« La politique monétaire/Les anticipations d'inflation » : différence entre les versions

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Cette équation nous dit que les anticipations d'inflation vont influencer le taux réel et le taux nominal. Deux cas sont possibles : soit le taux nominal est fixe (cas fréquent à court-terme), soit le taux réel est fixe (cas observé sur le long-terme). Si le taux réel est fixe, les anticipations d'inflation se répercutent sur les taux nominaux, sans grand effet sur l'économie. Mais si le taux nominal est fixe, alors les anticipations influencent le taux réel. Or, les taux réels sont extrêmement importants pour nombre de décisions économiques, l'investissement étant le cas le plus important. Le taux réel influence la volonté d’emprunter des ménages et entreprises et influence les décisions d'épargne. Autant dire que les anticipations d'inflation vont avoir un effet majeur sur l'économie, si les taux nominaux sont fixes.
 
: Faisons une remarque qui anticipe les prochains chapitres. C'est grâce à ce mécanisme que la banque centrale peut contrôler les taux réels. Elle fixe un taux nominal et les anticipations d'inflation permettent alors de fixer un taux réel. Cela fonctionne parce que les prix sont dits rigides, à savoir qu'ils sont visqueux et mettent du temps avant de se mettre à jour. Cela fait qu'il y a un temps de latence avant que se réalise l'égalité de l'offre et la demande sur le marché des biens et services. A court-terme, cette rigidité des prix contient l'inflation et tend à la limiter. En conséquence, les agents économiques ne s'attendent pas à une variation soudaine de l'inflation : les anticipations d'inflation sont fixes. Ce qui fait que toute variation des taux nominaux se répercute sur les taux réels et non sur les anticipations d'inflations.
 
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