Différences entre les versions de « Précis d'épistémologie/L'esprit, comment ça marche ? »

La signification par les principes
(Une émotion est une combinaison de perception et d'action.)
(La signification par les principes)
L'imagination sans la parole suffit pour déterminer des buts, des croyances et des règles. Il suffit d'imaginer ce qui est voulu, ce qui est cru et comment on applique les règles. Le savoir muet est le savoir qui se passe de mots, le savoir qu'on apprend seulement avec la perception et l'imagination.
 
QuatreTrois types de règles :
*''Si A est alors B doit être fait''
Ce sont des ordres conditionnels. Ils sont fondamentaux pour l'adaptation à la réalité, parce qu'ils relient les actions à leurs conditions.
*''Si A doit être fait alors B doit être fait''
Ce sont des règles qui permettent de relier les moyens et les fins, ou les fins entre elles.
*''Si A doit être fait alors B sera''
Ce sont des inférences qui permettent de prévoir les conséquences de nos actions.
 
== Les émotions ==
 
La parole nous donne les moyens d'inventer et de communiquer des façons de percevoir. Tous les concepts inventés par les uns peuvent être communiqués aux autres.
 
 
(la suite est en cours de réécriture)
 
 
== La signification par les principes ==
 
Dès que les concepts nommés par des expressions sont identifiés à des concepts empiriques, donc à des façons de percevoir ou de détecter, la vérité des énoncésattributions peut être décidée par l'observation. Les énoncésattributions de concepts sont vraisvraies dès que les observations qu'ilselles traduisent le sont (Locke 1690).
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L'observation n'est pas le seul critère de vérité, parce que les théories imposent la vérité de leurs principes (Leibniz 1705, Kant 1787).
 
L'observation n'est pas le seul critère de vérité, parce que les théories imposent la vérité de leurs principes (Leibniz 1705, Kant 1787). Les théories, ou les cadres théoriques, sont l'équivalent parlant des cadres conceptuels muets. Une théorie est déterminée avec un système de noms, destinés à nommer des concepts, et un système d'de principes, des axiomes et dedes définitions, qui permettent de raisonner avec les concepts nommés.
La vérité théorique ==
 
Dès que les concepts empiriques ne sont pas purement empiriques, leur observation dépend d'une interprétation théorique, on a besoin d'une théorie pour savoir les attribuer, il faut donc connaître des principes pour les connaître. Pour comprendre le langage il faut connaître des principes, parce qu'ils servent à déterminer les significations des expressions.
Dès que les concepts nommés par des expressions sont identifiés à des concepts empiriques, donc à des façons de percevoir ou de détecter, la vérité des énoncés peut être décidée par l'observation. Les énoncés sont vrais dès que les observations qu'ils traduisent le sont (Locke 1690).
L'observation n'est pas le seul critère de vérité, parce que les théories imposent la vérité de leurs principes (Leibniz 1705, Kant 1787). Les théories, ou les cadres théoriques, sont l'équivalent parlant des cadres conceptuels muets. Une théorie est déterminée avec un système de noms, destinés à nommer des concepts, et un système d'axiomes et de définitions, qui permettent de raisonner avec les concepts nommés.
 
Une théorie reçoit une interprétation empirique lorsque les concepts nommés sont identifiés à des propriétés ou à des relations observables qui forment ensemble un cadre conceptuel empirique. Une même théorie peut être interprétée par plusieurs cadres conceptuels empiriques différents, mais elle impose des contraintes sur les significations empiriques acceptables. L'interprétation ne doit pas contredire les principes de la théorie. Par exemple, la vérité du principe de transitivité, 'si x est plus grand que y et y est plus grand que z alors x est plus grand que z' est admise par définition de la relation 'est plus grand que'. Celle-ci peut être interprétée de multiples façons empiriques, mais le principe de transitivité ne pourra jamais être contredit par nos observations. S'il conduit à une anticipation erronée, on dira que la relation observée a été mal nommée, qu'elle n'est pas une signification empirique que l'on peut donner à l'expression 'est plus grand que'. Le paradoxe de Condorcet (1785), en science politique, illustre cette priorité du principe de transitivité :
Une expression peut avoir de nombreuses significations empiriques, et on peut toujours en inventer de nouvelles. Mais quand les principes sont vrais par définition ils imposent des contraintes d'interprétation, des limites aux significations empiriques que nous pouvons donner à nos expressions. Les interprétations empiriques ne sont pas indépendantes des interprétations abstraites. La vérité par définition est en général prioritaire. Si une expression est employée d'une façon qui contredit un principe, on dira que l'interprétation n'est pas correcte, ou qu'elle ne fait pas partie des interprétations permises par les principes. De cette façon, on peut être sûr que nos principes sont toujours vrais, parce qu'une interprétation qui les rendrait faux est a priori exclue.
 
Les principes d'une théorie sont admis par définition de leurs termes. Leur vérité est supposée connue dès que la signification des motsexpressions est comprise (Pascal 1657).
 
Les énoncés prouvables à partir d'un système d'axiomes et de définitions sont les théorèmes de la théorie définie par de tels principes. Une théorie donne une signification abstraite aux noms avec lesquels elle forme ses énoncés. On dit parfois des axiomes qu'ils sont des définitions déguisées, parce qu'ils servent à donner une signification à leurs termes, donc à les définir.
 
Selon l'interprétation qui lui est donnée, un même énoncé peut être en même temps une vérité abstraite et une vérité empirique. Une telle ambiguïté peut être très utile, parce qu'en développant un savoir abstrait, on obtient du même coup un savoir empirique. On n'a même pas besoin de modifier la formulation. Évidemment pour qu'une telle magie se produise il faut que la théorie et son interprétation soient adaptées à la réalité observée pour la rendre intelligible. La rencontre entre la vérité abstraite et la vérité empirique de nos énoncés est le but de toutes les sciences empiriques, parce qu'on veut connaître par le raisonnement ce qu'on connaît par les sens.
 
 
 
(la suite est en cours de réécriture)
 
 
Les principes logiques nous font toujours passer du vrai au vrai (Aristote, ''Premiers analytiques''). Lorsque des affirmations sont vraies, leurs conséquences logiques ne peuvent pas être fausses. Plus précisément, quelle que soit l'interprétation que l'on donne à des affirmations, si ces affirmations sont vraies, d'après l'interprétation supposée, alors les conséquences logiques sont vraies elles aussi, d'après la même interprétation. La relation de conséquence logique ne dépend pas de l'interprétation de ce que nous affirmons, elle ne dépend que de la signification des opérateurs logiques.
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