Différences entre les versions de « Philosophie/Thalès de Milet/Textes et traductions »

::<div style="text-align: justify; direction: ltr; margin-left: 1em; margin-right: 1em;">''<i> ➥ Le [[w:Cognomen|cognomen]] [[wikt:Cicero#Latin|'''Cicero''']] (le surnom); de [[wikt:cicer#Latin|cicer]], « pois chiche », métaphore pour désigner la verrue faciale d’un ancêtre; du Proto-Indo-Européen *ḱiker-, « pois »)</i>''</div>
 
<div style="text-align: justify; direction: ltr; margin-left: 1em; margin-right: 1em;">Orateur, homme politique et philosophe romain; il publie une abondante production, d’ouvrages sur la [[w:Rhétorique|rhétorique]] et d’adaptation en latin des [[w:Philosophie_en_Grèce_antique|théories philosophiques grecques]], considérée comme un modèle de l’expression [[w:Latin_classique|latine classique]], et dont une grande partie nous est parvenue.</div>
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<div style="text-align: right; direction: ltr; margin-left: 2em; margin-right: 1em;">[[s:Livre:Cicéron_-_Œuvres_complètes_Nisard_1864_tome_4.djvu|<u>Œuvres complètes de Cicéron. Tome Quatrième</u>]]. [[s:Page:Cicéron_-_Œuvres_complètes_Nisard_1864_tome_4.djvu/192|<u>De Divinatione. Liber Primus</u>]]. [[s:Page:Cic%C3%A9ron_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Nisard_1864_tome_4.djvu/219|''<i>XLIX</i>'']] [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Fichier:Cic%C3%A9ron_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_Nisard_1864_tome_4.djvu&page=219 <sup>📜</sup>], avec la traduction en français publiées sous la direction de [https://www.academie-francaise.fr/les-immortels/desire-nisard?fauteuil=39&election=28-11-1850 '''M. Nisard'''] de l'Académie Française Inspecteur Général de l'Enseignement Supérieur, Chez Firmin Didot Frères, Fils et C<sup>ie</sup>, Libraires Imprimeurs de l'Institut de France, 1864<br />(également disponible [https://archive.org/details/TomeQuatrieme.OeuvresCompletesDeCiceronParM.NisardFirminDidot1881/page/n217/mode/2up '''ici'''], une édition de 1868 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k282068z/f212 '''là'''] ainsi qu'une autre publication de 1826 [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9795804z/f134.item '''là encore'''])</div>
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:'''Traductions'''
 
<div style="text-align: justify; direction: ltr; margin-top: 2em; height: 520px; overflow: auto; border: 2px solid;"><br /><poem><div style="text-align: justify; direction: ltr; margin-left: 2em; margin-right: 2em;">'''XLIX.''' Mais revenons à l’objet de ce discours. Si, ne pouvant dire pourquoi chacune de ces choses est arrivée, je puis du moins prouver qu'elles sont arrivées , est-ce répondre faiblement à [[w:Épicure|'''Épicure''']] et à [[w:Carnéade|'''Carnéade''']]? Mais j'ose dire même que, s’il est difficile de rendre compte de la divination naturelle, l’artificielle peut être aisément expliquée. Les prédictions fournies par l’inspection des entrailles, par les foudres, par les prodiges et par les astres, sont fondées sur une longue observation. Or, en toutes choses, le temps et l'étude sont la source des connaissances les plus mer-
veilleuses ; on peut les acquérir même sans l'entre-
mise et l'inspiration des dieux, lorsqu'on a observé à
plusieurs reprises les effets de chaque chose, et ce
qu'elle signifie. La divination naturelle peut, de son
côté, par des raisons physiques, être rapportée à la
nature des dieux, de laquelle, selon l'opinion des hom-
mes les plus sages et les plus instruits, nos âmes sont
émanées, et qui, remplissant tont d'une intelligence
éternelle et d'un esprit céleste, doit nécessairement
faire sentir quelquefois % l'âme humaine l'influence de
cette parenté divine. Mais, pendant la veille, nos
âmes sont asservies aux besoins du corps, et se trou-
vent éloignées, par les liens qui les enchaînent, du
commerce de la divinité. Il n'y a qu'un petit nombre
de mortels qui, se détachant en quelque sorte de leur
corps, s'élèvent de toute la force de leur âme à la con-
naissance des choses supérieures à l'homme. Le talent
qu'ils ont de lire dans l'avenir ne vient point immé-
diatement des dieux, mais de leur propre raison * ; et
c'est la nature même qui leur montre d'avance les
déluges, et l'embrasement futur du ciel et de la terre.
D'antres, appliqués au gouvernement des états, pré-
voient de loin, comme Solon, la naissance de la ty-
rannie *. Nous pouvons les appeler prudents, c'est-à-
dire prévoyants ; mais nous ne pouvons non plus leur
donner le nom de devins qu'au philosophe Thalès,
qui, prévoyant qu'il y aurait une grande abondance
d'olives dans le territoire de Milet, et voulant faire
voir à ceux qui lui reprochaient son indifférence pour
la fortune, qu'il ne tenait qu'à un philosophe de s'en-
richir , acheta toute la récolte des oliviers avant qu'ils
fussent en fleurs **. On dit aussi qu'il prédit le premier
une éclipse de soleil, qui eut lieu sous Astyage. ***
 
 
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