Différences entre les versions de « Philosophie/Philosophie de l'esprit/Ce que Marie ne savait pas »

 
Bien plus : puisque la connaissance physique complète ne permet pas de savoir l'effet que cela fait de faire l'expérience de quelque chose, il faut en conclure que la première ne détermine pas la connaissance de ce dernier. Nous aurions donc deux sphères de connaissance ''différentes''.
 
Ce dernier point suggère en outre que l'argument de la connaissance ne met pas seulement en évidence qu'il y a des vérités qui ne sont pas physicalistes : il montre que l'on peut rejeter pour de bonnes raisons le ''monisme'' du physicalisme (thèse selon laquelle l'univers n'est fait que d'une seule substance). Autrement dit, on peut se demander si l'argument n'implique pas une certaine thèse à propos de la réalité. En effet, si l'on rejette le monisme, on est conduit au ''dualisme'' (qui peut prendre des formes variées), à savoir ici que l'esprit, ou la conscience, n'est pas réductible à une réalité de nature physique, ou à des formes de monisme qui excluent cette réduction. Ce qui rend l'histoire de pensée plus intéressante.
 
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