N} = (1 + \mu) \cdot W</math>
 
Le terme <math>\frac{Y}{N}</math> n'est autre que la productivité des employés, que l'on note y.
 
: <math>PYP \cdot y = (1 + \mu) \cdot W</math>
 
Supposons que le taux de profit µ soit constant et dérivons l'équation précédente.
 
: <math>\Delta (PYP \cdot y) = (1 + \mu) \Delta W</math>
 
Divisons par <math>PYP \cdot y = (1 + \mu) W</math> :
 
: <math>\frac{\Delta P}{P} + \frac{\Delta Yy}{Yy} = \frac{(1 + \mu) \Delta W}{(1 + \mu) W}</math>
 
Simplifions par <math>(1 + \mu)</math>:
 
: <math>\frac{\Delta P}{P} + \frac{\Delta Yy}{Yy} = \frac{\Delta W}{W}</math>
 
Le terme de gauche est par définition la somme de l'inflation et de la croissance de la production (productivité), ce qui nous donne une relation entre inflation et croissance des salaires.
 
: <math>\pi = \frac{\Delta W}{W} - \frac{\Delta Yy}{Yy}</math>
 
Ce qui se traduit par :
40 947

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