« La documentation/La documentation et l'enseignement » : différence entre les versions

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Dans l'esprit de beaucoup, une documentaliste est avant tout une sorte de secrétaire, mais c'est évidemment une lourde erreur. En France, la plus faible qualification que l'on puisse acquérir dans le domaine de la documentation est un DUT, ce qui représente tout de même deux ans d'études à plein temps. Dans les établissements d'enseignement secondaire, le rôle des documentalistes est particulier ; depuis quelques années, après de longues luttes syndicales, ils, ou plutôt elles, car la profession est outrancièrement féminisée, ont acquis le statut de professeurs, ce qui était pour le moins logique ; l'accès à la profession se fait sur concours au niveau CAPES. Naturellement, d'autres formations de plus haut niveau existent, comme celles dispensées à l'École nationale des chartes [http://www.enc.sorbonne.fr/].
 
De nombreuses entreprises importantes possèdent un ou plusieurs services de documentation, dans lesquels travaillent souvent de façon conjointesconjointe des documentalistes diplômé(e)s et d'autres personnes hautement qualifiées dans d'autres domaines, par exemple des ingénieurs ayant une ancienneté suffisante pour bien connaître tous les rouages de la production. Ces derniers ont été souvent formés à la documentation sur le tas, d'autant plus que les formations classiques de documentalistes sont beaucoup plus consacrées à la gestion des livres et des périodiques qu'à celle de la « littérature grise » constituée par toutes sortes de documents de forme mal définie et très variable, rapports internes, catalogues industriels, notes de calculs, etc.
 
== À propos des diverses manières d'apprendre ==
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La plupart des petites ou moyennes entreprises françaises fonctionnent sans aucune structure documentaire digne de ce nom. Les données nécessaires à leur activité y sont malgré tout recherchées, recueillies et utilisées, mais avec quel « rendement » et, finalement à quel coût ? Sachant qu'une bonne information est à la fois rapide, complète, fiable et à jour, on peut s'interroger.
 
Cette situation est d'autant plus paradoxale que le savoir-faire des intellectuels français en matière de théories et techniques documentaires est de tout premier ordre. Ailleurs, du Japon au Canada, de la Tunisie à l'Allemagne, les étudiants sont initiés, parfois depuis de nombreuses années, aux techniques documentaires. La « pratique de la documentation et de l'enquête », inscrite au programme fondateur des IUT en 1966 dans un accès de clairvoyance, n'est entrée dans les faits sous forme d'un enseignement organisé qu'à l'IUT de Bordeaux, dans le Département de Génie Mécanique et Productique. Les mots eux-mêmes ont disparu des programmes un peu plus tard, n'y faisant en 1985 qu'une fausse rentrée. Il est comme toujours plus facile de mettre les principes en accord avec les actes, que l'inverse ; les meilleures intentions du monde restent au niveau des beaux discours, si elleelles ne sont pas accompagnées des moyens humains et matériels qui permettent de les concrétiser.
 
Sait-on qu'il a même fallu une loi, du reste peu appliquée, pour imposer à nos Grandes Écoles d'Ingénieurs d'organiser une information sur la '''propriété industrielle''' ? Pourtant, parmi les milliers de brevets d'invention déposés chaque année dans le monde entier, 80% décrivent des techniques dont il n'est question nulle part ailleurs.
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La mission de la MIDIST était « d’étudier et de proposer au gouvernement les orientations de la politique nationale dans le domaine de l’information scientifique et technique, d’animer l’action des ministères et organismes intéressés et d’assurer leur cohérence ; de promouvoir toute action d’intérêt commun de nature à renforcer les moyens d’information scientifique et technique et de veiller à la compatibilité technologique des bases de données et des réseaux ».
 
En 1983 et 1984, à l'initiative de la Conférence des Grandes EcolesÉcoles, diverses réunion de travail avaient ensemencé un terrain qui aurait pu se montrer fertile si les moyens à la fois matériels mais surtout humains avaient suivi. Nous avions participé à ces réunions et répondu à l'époque à ceux qui décrivaient alors « ce qu'il faudrait faire » dans ce domaine faisait déjà l'objet d'un enseignement en bonne et due forme, depuis 1972, à l'IUT GMP de Bordeaux. Nous n'avions alors fait que notre devoir, qui était de mettre en application dans les meilleures conditions possibles les diverses disciplines définies dans les programmes pédagogiques.
 
Aujourd'hui... il va encore falloir attendre car le retour des gouvernements de droite a balayé la plupart de ces initiatives depuis déjà pas mal d'années.