Différences entre les versions de « Affaire Priore/Le rapport Bernard-Latarjet »

{{citation bloc|Parallèlement, une étude physique fut entreprise pour mieux définir le rayonnement électromagnétique qui sort de l'appareil afin d'étudier les effets biologiques d'un rayonnement plus simple et mieux défini que celui de la machine de Priore.}}
 
{{citation bloc|Cette étude fut confiée, par la DRME (dont le directeur était le Professeur Delcroix), à Monsieur A. J. Berteaud, Directeur de Recherche au CNRS, spécialiste des ondes d'hyperfréquences, et à un '''physicien bordelais''' A. M. Bottreau dans le but :}}
 
::* {{citation|d'évaluer la fréquence et l'intensité des rayonnements de toutes fréquences émis par la machine Priore, sans agir sur aucun des constituants de cette machine ;}}
 
::* {{citation|de préciser, si possible, l'importance relative de certains des paramètres vis-à-vis d'un effet biologique bien défini (action contre l'infection par les trypanosomes).}}
 
::* {{rouge|Ligne 301 '''.... et un physicien bordelais A. M. Bottreau ... ''' {{droite|- '''Propos un peu méprisantcondescendants'''.}}}}
::: {{rouge|A-J. Berteaud (C.N.R.S. de Thiais) est cité en étant directeur de recherches au C.N.R.S., etc., A.-M. Bottreau était, à cette époque, maître de recherches au C.N.R.S., spécialiste en hyperfréquences et plasmas, mais de Bordeaux... En réalité, étant sur place, Botteau fait tout le travail expérimental et rédige le rapport. Berteaud se contente de se rendre à Bordeaux épisodiquement. Voir<ref>[[Affaire Priore/La D.R.M.E. et la D.G.R.S.T.|La D.R.M.E. et Antoine Priore]]</ref> pour les détaiuls.}}
 
{{citation bloc|Citons d'ailleurs les conclusions du rapport de MM Berteaud et Bottreau à la DRME: "Les objectifs de la recherche ont été normalement réalisés et nous ont permis, d'une part de relever le spectre des rayonnements constituant le signal sortant de l'appareil, d'autre part de montrer à l'aide d'un modèle biologique bien maîtrisé '''l'existence de corrélations entre l'intensité de l'une de ces ondes et l'évolution de la parasitémie'''.}}
 
::* {{rouge|'''l'existence de corrélations entre l'intensité de l'une de ces ondes et l'évolution de la parasitémie''' {{droite|- insinuation'''Insinuation'''.}}}}
::: {{rouge|La piège, pour des naïfs, est de confondre une corrélation entre deux phénomènes et une cause et effet. Dans ce cas il y a une '''corrélation''' entre l'intensité des micro-ondes et la variation de l'effet biologique, mais la variation de l'effet biologique n'est pas '''causé'' par la variation de l'intensité des micro-ondes.}}
 
MM Berteaud et Bottreau réalisèrent alors une synthèse partielle des signaux émis par la machine Priore, à partir d'éléments plus simples, semi-conducteurs au lieu de plasmas notamment (recherche financée par la DRME). '''Malgré une bonne analogie''' des signaux et l’utilisation d'un champ magnétique lentement pulsé, aucun effet biologique positif ne fut ainsi obtenu.}}
 
::* {{rouge|Lignes 376 - 377 '''Malgré une bonne analogie...''' {{droite|Inexactitude'''.}}}}
::: {{rouge|avec Lignes 406 - 407 ... ce dernier reconnaît qu’il n’a pas réalisé... Une contradiction logique}}
::: {{rouge|D’une part, MM. Bernard et Latarjet affirment que l’appareil simple réalisé par Berteaud à Thiais émet un rayonnement très proche de celui de l’appareil Priore et d’autre part, Berteaud lui-même admet que l’environnement électromagnétique n’est pas le même (absence de la lampe à plasma, absence de H.F., absence des champs magnétiques secondaires, etc.)}}
{{citation bloc|Le Délégué Général, Mr Pierre Aigrain, reçoit une demande de subvention (de 3,6 ou de 6 M.F., selon le projet accepté) destinée à faire fabriquer une nouvelle machine plus performante par la Société Leroy-Somer, d'Angoulême, en association avec Mr Priore. La DGRST demande une expertise technique sur place à Mr Frémiot et Gerbier qui remettent leur rapport a Mr Aigrain le 8 janvier 1971.}}
 
::* {{rouge|Lignes 393 - 394 '''... le 8 Janvier 1971'''. {{droite|- '''Erreur'''.}}}}
::: {{rouge|Le rapport de MM. Fremiot et Gerbier<ref name="CRG">{{Archives Priore|id=1iZ9JoUjxxKfB1cSlaSUYQ42GgmyWt6OE|auteur=R. Gerbier|titre=CR de la mission à Bordeaux - le 8 septembre 1971}}<br/>{{Archives Priore|id=1Uj93cZ06_eBZ4SZcvzIc3K1Pv4TqGCy4 |auteur=C. Fremiot et R. Gerbier|titre=Rapport d'examen des devis Priore}}</ref> est un compte rendu de leur entretien avec MM. Priore et Ribeau du 8 Septembre 1971 et un rapport sur les devis des projets proposés par Ribeau et Priore.}}
 
{{citation bloc|Selon ce rapport, la première machine, '''celle qui a servi de 1957 à 1965, a été détruite''', et le hangar qui l'abritait également. '''Une machine est en fonctionnement'', celle qui a servi aux études de Berteaud, dont on a vu les conclusions ci - dessus. Priore demande un crédit pour faire construire une nouvelle machine plus puissante et plus souple afin de traiter des malades. Il insiste sur le fait que chacun des paramètres de la machine est critique pour l'efficacité du traitement. '''Les rapporteurs émettent des objections''' à la plupart des points techniques du projet. Toutefois ils estiment que les devis, tant de 3,6 M.F. pour un champ magnétique de 5000 Gauss que de 6 M.F. pour un champ magnétique de 10000 Gauss, paraissent justifiés, en tout cas pas extravagants. Seul "le mélangeur à plasma" demeure mystérieux. Des deux, le devis de 3,6 M.F. leur parait beaucoup plus raisonnable. Ils concluent comme suit : "Les essais déjà effectués par Mr Berteaud ont été des échecs ; cependant, ce dernier reconnaît qu'il n'a pas réalisé exactement l'environnement de la machine de Priore.}}
 
::* {{rouge|Ligne 396 '''... celle qui a servi de 1957 à 1965, ... a été détruite. ''' {{droite|- Erreur'''Inexactitude'''.}}}}
::: {{rouge|Il ne s’agit pas de l’appareil utilisé de 1957 à 1965, qui a servi pour les expériences de Delmon, Biraben, Rivière, Guérin, mais de l’appareil construit en 1965 - 1967 par la société LEROY-SOMER, sans respecter les consignes d'Antoine Priore et qui n’a jamais fonctionné convenablement.}}
 
::* {{rouge|Ligne 397 '''Une machine est en fonctionnement,...''' {{droite|'''Inexactitude'''.}}}}
::: {{rouge|Le rapport<ref name="CRG" /> de MM. Fremiot et Gerbier '''dit le contraire''' : « Cette machine n’étant pas en état de fonctionner, le poste EDF étant démonté. »}}
 
::* {{rouge|Lignes 401 - 402 '''Les rapporteurs émettent des objections à la plupart des points...''' {{droite|- '''Inexactitude'''.}}}}
::: {{rouge|Citons FREMIOT et GERBIER: « Nous avons reçus des explications satisfaisantes sur tous les points, à l’exception du tube à décharge de grande taille. ». Les lignes 401-402 du rapport de MM. BERNARD et LATARJET sont également en contradiction avec leur conclusion donnée en ligne 418 !}}
 
Mr Aigrain forme une commission qui, sous la présidence du Pr. J. Bernard, comprend MM Berteaud, Courrier, Delcroix, Denoix, Gerbier, Kellershon, Latarjet, Lwoff, Pautrizel, Samaille, Seligmann, Tubiana. '''Cette commission est réunie le 27 octobre 1971''' à la DGRST. Malgré les opinions défavorables exprimées nettement au sein de cette commission, malgré l'hostilité dont le Pr. Bricaud, doyen de la Faculté de Médecine de Bordeaux, a fait part, malgré le scepticisme que Mr Aigrain ne dissimule pas, mais, grâce à de fortes pressions politiques favorables (notamment de Mr Chaban-Delmas, maire de Bordeaux et Président du Conseil des Ministres), la DGRST dégage en 1972 une subvention de 3,5 M.F. pour permettre à Mr Priore de faire construire une nouvelle machine plus puissante par les Etablissements Leroy-Somer. MM Courrier et Lwoff soutiennent le projet d'une machine identique à la précédente qui serait mise à la disposition de chercheurs étrangers à l'équipe bordelaise.}}
 
::* {{rouge|Lignes 425 - 427 {{droite|'''Erreurs'''.}}}}
::: {{rouge|Les personnalités suivantes étaient aussi présentes à la réunion, (qui a eu lieu le 28 Octobre 1971 et non le 27): BADER, DORMONT, BARUCH, GANAS et VALADE. Absents de la réunion: DENOIX et SAMAILLE.}}
 
1 420

modifications