« Planétologie/Les astéroïdes » : différence entre les versions

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==La classification spectrale des astéroïdes==
 
Il est possible de déterminer la composition chimique des astéroïdes en analysant la lumière qu’ils réfléchissent. Il apparait de ces analyses que tous les astéroïdes n'ont pas la même composition chimique, comme les analyses sur les météorites nous le font naturellement penser. Les astéroïdes sont classés selon leur albédo, leur couleur et leur spectre. La toute première classification présupposait que ces informations permettaient de déterminer la composition chimique de l'astéroïde sans interprétation ou analyse plus poussée. Elle distinguait seulement trois types : le type C supposé riche en carbone, le type S supposé riche en silicates et le type M supposé riche en métaux.
* Les '''astéroïdes de type C''' ont un spectre neutre, ce qui veut dire qu'ils n'ont pas de couleur prédominante. Ils ont un albédo assez faible, d'à peine 0.04–0.06. Leur spectre ressemble beaucoup à celui des chondrites carbonées, de type CI et CM. Ils représentent environ 40% des astéroïdes détectés. Ils sont assez éloignés du Soleil et on les trouve surtout dans les portions externes du système solaire, au-delà de 2,7 Unités astronomiques du Soleil.
* Les '''astéroïdes de type S''' sont les seconds plus fréquents, après les astéroïdes de type C. Ils ont un spectre légèrement rouge, qui se voit sur leur spectre. Ils sont de plus fortement réfléchissants.
* Les '''astéroïdes de type M''' sont les troisièmes en terme de fréquence. Ils ont un spectre qui laisse présager d'une composition métallique. On n'y retrouve pas les raies d'absorptions propres aux silicates, alors que celles des métaux les plus courants (Fer et Nickel) le sont. Ils ont un fort albédo (d'environ 0.1–0.2) et sont légèrement plus réfléchissant que les astéroïdes de type S.
 
A ces types, on peut ajouter d'autres types assez similaires.
*le type C, supposé riche en carbone ;
* Les '''astéroïdes de types D et P''' sont similaires aux astéroïdes de type C, si ce n'est qu'ils ont une couleur rouge plus prononcée. Ce sont donc des corps sombres, d’albédo très faible (0.02–0.07). Leur couleur rouge proviendrait de l'accumulation de composés carbonés, formés par l'érosion spatiale de roches riches en Carbone.
*le type S, supposé riche en silicates ;
*le type M, supposé riche en métaux.
 
Une classification plus précise est donnée dans le tableau ci-dessous. On y retrouve les trois types précédents, avec quelques autres types en plus.
Ces types étaient subdivisés en sous-types distincts, que nous n'aborderons pas ici en détail. On peut cependant dire qu'il est possible de comparer ces types spectraux avec ceux de certaines météorites. Et de telles comparaisons permettent parfois de retrouver quel est le corps dont proviennent les météorites. C'est par de telles comparaisons que l'on a découvert la provenance des météorites HED : ce sont des fragments de l’astéroïde Vesta. Les spectres de l’astéroïde Vesta et des météorites HED sont en effet quasiment identiques, avec une précision remarquable ! Mais une telle correspondance est relativement rare. Par exemple, la comparaison entre astéroïdes de types S et chondrites ordinaires est moins précise, quoique suffisamment pour que l'on soupçonne un lien assez étroit. Cependant, il est supposé que la différence provient de l'érosion par le vent solaire. La surface des astéroïdes de type S, soumise au rayonnement solaire et aux particules du vent solaire, subirait diverses modifications chimiques et physiques, du fait de l'érosion spatiale. Si on calcule le type spectral d'un astéroïde en retirant l'effet de l’altération spatiale, la correspondance avec les chondrites ordinaires est alors nettement meilleure ! Des études similaires nous disent que les astéroïdes de type M correspondraient aux météorites ferreuses, alors que les astéroïdes de type C seraient les corps parents des chondrites carbonées. Chose que l'on pouvait déjà deviner compte tenu de la composition chimique supposée de ces astéroïdes.
 
{|class="wikitable"
|-
! Type spectral
! Localisation
! Composition chimique présumée
! Couleur
! Albédo
! Ressemblances avec les autres types
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! Astéroïdes de classe C
| rowspan="3" | Astéroïdes éloignés du Soleil, localisés dans la ceinture externe (Distance au Soleil > 2,7 UA).
| rowspan="2" | Riche en Carbone
| Spectre neutre, pas de couleur prédominante
| rowspan="3" | Albédo très faible : environ 0.04–0.06.
| rowspan="2" | Similaires aux chondrites carbonées de type CI et CM.
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! Astéroïdes de classe D
| rowspan="2" | Surface de couleur rouge, censée provenir de l'accumulation de composées carbonés.
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! Astéroïdes de classe P
| rowspan="3" | Riches en silicates et en métaux (astéroïdes métalliques, métalliques-pierreux).
| Similaire aux astéroïdes de type M, sauf pour le faible albédo.
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! Astéroïdes de classe M
| rowspan="4" | Astéroïdes proches du Soleil, localisés dans la ceinture interne (Distance au Soleil < 2,7 UA).
| Uniforme, légèrement rouge. Similaire aux astérides de type P, mais avec un plus fort albédo.
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! Astéroïdes de classe W
| Similaire au spectre des astéroïdes de type M, mais avec possible présence d'eau.
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! Astéroïdes de classe S
| rowspan="2" | Riches en silicates (astéroïdes pierreux).
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! Astéroïdes de classe V
| Similaire aux achondrites basaltiques.
|}
 
Un gros problème pour la classification spectrale est l'érosion par le vent solaire. La surface des astéroïdes, soumise au rayonnement solaire et aux particules du vent solaire, subit diverses modifications chimiques et physiques, du fait de l'érosion spatiale. Classer les astéroïdes demande donc de tenir compte de l'effet de l'érosion spatiale. Pour les astéroïdes de type S, si on calcule le type spectral en retirant l'effet de l’altération spatiale, la correspondance avec les chondrites ordinaires est assez impressionnante ! Des études similaires nous disent que les astéroïdes de type M correspondraient aux météorites ferreuses, alors que les astéroïdes de type C seraient les corps parents des chondrites carbonées. Chose que l'on pouvait déjà deviner compte tenu de la composition chimique supposée de ces astéroïdes.
 
Ces types étaient subdivisés en sous-types distincts, que nous n'aborderons pas ici en détail. On peut cependant dire qu'ilIl est possible de comparer ces types spectraux avec ceux de certaines météorites. Et de telles comparaisons permettent parfois de retrouver quel est le corps dont proviennent les météorites. C'est par de telles comparaisons que l'on a découvert la provenance des météorites HED : ce sont des fragments de l’astéroïde Vesta. Les spectres de l’astéroïde Vesta et des météorites HED sont en effet quasiment identiques, avec une précision remarquable ! Mais une telle correspondance est relativement rare. Par exemple, la comparaison entre astéroïdes de types S et chondrites ordinaires est moins précise, quoique suffisamment pour que l'on soupçonne un lien assez étroit. Cependant, il est supposé que la différence provient de l'érosion par le vent solaire. La surface des astéroïdes de type S, soumise au rayonnement solaire et aux particules du vent solaire, subirait diverses modifications chimiques et physiques, du fait de l'érosion spatiale. Si on calcule le type spectral d'un astéroïde en retirant l'effet de l’altération spatiale, la correspondance avec les chondrites ordinaires est alors nettement meilleure ! Des études similaires nous disent que les astéroïdes de type M correspondraient aux météorites ferreuses, alors que les astéroïdes de type C seraient les corps parents des chondrites carbonées. Chose que l'on pouvait déjà deviner compte tenu de la composition chimique supposée de ces astéroïdes.
 
==La distribution des tailles et collisions==
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