« États généraux du multilinguisme dans les outre-mer/Synthèse : restitution des ateliers » : différence entre les versions

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=Synthèse des ateliers=
 
* Modérateur : [[w:Xavier North|Xavier North]] ([[w:Délégation générale à la langue française et aux langues de France|Délégation générale à la langue française et aux langues de France]])
* Rapporteur : Robby Judes ([http://2011-annee-des-outre-mer.gouv.fr/ Commissariat de l'année des outre-mer])
 
''Les contenus ci-après sont les transcriptions de la dernière table ronde de restitution des travaux réalisés pendant les états généraux du multilinguisme dans les outre-mer.''
Ensuite, dans les préconisations plus concrètes, je n’en retiendrais que deux qui m’ont beaucoup frappées. L’une, concerne la valorisation des patrimoines linguistiques à plusieurs niveaux. D’une part, il a été dit, et je trouve que c’est une très bonne idée par rapport à l’école, qu’à l’école, dans le cadre de l’[[w:Éducation civique|éducation civique]] ou dans le cadre du socle commun, une place soit faite à l’histoire des langues, alors ces langues sont évidemment tissées différemment dans les territoires, mais qu’une place soit faite à cette information sur les langues, que les élèves soient initiés aux grandes lignes de l’histoire de leur langue et à la place que cette langue peut occuper. Quand on dit langue, cela veut dire évidemment langue et culture.
Dans le même temps, il est apparu, c’est lié à la même question, qu’une information était nécessaire auprès des parents. Il apparaît très nettement que les parents ne sont pas informés de la totalité des textes qui, dès maintenant, permettent, par exemple, d’organiser des enseignements bilingues. C’est apparu très souvent dans l’atelier. Il y a donc un désir d’information.
Le deuxième trait qui m’a frappé, pour notre atelier, donc il y a la territorialité, c’est un désir de savoir savant, nous l’avons dit à plusieurs reprises. AÀ plusieurs niveaux là encore, à la fois qu’il y ait un travail de collectage qui est en cours, qui soit plus systématique, qu’il y ait un travail de mise en forme et donc de transmission et que, par ailleurs, il y ait un recensement, parce que des initiatives en matière de transmission des langues, parce qu’on voit bien que la situation est variée selon les territoires et que nous n’en avons pas une connaissance très précise. Donc, c’est à la fois une demande en tant que connaissance et une demande en terme de diffusion.
Voilà, c’est ce que je retiendrais essentiellement.
 
À partir de ces différences de situations, de l’atelier débouche une question qui est celle de l’aménagement. Et aménagement à deux niveaux, des demandes qui ont été perçues y compris lors de la restitution comme étant essentiellement tournées vers l’État, mais je ne crois pas qu’il faille comprendre qu’on demande à l’État de donner, on demande à l’État de garantir un certain nombre de choses. Il y a une demande essentielle d’organisation dans les différents pays et il y a des pays où ça a déjà commencé d’ailleurs. Un conseil de la langue, une institution de la langue, une institution des langues, une institution du plurilinguisme qui veille au respect des choses qui ont déjà été dites. Autrement dit, puisqu’on parle de légitimité et de rapport de force, notamment dans les pays créoles, que l’on ne se sente pas minoré dans sa langue, que l’on ne sente pas toujours le poids d’une autorité, notamment, autour de l’école, c’est le lieu de fixation, où des chefs d’établissements, des inspecteurs, des recteurs, des maîtres, des parents d’élèves ont des attitudes un peu dérogatoires vis à vis de la langue et de la culture créole. Donc, que l’État garantisse et protège. Ce ne sont pas des demandes de sous, ce sont des demandes de droit. Et ça n’est pas moins important.
D’autre part, il y a, d’une certaine manière, la question de la définition qui a ressurgi autour de cette légitimité qui est transversale : comment appelle-t-on ces langues de l’outre-mer ?
AÀ certains moments on a dit langues locales, à d’autres moments on a dit langues vernaculaires, à d’autres moments on a dit des langues d’origine, vis à vis de ça, on met le français. Peut-être qu’il faudra, là aussi, solliciter des aménageurs et des réflexions de tout le monde, sur la manière d’appeler les langues et de les aider à accéder à une certaine dignité, à une certaine égalité dans leur dénomination et dans leurs usages.
D’une certaine manière, on pourrait dire que le principe était, pour analyser les marchés, analyser les rapports de force et travailler à une certaine estime de soi, c’était une demande de méta communication, qu’on puisse parler des langues. Et en ce sens, cette manifestation est déjà, à mon avis, essentielle.
 
On a pensé qu’il fallait peut-être privilégier les technologies qui ont trait à l’oral. Donc la reconnaissance de la parole, la synthèse vocale, cela parce qu’il y a un intérêt pour les langues à tradition orale sans système d’écriture, parce qu’il y a un intérêt également pour les cas d’[[w:Illettrisme|illettrisme]] ou d’[[w:Analphabétisme|analphabétisme]], parce qu’on peut profiter de cette manière-là du formidable déploiement de la téléphonie mobile que j’évoquais et enfin, parce qu’en permettant le passage de l’écrit à l’oral et réciproquement, c’est également une aide qu’on peut apporter au [[w:Handicap|handicap]] dans l’accessibilité à l’information et ce, donc, pour les [[w:Malvoyant|malvoyants]] et les [[w:Hypoacousie|malentendants]]. Donc une contribution à cette notion d’accessibilité.
 
Les autres technologies auxquelles on peut penser en priorité sont la traduction automatique et la traduction vocale. Cela permettrait peut-être de résoudre le problème de la traduction simultanée en 50 langues, soit 2500 paires de langues, pour ces EtatsÉtats-Généraux qu’évoquait tout à l’heure Xavier North.
 
Dans le cadre de ces développements de technologie, peut-être faut-il privilégier tout ce qui est [[w:Logiciel libre|logiciel libre]] et donnée libre.