Différences entre les versions de « Précis d'épistémologie/L'esprit, comment ça marche ? »

 
Lorsqu'on comprend une description, on imagine ce qui est décrit. Les mots et les expressions verbales éveillent l'imagination dès que nous comprenons leur signification. On imagine ce qui est décrit quand on en simule la perception, quand on active, en mode simulation, les systèmes de détection qui seraient éveillés si nous percevions ce qui est décrit. Lorsque les concepts détectés par nos systèmes de perception sont associés à des expressions verbales qui les nomment, nous pouvons à la fois décrire ce que nous percevons, en nommant les concepts perçus, et imaginer ce qui est décrit, en simulant la détection des concepts nommés (Saussure 1916).
 
Une description peut être communiquée pour elle-même. Dans cele cas d'une simple description, le locuteur comprend ce qu'il dit s'il perçoit ou imagine ce qu'il décrit, et l'auditeur comprend ce qui est dit dès qu'il perçoit ou imagine ce qui est décrit. Savoir décrire ce qu'on perçoit ou imagine et savoir percevoir ou imaginer ce qui est décrit sont les fondements de la compréhension du langage. Tous les usages de la parole se servent de descriptions.
 
Une expression verbale a une signification lorsqu'elle nomme un concept ou un individu. Le concept nommé (une propriété ou une relation) est la signification d'une expression qui nomme un concept. L'individu nommé est la référence d'une expression qui nomme un individu.
Le savoir muet est le savoir qui précède la parole et qui résulte de la perception et de l'imagination. Les concepts du savoir muet sont toujours empiriques. Ils sont définis par les systèmes de détection qui observent leur présence. Le savoir muet peut être traduit en paroles dès que les concepts qu'il utilise sont nommés par des expressions verbales. Les descriptions sont alors une traduction en mots du savoir muet de ce qui est décrit. Les règles d'inférence qui relient la description de conditions à la description de conséquences sont une traduction des inférences muettes. Un raisonnement qui enchaîne de telles règles est une traduction d'un enchaînement d'inférences muettes. De cette façon le savoir muet peut être traduit en savoir parlant, et donc communiqué.
 
La compréhension de la parole peut être conçue sur un mode purement passif, comme si les mots étaient les notes d'une partition et la compréhension, la musique exécutée par un piano mécanique intérieur. Mais l'imagination n'est pas seulement éveillée par les mots de cette façon passive. La compréhension de la parole est aussi et surtout active. Nous comprenons parce que nous voulons comprendre, et ce que nous comprenons , c'est à dire ce que nous imaginons, dépend de nos attentes et de nos interprétations.
 
L'interprétation des observations fait partie de l'observation. Une observation peut être la conclusion d'un raisonnement fondé sur d'autres observations et des principes. Les théories font partie des instruments ou des dispositifs d'observation.
 
Les concepts du savoir muet n'ont pas besoin d'une théorie pour être observés. Ils sont purement empiriques.
(la suite est en cours de réécriture)
 
Le savoir muet est fondamental pour le développement de la raison, parce que le savoir parlant commence par être une traduction du savoir muet. Il peut ensuite voler de ses propres ailes parce qu'il peut parler de la parole, mais il a besoin du savoir muet pour décoller,. parceNous queavons lesbesoin motsdes doiventconcepts éveillerpurement l'imaginationempiriques du savoir muet pour avoirdonner du sens à nos théories empiriques.
 
Pour comprendre un discours, il faut identifier les concepts nommés par les mots et les expressions. Nous devons retrouver ou inventer les façons de percevoir les concepts nommés. Lorsqu'un enfant apprend à parler, il apprend en même temps des mots ou des expressions nouvelles et des façons percevoir les concepts nommés. Lorsqu'un discours invente de nouvelles expressions, il nous invite en même temps à inventer de nouvelles façons de percevoir.
Le savoir muet est fondamental pour le développement de la raison, parce que le savoir parlant commence par être une traduction du savoir muet. Il peut ensuite voler de ses propres ailes parce qu'il peut parler de la parole, mais il a besoin du savoir muet pour décoller, parce que les mots doivent éveiller l'imagination pour avoir du sens.
 
La parole nous donne les moyens d'inventer et de communiquer des façons de percevoir. Tous les concepts inventés par les uns peuvent être communiqués aux autres.
 
 
(la suite est en cours de réécriture)
Pour comprendre un discours, il faut identifier les concepts nommés par les mots et les expressions. Nous devons retrouver ou inventer les façons de percevoir les concepts nommés. Lorsqu'un enfant apprend à parler, il apprend en même temps des mots ou des expressions nouvelles et des façons percevoir les concepts nommés. Lorsqu'un discours invente de nouvelles expressions, il nous invite en même temps à inventer de nouvelles façons de percevoir.
 
La parole nous donne les moyens d'inventer et de communiquer des façons de percevoir. Tous les concepts inventés par les uns peuvent être communiqués aux autres.
 
Une description peut être communiquée pour elle-même. Dans ce cas simple, le locuteur comprend ce qu'il dit s'il perçoit ou imagine ce qu'il décrit, et l'auditeur comprend ce qui est dit dès qu'il perçoit ou imagine ce qui est décrit. Savoir décrire ce qu'on perçoit ou imagine et savoir percevoir ou imaginer ce qui est décrit sont les fondements de la compréhension du langage. Tous les usages de la parole se servent de descriptions.
 
(...)
 
On communique des croyances, des règles et des buts pour influencer la volonté de ceux à qui on parle. La parole est l'émission volontaire de signaux pour influencer la volonté de ceux qui les reçoivent.
 
 
== La signification par les principes ==
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