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Précis d'épistémologie

Thierry Dugnolle


Aristote et Platon

Table des chapitres

Première partie : Le corps savant

  1. Science de l'âme ou science de la matière ?
  2. La perception, l'imagination et la réflexion
  3. L'instinct, l'apprentissage et la mémoire
  4. Les émotions, la volonté et l'attention
  5. La parole

Deuxième partie : Le développement de la raison

  1. La justification et l'évaluation du savoir
  2. La recherche et la découverte
  3. Qu'est-ce que la raison ?

Troisième partie : Applications

  1. La pédagogie de l'autonomie
  2. Principes logiques
  3. L'incomplétude des principes mathématiques
  4. La vérité des principes relativistes
  5. Pourquoi l'entropie est-elle réelle ?
  6. La théorie quantique des destinées multiples
  7. L'origine et l'évolution de la vie et de l'esprit
  8. Les vertus thérapeutiques de l'autonomie

Références


L'épistémologie est le savoir sur le savoir. Si on entend le concept de science au sens le plus général, toutes les formes de savoir, l'épistémologie est la science de la science.

Deux critères sont fondamentaux pour définir le savoir : la vérité et la preuve. Un savoir doit être vrai et prouvé pour être véritablement un savoir.

Dans ce livre l'épistémologie est conçue comme une partie de la psychologie, la science de l'âme, parce que le savoir existe lorsque les âmes découvrent les vérités et leurs preuves.

Le savoir sur le savoir est fondamental pour développer toutes les formes de savoir, parce qu'en reconnaissant sa capacité à produire du savoir on se rend davantage capable de le produire.

Se faire une illusion est croire qu'on sait quand on ne sait pas. Quelle que soit l'illusion qu'on se fasse, on se fait toujours en même temps une illusion sur soi-même, puisqu'on prend sa propre ignorance pour du savoir. Les illusions sur notre propre capacité à acquérir et reconnaître le savoir sont donc à la source de toutes nos illusions. En acquérant du savoir sur le savoir, on apprend à reconnaître les illusions fondamentales qui sont à la source de toutes les autres, on s'attaque aux problèmes de l'illusion, de l'erreur et de l'ignorance en les prenant à la racine.


Résumé

La cognition est la production et l'utilisation de représentations internes qui préparent à l'action. Une âme se donne des représentations, elle est ce qui se représente, ce qui perçoit et imagine. Chercher l'âme dans le cerveau, c'est chercher les représentations qu'elle se donne.

L'imagination est la production de représentations internes. La perception est l'imagination du présent. Percevoir, c'est toujours concevoir parce que la perception attribue des concepts aux êtres perçus. Un concept est déterminé par l'ensemble des systèmes de détection qui signalent la présence d'un objet en lui attribuant ce concept. Cette définition est générale parce que toute unité de traitement de l'information peut être considérée comme un système de détection.

La réflexion est la connaissance de soi-même en tant qu'âme, c'est à dire en tant qu'être qui perçoit, imagine, ressent et veut. Où trouve-t-on le moi que l'on doit percevoir ? Et comment fait-il pour se représenter lui-même ? La Joconde n'est pas seulement une représentation de Mona Lisa, elle est aussi une représentation de Léonard de Vinci. Il en va de même pour toutes nos représentations.

Les perceptions révèlent la vérité sur la matière parce que la nature de la matière est d'être perceptible.

Nous ne pourrions pas apprendre si nous n'avions pas naturellement la capacité d'apprendre. Cet instinct d'apprendre repose sur la capacité des systèmes nerveux à profiter de leur expérience pour orienter leur développement, et donc sur la plasticité des neurones et de leurs synapses.

Les émotions peuvent être définies à partir de quelques traits généraux : elles sont déclenchées par la détection de conditions spécifiques, la peur par la détection du danger, la tristesse par la détection du malheur, la colère par la détection de l'inacceptable... Cette détection est suivie très rapidement de réactions réflexes et de modifications physiologiques qui permettent à l'organisme de s'adapter à la nouveauté de sa situation. Les émotions déterminent des motivations, c'est à dire des désirs ou des aversions. Elles nous indiquent les buts qui méritent d'être poursuivis, et ce que nous devons fuir ou éviter.

La volonté est expliquée avec un modèle d'administration centralisée sans administrateur central. Des modules exécutifs font appliquer les décisions prises volontairement. Ce sont des circuits neuronaux capables d'enregistrer des décisions déjà prises, reçues sur leur voies d'entrée, et de donner ensuite les ordres qui les appliquent sur leurs voies de sortie. Des modules concepteurs font des propositions à des modules évaluateurs en vue d'une prise de décision. Les modules évaluateurs obéissent aux modules exécutifs et donc aux décisions prises antérieurement, ce qui rend la volonté autonome dans ses évaluations. Les modules concepteurs obéissent eux aussi aux modules exécutifs, ce qui rend la volonté autonome dans son exécution. Ce modèle explique aussi l'attention, parce qu'elle est la sélection des représentations utilisées lors d'une évaluation en vue d'une décision volontaire, la mémoire de travail, parce qu'elle est la mémoire utilisée pour appliquer des décisions, les croyances, parce qu'elles sont des représentations que nous approuvons volontairement, le savoir et les désirs inconscients, parce que nous pouvons parfois nier ce que nous avons pourtant perçu ou ressenti. Il donne ainsi une explication des bases cérébrales du ça, du moi et du surmoi et des dissociations psychiques.

Le savoir éthique consiste à évaluer les actions, les comportements et leurs fins. Le savoir éthique muet est le savoir-évaluer qui résulte des émotions et de la volonté. Un savoir éthique peut être défini comme le savoir d'un idéal, parce qu'un système d'évaluation détermine un idéal. On se construit soi-même en se donnant un idéal du moi, un surmoi, en décidant des critères d'évaluation de nos décisions.

Si on compare l'organisation psychique à une société humaine, le moi est l'État, l'idéal du moi est l'idéal de l'État tel qu'il est affirmé dans la Constitution et dans toutes les déclarations officielles, le ça est la société civile. Les modules exécutifs sont tous les agents de l'État qui lui permettent d'imposer ses décisions. Les modules concepteurs et évaluateurs sont tous les citoyens, fonctionnaires ou non, qui participent à la conception et à l'évaluation des décisions prises au nom de l'État. Une information dont nous prenons conscience parce qu'elle retient notre attention est une information prise en compte lors de l'évaluation qui conduit aux décisions étatiques. Les informations inconscientes sont celles qui restent ignorées par l'État lors de ses évaluations. Les croyances sont ce que l'État déclare officiellement être vrai.

La parole est l'émission volontaire de signaux pour influencer l'imagination et la volonté de ceux qui les reçoivent.

Les paroles ont du sens lorsqu'elles éveillent l'imagination. Lorsque les concepts détectés par nos systèmes de perception sont associés à des expressions verbales qui les nomment, nous pouvons à la fois décrire ce que nous percevons, en nommant les concepts perçus, et imaginer ce qui est décrit, en simulant la détection des concepts nommés. Comprendre des paroles, c'est savoir s'en servir, et nous devons pour cela imaginer ce qu'elles nous incitent à imaginer.

Le savoir muet est le savoir qui précède la parole et qui résulte de la perception, de l'imagination, de l'émotion et de la volonté. Il peut être traduit en paroles dès que les systèmes de détection qu'il utilise sont nommés par des expressions verbales. Les descriptions sont alors une traduction en mots du savoir muet de ce qui est décrit. Le savoir muet est fondamental pour le développement de la raison, parce que le savoir parlant commence par être une traduction du savoir muet. Il peut ensuite voler de ses propres ailes parce qu'il peut parler de la parole, mais il a besoin du savoir muet pour décoller, parce que les mots doivent éveiller l'imagination pour avoir du sens.

Le savoir théorique abstrait est l'équivalent parlant de l'imagination muette des fictions. Pour que les êtres théoriques existent et soient connus, il suffit d'en faire une théorie, de se donner des principes et de raisonner à partir d'eux. Les êtres abstraits existent en tant qu'objets de la théorie, tout simplement parce qu'il est vrai que nous en parlons. Les êtres abstraits sont complètement déterminés par nos définitions et par les théories dans lesquelles nous les avons définis. Un savoir éthique parlant ressemble à une théorie abstraite, parce qu'il s'énonce avec des principes dont la vérité est admise par la définition d'un idéal.

La pensée est l'imagination de la parole.

De même que le surmoi individuel unifie une personnalité, l'idéal rationaliste unifie l'humanité. Le surmoi individuel rend intelligent et puissant quand il rend cohérent avec soi-même et avec la réalité. De la même façon l'idéal de la raison rend l'humanité capable de s'unir et de réaliser ainsi la raison.

Une parole, ou une formule, est un savoir lorsqu'elle est vraie et justifiée. La justification du savoir est définie par induction : les bonnes observations, les lois vérifiées par des expériences bien contrôlées et les vérités admises par définition des termes employés sont toutes considérées comme justifiées. Toute conséquence logique de prémisses vraies et justifiées est justifiée par le raisonnement qui prouve cette relation de conséquence.

La justification du savoir ne peut pas être séparée de son évaluation. Nous ne voulons pas seulement des preuves mais surtout de bonnes preuves, donc qu'elles soient fondées sur de bons principes. Mais quel est le principe de l'évaluation des principes ? Qu'un bon principe doit porter des fruits.

La raison consiste à développer en commun un savoir universel, en cherchant honnêtement des vérités et des preuves, en respectant le principe d'équivalence de tous les observateurs, et plus généralement en se soumettant volontairement à toutes les règles de l'esprit critique. Nous explorons l'espace des possibles à chaque fois que nous examinons un savoir en vue de l'évaluer. Les épreuves critiques sont destinées à sélectionner les possibilités prometteuses. La critique est donc une heuristique pour résoudre le problème du développement de la raison.

Nous ne connaissons pas l'étendue des compétences que la raison peut nous donner. Pour savoir de quoi la raison nous rend capable, la meilleure façon, et la seule, est d'essayer.

Le savoir épistémologique est de toute première importance pour la recherche et l'évaluation des principes des sciences. La recherche fondamentale est toujours une sorte de recherche épistémologique appliquée. Les principes les plus fondamentaux de la logique, des mathématiques, de la physique et de la biologie sont présentés et expliqués dans la troisième partie. Comme les principes de la psychologie et de l'épistémologie ont été présentés dans les deux premières parties, ce livre donne une vue d'ensemble des principes les plus fondamentaux des sciences les plus fondamentales.

Les applications de l'épistémologie peuvent être très concrètes. Dans tous les domaines pratiques où l'acquisition et l'utilisation d'un bon savoir sont d'une importance cruciale, donc à peu près toujours, un solide savoir épistémologique peut faire la preuve de son utilité. La pédagogie et la thérapie cognitive sont directement concernées, mais plus généralement la plupart des enjeux importants pour les êtres humains dépendent de nos capacités à acquérir et utiliser collectivement le savoir : la santé publique, l'écologie, l'économie et la finance, la justice et la démocratie, la vérité et le mensonge dans les médias, la fiabilité et la sécurité des équipements ...


Table détaillée

Première partie : Le corps savant

  1. Science de l'âme ou science de la matière ?
    1. La science de l'âme
    2. Le mystère de l'alliance du corps et de l'âme
    3. La connaissance de soi comme une âme
    4. La cognition
    5. La liaison entre les capteurs et les effecteurs
  2. La perception, l'imagination et la réflexion
    1. La perception est l'imagination du présent
    2. Les inférences muettes
    3. Imaginer pour simuler les autres âmes
    4. La perception est conceptuelle
    5. Les concepts sont-ils des êtres concrets ?
    6. Les schémas
    7. L'imagination créatrice
    8. La réflexion
    9. Pourquoi les perceptions peuvent-elles êtres vraies ?
  3. L'instinct, l'apprentissage et la mémoire
    1. Qu'est-ce que l'apprentissage ?
    2. L'instinct d'apprendre
    3. La plasticité neuronale
    4. Le développement des instincts
    5. La mémoire procédurale
    6. Un modèle neuronal pour la mémoire épisodique : les zones de convergence-divergence
    7. Apprendre à percevoir
  4. Les émotions, la volonté et l'attention
    1. Les modules du cerveau et les comportement involontaires
    2. Les émotions
    3. La prise de décision et l'autonomie de la volonté
    4. La résolution de problèmes
    5. L'innovation
    6. Une administration centralisée sans administrateur central
    7. L'attention et la conscience
    8. Les croyances
    9. Le simulateur universel
    10. Le savoir éthique muet
    11. Le ça, le moi et le surmoi
    12. Avons-nous toujours conscience de ce que nous voulons ?
    13. Les désirs inconscients
    14. Fausse conscience et savoir inconscient
    15. Prisonniers des schémas
    16. Le moi divisé
    17. L'unité du corps vivant et la volonté autoprotectrice
    18. La maîtrise de soi
    19. Puissance de l'inconscient ou de la conscience ?
    20. La maîtrise des émotions
  5. La parole
    1. Qu'est-ce que parler ?
      1. L'être est une parole
      2. La communication animale
      3. Influencer l'imagination et la volonté
    2. La signification par l'imagination
    3. Comprendre des paroles, c'est savoir s'en servir
    4. Les cadres théoriques et la priorité de l'a priori
    5. La liberté d'interprétation
    6. Le raisonnement
    7. La vérité mathématique
    8. La pensée

Deuxième partie : Le développement de la raison

  1. La justification et l'évaluation du savoir
    1. Le problème de la reconnaissance du savoir
    2. La reconnaissance muette du savoir
    3. La justification du savoir
      1. Les critères de justification du savoir
      2. La justification des observations
      3. La justification des lois empiriques par l'observation
      4. La justification par le raisonnement
      5. La justification de la logique
      6. La justification des principes
    4. L'évaluation du savoir
      1. L'évaluation des principes
      2. L'idéal d'intelligibilité
      3. L'analyse de la complexité
      4. La connaissance des fins
      5. L'évaluation du savoir éthique
    5. La justification et l'évaluation du savoir sur le savoir
  2. La recherche et la découverte
    1. La volonté de savoir
    2. Les problèmes théoriques
    3. Pourquoi les raisonnements nous permettent-ils d'acquérir des connaissances ?
    4. La critique est une heuristique
    5. La découverte de la raison
  3. Qu'est-ce que la raison ?
    1. Science de l'individuel ou science du général ?
    2. Ressemblance et généralité
      1. Ressemblance et typologie
      2. Les ressemblances entre les systèmes et les analogies
      3. Les symétries
    3. La Nature obéit-elle vraiment à des lois ?
    4. La générosité de la vérité
    5. Où trouve-t-on le grain à moudre ?
    6. Le bon savoir est le savoir qui nous rend compétent
    7. L'unité de la raison
    8. La raison est-elle seulement une invention humaine ?
    9. Que pouvons-nous espérer ?
    10. La preuve d'Anselme

Troisième partie : Applications

  1. La pédagogie de l'autonomie
    1. Les arguments d'autorité
    2. L'autorité de la raison
    3. L'erreur fondationnaliste
    4. Devenir un enseignant pour soi-même
  2. Principes logiques
    1. La règle de particularisation
    2. La règle de généralisation
    3. La règle de détachement
    4. La règle d'incorporation d'une hypothèse
    5. Le principe du raisonnement par l'absurde
    6. La règle de suppression de la double négation
    7. La règle de répétition
    8. Les raisonnements sans hypothèse et les lois logiques
    9. Les règles dérivées
  3. L'incomplétude des principes mathématiques
    1. Le premier théorème d'incomplétude de Gödel
    2. L'infini indénombrable
    3. Le théorème d'indéfinissabilité de la vérité de Tarski
    4. Comment prouver l'improuvable ?
    5. Les preuves de cohérence
    6. Le second théorème d'incomplétude de Gödel
    7. La science de tout ce qui peut être imaginé
    8. La théorie des ensembles de Zermelo
    9. Le paradoxe de Russell
    10. La vérité des axiomes de Peano
    11. La vérité des axiomes de Zermelo
    12. L'axiome du choix
    13. Les preuves de cohérence sont-elles prises dans un cercle vicieux ?
    14. L'indépendance de l'hypothèse du continu
    15. Les théories, les logiciels et les ensembles récursivement énumérables
    16. Les ensembles et les problèmes indécidables
    17. Machines et théories universelles
    18. L'indécidabilité du problème de l'arrêt
    19. L'indécidabilité de l'ensemble des lois logiques
    20. L'universalité est la cause de l'indécidabilité
  4. La vérité des principes relativistes
    1. Le principe de relativité générale
    2. Qu'est-ce qu'un tenseur ?
    3. Un malentendu sur la relativité de la vérité
    4. La physique newtonienne et le principe de relativité de Galilée
    5. L'espace-temps de Minkowski
      1. La constance de la vitesse de la lumière
      2. La relativité de la simultanéité
      3. Les dispositifs de mesure spatio-temporelle
      4. Tous les intervalles du genre lumière sont égaux
      5. La métrique de Minkowski et les tenseurs de l'espace-temps
      6. Pourquoi la physique newtonienne est-elle quand même vraie ?
    6. La courbure de l'espace-temps et la gravitation
      1. La chute libre et les orbites des planètes
      2. La grande idée d'Einstein
      3. L'égalité de la masse inerte et de la masse pesante
      4. Relativité restreinte et relativité générale
    7. Les principes relativistes sont confirmés par leurs fruits
  5. Pourquoi l'entropie est-elle réelle ?
    1. La réalité thermodynamique de l'entropie
    2. Les trois définitions de l'entropie statistique
    3. La réalité de l'entropie d'accessibilité
      1. Ensembles statistiques, ergodicité et moyennes temporelles
      2. Le principe des sondages et la méthode Monte-Carlo
      3. La décohérence quantique
      4. L'entropie microscopique
      5. L'indépendance des constituants microscopiques
      6. Manque d'information, laisser-faire et équilibre
    4. La différence entre l'entropie thermodynamique et l'entropie d'accessibilité
    5. L'information comme carburant
      1. Le démon de Maxwell
      2. Quantité d'information et travail
    6. Pourquoi un démon de Maxwell ne peut-il pas réduire l'entropie totale ?
    7. La conservation de l'entropie subjective d'un système isolé
    8. Pourquoi l'entropie peut-elle augmenter ?
    9. Les calculs irréversibles réduisent-ils toujours l'entropie thermodynamique d'un ordinateur ?
    10. Le démon de Maxwell et l'impossibilité du mouvement perpétuel
    11. La thermodynamique est une physique de l'observation
    12. Compléments
      1. Le mouvement perpétuel de seconde espèce
      2. Croissance de l'entropie et distribution microcanonique
      3. La réalité de la croissance de l'entropie
      4. L'entropie est une grandeur extensive lorsque les parties sont statistiquement indépendantes
      5. La machine de Szilard
  6. La théorie quantique des destinées multiples
    1. Prendre l'équation de Schrödinger au sérieux
    2. Le théorème d'existence des destinées multiples est empiriquement vérifiable
    3. Un seul espace-temps pour tous les mondes parallèles
    4. La théorie d'Everett est la théorie quantique unifiée
  7. L'origine et l'évolution de la vie et de l'esprit
    1. L'évolution par la sélection naturelle
    2. Les molécules de l'hérédité
    3. La génération spontanée de la vie dans l'océan primitif
      1. Les réseaux autocatalytiques
      2. Les molécules amphiphiles et les vésicules
      3. Les premières cellules vivantes
      4. L’origine de l’ADN
      5. Comment savoir si cette théorie est vraie ?
    4. La vie est chez elle dans l'univers
    5. La coopération est plus fondamentale que la compétition
    6. L'infinie tolérance de la vie
    7. L'origine de l'esprit
  8. Les vertus thérapeutiques de l'autonomie
    1. Les troubles psychiques
    2. Se guérir soi-même
    3. La critique comme moyen de guérison
    4. La paix intérieure
    5. Les réactions intérieures
    6. La vérité biographique et autobiographique
    7. Les vertus thérapeutiques de la narration

Références