« Neurosciences/Les méthodes pour étudier le cerveau » : différence entre les versions

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===La radioactivité médicale===
 
D'autres méthodes se basent sur la radioactivité médicale, à savoir l'utilisation de la radioactivité a but diagnostique et/ou curatif (le dernier cas est utilisé pour soigner certaines tumeurs). Ces examens injectent une substance faiblement radioactive dans le sang, et mesurent la radioactivité produite par celle-ci. La répartitionsubstance derendue laradioactive radioactivitéest appelée le traceur. La répartition du traceur sera modulée par le débit sanguin et l'innervation sanguine. Là où il y a le plus de sang, donc là où le débit sanguin est important, il y a plus de substancetraceur radioactiveet plus il y a de radioactivité. Ces zones de radioactivité supérieure induisent une intensité locale supérieure sur les images obtenues par les capteurs de radioactivité. Il existe grossièrement deux techniques de ce type, la première s'appelant la « scintigraphie » et la seconde portant le nom de « tomographie par émission de positons ».
 
La '''scintigraphie cérébrale''' permet d'étudier la perfusion sanguine du cerveau et est surtout utilisée dans un but purement diagnostique. Il s'agit d'un examen médical assez long (d'une demi-heure, à une heure), qui est utilisé pour diagnostiquer certaines maladies neurologiques chroniques : Alzheimer, démence fronto-temporale, Parkinson, etc. Elle est aussi utilisée pour préparer certaines chirurgies cérébrales, notamment pour les opérations visant à réduire certaines épilepsies résistantes aux médicaments.
 
La '''tomographie par émission de positons''' permet de mesurer le débit sanguin cérébral : là où il est maximal, laqui radioactivitélui-même seradépend supérieure,fortement notammentde unel'activité intensitédes localeneurones supérieure(comme sur les images. Onon l'a vu il y a quelques chapitres que ce débit sanguin dépend fortement de l'activité des neurones). Cela permet de savoir quelles aires du cerveau sont activées lors d'une tâche donnée, ce qui permet de faire des hypothèses sur l'implication de certaines aires dans divers processus cognitifs. Cette technique permet de mesurer convenablement l'activité cérébrale pour les structures sous-corticales, bien plus que l'EEG du moins. Elle est surtout utilisée soit à but de recherche, soit pour certains diagnostics. Par exemple, elle est utilisée pour diagnostiquer certaines tumeurs cérébrales, qui sont fortement vascularisées afin d'assouvir leurs besoins en nutriments (les tumeurs ont un métabolisme augmenté). Elles peuvent en conséquence se voir sur les images d'une TEP, sous la forme de zones au débit sanguin augmenté. Mais outre son utilité médicale, elle permet aussi d'étudier l'activité cérébrale quand on soumet un sujet à une tâche quelconque. Elle permet de savoir si telle ou telle aire cérébrale s'active quand le sujet parle, quand il bouge son bras, quand il pense, quand il voit quelque chose, etc.
 
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