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[[Image:HashishDrug bottle containing cannbis.jpg|thumbnailthumb|250px200px|align=right|RésineExtrait liquide de cannabis, distribué par une pharmacie américaine au début du {{XXe siècle}}.]]
Le '''cannabis médical''' (appelé aussi '''cannabis thérapeutique''', '''marijuana médicale''' ou '''marijuana thérapeutique'''<ref>Au Canada, l'orthographe généralement usitée reste celle de « marihuana », tombée en désuétude aux États-Unis et ailleurs depuis le milieu du {{XXe siècle}}.</ref>) désigne le [[cannabis]], et, par extension, les [[cannabinoïde]]s destinés à un usage purement médical, généralement prescrits pour leurs vertus [[antiémétique]]s. À ce jour, l'usage médical du cannabis n'est légal que dans un nombre limité de territoires, parmi lesquels le [[Canada]], la [[Belgique]], l'[[Australie]], les [[Pays-Bas]], le [[Royaume-Uni]], la [[Nouvelle-Zélande]], l'[[Espagne]], et les États [[États-Unis|américains]] de [[Californie]], d'[[Arizona]], d'[[Alaska]], de [[Hawaii]], du [[Maine (État)|Maine]], du [[Nevada]], de l'[[Oregon]] et de [[Washington (État)|Washington]]. Cet usage nécessite généralement une ordonnance et la distribution se fait généralement dans un cadre défini par les lois locales.
Le '''haschisch''' ([[Langue arabe|ar]] : حَشيش [ḥašīš], ''foin ; herbe'') est le nom courant de la résine de [[cannabis]]. L'[[étymologie]] de ce mot est contestée mais il est avéré que le mot haschisch est d'[[Mots français d'origine arabe|origine arabe]]. Étymologiquement, il est peut-être à l'origine du surnom de ''hachichins'' donné aux [[nizârites]].
 
==Usage historique==
En argot, le haschisch se dit ''hasch'', ''chichon'' , ''matos ou tos-ma'', ''shit'', ''teuch'', ''teushi'', ''bédo'', ...
[[Image:CannabisAmericana JLHopkins B.jpg|thumb|200px|right|Une publicité pour la ''cannabis americana'' distribuée par un pharmacien new-yorkais en 1917.]]L'histoire de l'usage [[thérapeutique]] du cannabis est difficile à retracer, notamment parce que les [[Législation sur le cannabis|législations]] régulant sa production, sa distribution, sa possession et sa consommation sont relativement récentes, et la distinction entre usage médical et [[Drogue|usage récréatif]] l'est encore plus. L'[[Égyptologie|égyptologiste]] Lise Manniche note la mention de la « plante médicale de la marijuana » dans plusieurs texte [[Égypte antique|égyptiens]], dont l'un remonte au [[XVIIIe siècle av. J.-C.]]<ref>Lise Manniche, ''An Ancient Egyptian Herbal'', University of Texas Press, 1989, ISBN 978-0292704152</ref> On trouve aussi mention du cannabis dans plusieurs textes anciens [[Civilisation chinoise|chinois]] et [[Inde|indiens]], notamment dans le ''[[Shen nung pen Ts'ao king]]'', le plus vieux recueil traitant de [[Plante médicinale|plantes médicinales]], attribué à l'empereur [[Shennong]]. Le cannabis y est prescrit pour traiter [[vomissement]]s, [[Maladie infectieuse|maladies infectieuses]] [[Parasite (médecine)|parasitaires]] et [[hémorragie]]s.
 
La redécouverte par l'[[Civilisation occidentale|Occident]] des vertus thérapeutiques du cannabis est généralement attribuée à Sir [[William Brooke O'Shaughnessy]], qui en 1831 publie dans la revue médicale [[Royaume-Uni|britannique]] ''[[The Lancet]]'' sa méthode d'injection [[intraveineuse]] d'[[électrolyte]]s en solution pour soigner le [[choléra]]. Sa découverte lui vaut un poste en [[Inde]], où il étudie les différentes plantes médicinales traditionnelles, dont l'[[opium]]. À partir de la fin des [[années 1830]], il expérimente avec différentes concoctions à base de [[chanvre]] et ses effets sur des patients souffrant notamment de [[rhumatisme]]s, [[hydrophobie]], choléra ou [[tétanos]]. Il publie ses expériences et conclusions lors de son retour en [[Angleterre]] en [[1841]], où il rapporte des spécimens de [[chanvre]] et de [[strychnos nux-vomica]] à l'intention des [[Jardins botaniques royaux de Kew]].
== Histoire ==
Le haschisch est un produit manufacturé issu du chanvre indien ou [[cannabis|cannabis indica]].
 
De nombreux articles sur différentes espèces de cannabis sont publiés en [[Europe]] et en [[Amérique du Nord]] pendant la seconde moitié du {{XIXe siècle}}. L'usage thérapeutique du cannabis et du [[hashish]] est courant aux États-Unis jusque dans les [[années 1930]], et fait son apparition dans la [[pharmacopée]] américaine officielle en [[1851]]<ref>{{en}} [http://antiquecannabisbook.com/Appendix/USP1851.htm US Pharmacopoeia - 3d (1851) Edition]</ref>. Il est prescrit généralement comme un [[analgésique]], un [[sédatif]], un [[antispasmodique]] ou un [[antiémétique]].
Depuis l'[[Antiquité]], les humains consomment le haschisch par ingestion.
 
==Prohibition progressive==
Au début du {{XIXe siècle}}, les scientifiques qui accompagnent [[Napoléon Ier|Napoléon]] dans sa [[Campagne d'Égypte]], s'intéressent au haschisch. Le [[psychiatre]] [[Jacques-Joseph Moreau|Jacques Moreau de Tours]] tente d'élaborer des traitements pour ses malades et publie ''Du Haschich et de l'aliénation mentale''<ref>{{Ouvrage|titre=Du hachisch et de l'aliénation mentale : études psychologiques|éditeur=Slatkine|auteurs=[[Jacques-Joseph Moreau]]|langue=français|année=1980|lieu=|pages=431|collection=|isbn=2-05-000155-X}}</ref>. Ce [[psychotrope]] connaît une certaine vogue dans les milieux artistiques parisiens. Des médecins, des artistes et écrivains se réunissent pour l'expérimenter, dans un hôtel particulier parisien au 17 du [[quai d'Anjou]]. C'est le [[Club des Hashischins]], qui fut fondé en [[1845]] par le médecin Moreau de Tours. La mode est alors à la consommation sous forme de ''dawamesk'', c'est-à-dire une [[confiture]] orientale confectionnée à partir de l'extrait gras des inflorescences. Plusieurs œuvres littéraires témoignent de ces séances : ''[[Club des Hashischins]]''<ref>{{Ouvrage|titre=Le club des Hachichins, suivi de La pipe d'opium|éditeur=L'esprit frappeur|auteurs=[[Théophile Gautier]]|langue=français|année=1998|lieu=Paris|pages=75|collection=|isbn=2-84405-005-0}}</ref> de [[Théophile Gautier]] est l'une d'elles, ''[[Le Comte de Monte-Cristo]]'' d'[[Alexandre Dumas]] mentionne plusieurs fois la consommation de dawamesk. [[Arthur Rimbaud]] ou [[Paul Verlaine]] sont également réputés pour avoir été des consommateurs invétérés, ils associaient de plus la consommation du haschisch avec celle de l'[[Spiritueux aux plantes d'absinthe|absinthe]]. [[Charles Baudelaire]] lui a consacré un opuscule (''Le haschish'') et les cinq premiers poèmes des ''[[Les Paradis artificiels|Paradis artificiels]]''.
La deuxième [[Convention internationale de l'opium]] de Genève, en [[1925]], ajoute le cannabis à la liste de substances dont l'[[importation]] doit être contrôlée par ses signataires, mais elle se révèle inefficace pour les pays achetant lesdites drogues à des pays non signataires. La Convention pour limiter la fabrication et réglementer la distribution des stupéfiants, dite Convention de limitation de 1931, vise à remédier à ce vide juridique.
[[Image:Hashish-shop-Kathmandu-1973.jpg|thumb|right|Haschisch à Katmandu]]
Aujourd'hui, le haschisch n'est plus beaucoup consommé par ingestion dans les pays occidentaux car ce mode de consommation modifie la cinétique de l'ivresse cannabique. Les premiers effets ne se font ressentir que plusieurs dizaines de minutes après la prise et sont beaucoup plus long à se dissiper que ceux obtenus par une consommation sous forme de [[joint (drogue)|joint]]. Cet important laps de temps entre la prise et les effets et entre l'arrêt de la consommation et le retour à un état normal cantonne la consommation par voie orale à de rares occasions.
 
Aux États-Unis, la mise en conformité avec cette convention mène [[Harry J. Anslinger]], le premier Commissaire du nouveau ''Federal Bureau of Narcotics'', à faire voter en [[1937]] le ''[[Marihuana Tax Act]]'', la première loi fédérale américaine régulant la distribution et la possession de cannabis, imposant une taxe de 1 [[Dollar US|dollar]] aux dispenseurs de cannabis, y compris pour un usage médical<ref>{{en}} [http://www.druglibrary.org/schaffer/hemp/taxact/mjtaxact.htm The Marihuana Tax Act of 1937]</ref>. La loi a pour effet d'éradiquer la distribution médicale de la plante, même si elle reste listée dans la pharmacopée fédérale jusqu'en 1940<ref>{{en}} [http://www.drugstoremuseum.com/sections/level_info2.php?level_id=169&level=2 Drugstore Museum]</ref>. De nombreuses législations transnationales sont signées dans les décennies qui suivent, mais ce n'est qu'avec la [[Convention unique sur les stupéfiants de 1961]] qu'une harmonisation a lieu dans le cadre de l'[[Organisation des Nations unies|ONU]], incluant le cannabis dans les substances contrôlées dans le tableau IV, celui des substances soumis aux contrôles les plus sévères, sur l'insistance des États-Unis<ref>{{fr}} [http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/commbus/senate/Com-f/ille-f/rep-f/repfinalvol3-f.htm « Le Cannabis : Positions pour un régime de politique publique pour le Canada - Rapport du Comté spécial du Sénat sur les drogues illicites »], Parlement du Canada, septembre 2002.</ref>.
Compte tenu de l'affinité entre le [[THC]] et les matières grasses et l'alcool, le haschisch se prête toutefois bien aux expériences culinaires. [[Laurence]] donne d'ailleurs une cinquantaine de recettes dans ''[[Je cuisine au cannabis]]''<ref>{{Ouvrage|titre=Je cuisine au cannabis|éditeur=L'esprit frappeur|auteurs=Laurence|langue=français|année=2003|lieu=Barcelone|pages=77|collection=|isbn=2-84405-199-5}}</ref>.
 
{{Article détaillé|Législation sur le cannabis}}
Quant aux assertions voulant que le taux de [[THC]] contenu dans le produit serait très largement supérieur à ce qu'il était à l'origine (environ dix fois), elles sont invérifiables. Dans une étude économique du marché de détail du cannabis à Montpellier<ref>Laure Chantrel (dir. scientifique). ''Une étude économique du marché de détail du cannabis à Montpellier : Modélisation des échanges marchands et non marchands'', 2000, Partie 2, chapitre I, §1.[http://recherche.univ-montp3.fr/mambo/cemi/LAURE/cannabis/Deuxieme%20partiechapitre1.htm]</ref>, Laure Chantrel et Benoît Prévost notent que « Les données disponibles au niveau national font apparaître des faibles taux de THC avec 90 % des quantités saisies d’herbe et presque 80% des quantités saisies de haschich ont des teneurs en THC inférieures ou égales à 12% », en s'appuyant sur les taux de concentration en THC des échantillons de cannabis saisis par la police nationale et la douane, en 1999. Que l'évolution de la consommation mondiale ait poussé les fabricants et les intermédiaires à élaborer des recettes plus rentables en coupant le produit avec des substances pas forcément nobles est en revanche avéré.
 
==Réapparition de l'usage médical==
Ce qui donne au haschisch son goût âcre et amer, c'est la matière végétale dont il est tiré.
De nos jours, le cannabis médical est employé avant tout pour soulager les effets secondaires de la maladie ou du traitement.
===Formes===
Le cannabis existe sous plusieurs formes médicales, dont la disponibilité dépend de la législation du pays où il est autorisé :
* Marinol ([[dronabinol]]) : prescrit pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la [[chimiothérapie]], ainsi que pour stimuler l'appétit chez les malades du [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]] ;
* Cesamet ([[nabilone]]) : prescrit pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie ;
* Sativex : prescrit comme anti-douleur pour la [[sclérose en plaques]].
Il peut aussi être prescrit à l'état naturel afin d'être consommé fumé, en tisane ou par inhalation de vapeur de [[Tétrahydrocannabinol|THC]] (tétrahydrocannabinol) sublimé, et là encore sa prescription la plus courante reste relative aux malades en phase terminale.
 
===Propriétés===
La consistance, soit très grasse et collante, soit très sèche et solide, est étroitement liée au mode d'obtention du produit.
{{Article détaillé|Effets du cannabis sur la santé}}
De nombreuses études{{référence nécessaire}} - plus ou moins significatives - existent ou sont en cours sur ses qualités thérapeutiques.
*Il est question de propriétés :
**[[analgésique]]s : malades en phase terminale et pour les douleurs chroniques résistantes aux traitements traditionnels ;
**relaxantes et somnifères : malades en phase terminale ;
**anti-spasmodiques : sclérose en plaque, [[épilepsie]] ;
**anti-vomitives : traitement des effets secondaires de la chimiothérapie ou d'autres traitements lourds ;
**stimulant l'appétit et redonnant du plaisir à manger : lutte contre la [[cachexie]] (maigreur extrême) et favorise la prise de poids ;
**broncho-dilatatrices : [[asthme]] ;
**vaso-dilatatrices : [[glaucome]].
*D'autres études suggèrent que le cannabis pourrait être :
**une alternative efficace pour le [[prurit]] cholostatique réfractaire ;
**un agent thérapeutique contre des maladies neuro-dégénératives et la dystonie (perturbation du tonus musculaire) tels que la [[maladie de Parkinson]] ou le [[Maladie de Gilles de la Tourette|syndrome de Tourette]] ;
**un agent anti-prolifératif : rémission de tumeurs cancéreuses au cerveau (ainsi que ralentissement de la progression de certains [[cancer]]s du poumon, sein et de la [[leucémie]]) ;
**un agent inhibant les sécrétions d'[[acide gastrique]] et pouvant jouer un rôle favorable sur la prévention des ulcères ;
**un agent améliorant les troubles comportementaux des patients atteint de la [[maladie d'Alzheimer]].
 
==Législation==
Le haschisch est, depuis sa banalisation de la deuxième moitié du {{XXe siècle}}, surtout fumé, sous diverses formes telles que ''[[Joint (argot)|joint]]'', pipe à eau, pipe en terre cuite en métal ou en bois, chalice, à l'aide d'une cigarette et d'une bouteille, etc.
[[Image:CarteMondeCannabisMedical.gif|thumb|right|490px|Législation du cannabis thérapeutique dans le monde en 2006]]
La mise en place législative du cannabis médical porte généralement sur trois volets, définissant respectivement les conditions d'accès au cannabis médical, la régulation portant sur la distribution, et celle touchant à la culture et la production de cannabis à des fins médicales.
 
La plupart des législations mises en place définissent généralement l'éligibilité des patients selon une liste de conditions médicales ou symptômes incluant généralement [[cancer]], [[sclérose en plaques]] et [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]]/[[VIH]]. Certaines définissent ou supposent la mise en place d'un programme géré par une émanation du gouvernement maintenant une liste de patients autorisés, tandis que d'autres entités gouvernementales ont simplement légalisé l'usage médical, s'en remettant à la simple délivrance d'un certificat par un médecin.
== Fabrication ==
La résine de [[cannabis]] est issue des glandes sécrétrices des feuilles et [[fleur]]s que porte la [[plante]] femelle (bien qu'ils contiennent du [[THC]], les plants mâles ne produisent pas de résine).
 
===Belgique===
Diverses techniques d'élaboration du haschisch sont employées dans le monde. La plus répandue, utilisée dans le monde [[arabe]], consiste à faire sécher les plantes, puis à les tamiser afin de séparer les gouttes de résine de la matière végétale. Selon la finesse du tamis, plusieurs qualités sont obtenues.
===Canada===
[[Henry de Monfreid]], dans ''La Croisière du haschisch''<ref>{{Ouvrage|titre=La Croisière du hachich|éditeur=Grasset|auteurs=[[Henry de Monfreid]]|langue=français|année=1994|lieu=Mesnil-sur-l'Estrée|pages=50-52|collection=Lectures et aventures|isbn=2-246-02704-7}}</ref>, décrit de manière précise et littéraire cette méthode qu'il a eu l'occasion d'observer dans une ferme grecque, où il s'était rendu pour acquérir du haschich destiné à la contrebande vers l'[[Égypte]].
Au [[Canada]], le Règlement sur l'accès à la marijuana à des fins médicales, mis en place par [[Santé Canada]] en [[juillet 2001]], définit deux catégories de patients éligibles pour l'accès au cannabis médical. La catégorie 1 liste les individus souffrant de « douleur aiguë », « nausées violentes » et/ou autres symptômes sérieux causés par les conditions suivantes : [[sclérose en plaques]], lésion de la [[moelle épinière]], maladie de la moelle épinière, [[cancer]], [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]]/infection au [[VIH]], formes graves d'[[arthrite]] et/ou [[épilepsie]]. La catégorie 2 « touche les demandeurs qui présentent des symptômes pathologiques graves autres que ceux décrits dans la catégorie 1 »<ref>{{fr}} [http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/marihuana/about-apropos/faq_f.html Foire aux questions au sujet de la marihuana à des fins médicales], sur le site de [http://www.hc-sc.gc.ca/index_f.html Santé Canada]</ref>. La demande du patient éligible doit être appuyée par un médecin.
La résine peut être ensuite stockée afin qu'elle se bonifie (en [[Afghanistan]], où la résine est conservée dans des sacs en peaux de [[chèvre]], le stockage avant pressage peut aller jusque 10 ans !). La résine poudreuse est ensuite pressée, après chauffage.
 
Le cannabis distribué par Santé Canada est fourni sous la marque CanniMed par l'entreprise Prairie Plant Systems Inc., selon laquelle la demande de la part des autorités canadiennes aurait augmenté de 80% en 2006 (la production ayant atteint 420 [[kilogramme]]s l'année précédente)<ref>{{en}} [http://www.cbc.ca/news/story/2006/10/23/prairie-plant.html « More pot, please: Demand booming for Prairie Plant's marijuana »], CBC, 23 octobre 2006.</ref>. Il est cependant légal pour les patients approuvés par Santé Canada de cultiver leur propre cannabis pour leur consommation personnelle, et il est possible d'obtenir une licence de production à titre de personne désignée par un patient. Santé Canada précise cependant qu'« aucun Avis de conformité n'a été émis pour la marijuana à des fins médicales. »
[[Image:Haschisch rif maroc.JPG|left|thumb|320px|Champs de haschisch dans le [[Rif]] au [[Maroc]]]]
Au [[Maroc]], on utilise des presses hydrauliques, ce qui donne les fameuses plaquettes dures, de couleur jaunâtre/vert/marron. Pour la petite histoire, c'etait pour boycotter les cigarettes francaises (en vente au Maroc pendant la période du protectorat) que Sa Majesté Feu le [[Mohammed V du Maroc|Roi Mohammed V]] donna, par décret royal, le droit de planter du kif au cultivateurs dans la région de Ketama. Il faudra attendre le début des années 70, pour voir arriver dans cette région des mouvements de hippies, venus fumer le kif marocain. Des hippies montrèrent aux cultivateurs ketamis les techniques apprises en Afghanistan et au Liban pour faire sécher les plantes, séparer et compresser la résine<ref>
Kif Kif, film documentaire de Jacques-Henri Bidermann, Philippe Lachambre et Olivier Pousset, [[France]], 26 mn, 1994. [http://www.aljadide.com/documentaire-19/maroc-46/culture-du-cannabis-au-maroc-93.htm]</ref>.
 
===États-Unis===
En [[Afghanistan]], on peut également presser la ''garda'' (nom local de la résine non-pressée) à la main. Sinon, celle-ci est versée dans un grand [[Mortier et pilon|mortier]] sous lequel est allumé un feu. Lorsqu'elle est suffisamment chaude, une lourde pierre est actionnée afin de presser la résine. Le produit obtenu, appellé ''charas'', est de couleur verte foncée à noire, très mou et très odorant.
[[Image:CarteEuropeCannabisMedical.gif|thumb|right|420px|Législation du cannabis thérapeutique en Europe en 2006]]
Le cannabis médical a fait l'objet de législations dans plusieurs États américains à partir des [[années 1990]].
 
En [[Californie]], la Proposition 215, baptisée '' Compassionate Use Act'', est approuvée par les électeurs de l'État aux élections de novembre [[1996]], entérinant la légalisation du cannabis médical le jour suivant. La nouvelle loi californienne, la première du genre aux États-Unis, dépénalise la possession, l'usage et la culture de cannabis pour les patients possédant une recommendation «&#160;écrite ou orale&#160;» de leur médecin. Parmi les conditions jugées éligibles par la loi sont listées [[arthrite]], [[cachexie]], [[cancer]], douleurs chroniques, [[HIV]] ou [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]], [[épilepsie]], [[migraine]]s et [[sclérose en plaques]]. La loi ne précise pas de limite sur les quantités que les patients éligibles peuvent posséder ou cultiver.
Dans la région de l'[[Himalaya]], le haschisch s'appelle également ''charas'', mais l'influence [[hindou]]e fait que l'on ne coupe pas les plantes (le cannabis est sacré dans l'hindouïsme){{Référence nécessaire}}. La résine est récoltée en frottant les sommités fleuries avec les mains. Au bout d'un certain temps, la résine s'accumule sur les [[paume]]s et les [[doigt]]s. Celle-ci est alors grattée, et forme le fameux charas de l'Himalaya. Comme pour la résine tamisée, le ''charas'' produit de cette façon nécessite une période de bonification avant de pouvoir révéler toute sa palette de saveurs et d'effets.
 
La loi californienne est en contradiction directe avec la législation nationale en matière de stupéfiants, et en [[janvier 1998]], le gouvernement fédéral poursuit en justice la Coopérative des acheteurs de cannabis d'Oakland (OCBC), demandant l'interdiction de la distribution de cannabis aux patients. La cour du district rend un jugement en faveur du gouvernement fédéral, et l'OCBC est fermée temporairement. Le jugement est interjeté devant la [[Cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit]], qui infirme la décision précédente, invoquant la « nécessité médicale » mise en avant par la défense<ref>{{en}} [http://caselaw.lp.findlaw.com/scripts/getcase.pl?court=9th&navby=case&no=9816950 U.S. 9th Circuit Court of Appeals, USA v. CANNABIS, 9816950]</ref>. En mai 2001 cependant, la [[Cour suprême des États-Unis]] infirme cette décision par un vote de 5 contre 3 (le [[Stephen Breyer|juge Breyer]] s'étant abstenu)<ref>{{en}} [http://caselaw.lp.findlaw.com/cgi-bin/getcase.pl?court=US&navby=case&vol=000&invol=00-151 United States, Petitioner v. Oakland Canabis Buyer's Cooperative and Jeffrey Jones]</ref>.
Chaque région possède ses [[excipient]]s spécifiques. À noter que la présence de tels produits n'est pas systématique, et c'est généralement le haschisch destiné à l'exportation qui est coupé.
 
En [[octobre 2003]], le corps législatif californien adopte un amendement émanant du Sénat californien, S.B. 240, entrant en vigueur le 1{{er}} janvier [[2004]], et imposant des limites sur les quantités autorisées. Les patients éligibles ne peuvent ainsi posséder plus de 8 [[Once (unité)|once]]s de cannabis séché et/ou six plantes adultes de cannabis, mais des dérogations sont possibles sur certificat médical.
[[Image:Plan de haschisch.jpg|right|240px|thumb|Plants de haschisch (Rif au Maroc)]]
C'est dans le haschisch marocain que l'on trouve le plus d'adultérants nocifs, tels que [[Médicament psychotrope|médicaments psychotrope]]s, cirage/[[cire]], [[colle]], huile de vidange, [[henné]]. La fameuse "''savonnette''" qui était très répandue en France dans les [[années 1990]], était souvent composée de feuilles de cannabis pulvérisées, liées avec de la [[paraffine]] ou de l'huile de vidange, auxquelles on ajoutait des médicaments pour l'effet.
 
Plusieurs producteurs et dispensaires californiens de cannabis à usage médical ont fait l'objet de descentes et d'arrestations par la [[Drug Enforcement Administration]]<ref>{{en}} [http://sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/n/a/2007/03/10/state/n094728S65.DTL « Proliferation of Calif. marijuana clinics prompts DEA crackdown »], Associated Press, 10 mars 2007.</ref>. Le rythme de ce type d'opérations au cours des dernières années suggère toutefois que les autorités fédérales concentrent désormais leur efforts sur les organisations et individus soupçonnés d'être trop laxiste dans leur distribution, d'avoir des liens avec le [[crime organisé]], ou d'effectuer des profits jugés excessifs ou potentiellement illégaux. Plusieurs opérations ont été effectuées par la DEA en collaboration avec l'[[Internal Revenue Service]], le service fiscal fédéral.
Dans les pays du sous-continent Indien, on utilise surtout du ''[[Ghî]]'' (beurre clarifié), mais aussi les déjections d'animaux, le jus de [[tabac]], l'[[essence de térébenthine]], la [[datura]], le [[café]], etc.
 
Les critiques de la Proposition 215, parmi lesquels l'Organisation nationale pour la réforme des lois sur la marijuana (''National Organization for the Reform of Marijuana Laws'', ou ''NORM''), qui milite pour la légalisation du cannabis aux États-Unis, arguent que le texte de loi reste trop vague quant à la production du cannabis à usage médical, et aux bénéfices que peuvent réaliser les producteurs et dispensaires, laissant les juridictions des comtés définir leurs propres standards. La DEA estime notamment que des « narcotrafiquants à grande envergure se cachent derrière et invoquent la Proposition 215 » comme défense<ref>{{en}} [http://www.dea.gov/ongoing/calimarijuana.html California Medical Marijuana Information], Drug Enforcement Administration</ref>.
Depuis quelques années, la production de haschisch est en forte augmentation en [[Occident]], et de nouvelles techniques de production sont apparues. Le ''[[Skuff]]'' n'est en fait qu'une appellation commerciale donnée au haschisch fabriqué aux [[Pays-Bas]] dans les [[années 1990]]. Le mot ''skuff'' vient d'une contraction du mot "''Skunk''" (terme générique sous lequel était désignée la marijuana hollandaise, mais à l'origine un petit méphitidé du Nouveau-Monde, le sconse ou [[mouffette]], via une variété hollandaise de cannabis particulièrement puissante et odorante) et de "''stuff''" qui signifie "''matos''" en [[anglais]]. C'est un mot qui n'est quasiment plus utilisé depuis l'apparition de techniques de production telle que le water-hash, l'Ice-hash, le bubble-hash.
Ces trois appellations font appel à la même technique : les fleurs sèches sont mises dans une série de sac-tamis spécialement élaborés pour cette usage, puis le tout est plongé dans un seau d'eau et de glace. La température basse modifie les propriétés rhéologiques de la résine, qui de visqueuse et collante devient dure et cassante, ce qui permet de la séparer plus facilement de la matière végétale. Le mélange est remué vigoureusement afin de permettre une bonne séparation. La matière végétale flotte à la surface, tandis que la résine plus lourde traverse le premier tamis et se dépose dans un autre sac enveloppant celui contenant les fleurs. La résine peut alors être retamisée afin de séparer les différentes qualités. Celle-ci est ensuite séchée, puis pressée ou laissée sous la forme de poudre, selon les préférences du consommateur.
Ce mode de fabrication donne un produit non-altéré et de très forte puissance.
 
Les électeurs de l'[[Oregon]] approuvent une loi légalisant le cannabis médical en novembre 1998, l'''Oregon Medical Marijuana Act''. Le programme est géré par le Programme de marijuana médicale de l'Oregon au sein de la Division de santé publique de l'État, et distribue des cartes d'identité aux membres acceptés par le programme. Début 2007, près de 13&#160;000 cartes avaient été distribuées. La quasi-totalité des patients bénéficiant du programme déclarent souffrir de «&#160;douleurs sévères&#160;» et près de 2500 de «&#160;nausées&#160;». Les autres conditions invoquées sont [[épilepsie]], [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]]/[[HIV]], [[cancer]], [[cachexie]], [[glaucome chronique]] et tremblements dûs à la [[maladie d'Alzheimer]]<ref>{{en}} [http://www.oregon.gov/DHS/ph/ommp/data.shtml Oregon Medical Marijuana Program (OMMP): Statistics]</ref>.
Attention, de la même manière que la ''résine'' du cannabis n'a aucune parenté avec la sève des conifères, ce que l'on désigne comme ''pollen'' n'a rien à voir avec le pollen des plantes mâles. Il s'agit en fait du nom donné à la résine sous forme de poudre, ou très légèrement pressée (la garda d'Afghanistan par exemple).
 
L'État voisin de [[Washington (État)|Washington]] se dote d'une loi similaire aux mêmes élections de novembre 1998, légalisant l'usage, la possession et la culture de cannabis pour les patients munis d'un certificat médical. Les conditions éligibles sont les suivantes : cachexie, cancer, HIV ou sida, épilepsie, glaucome chronique, douleurs autrement intraitables et [[sclérose en plaques]].
== Conditionnement ==
Aujourd'hui, le haschisch se conditionne surtout en plaquettes ou en blocs semblables à des savonnettes. Le produit se compacte assez facilement ce qui permet aux trafiquants d'en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints.
 
Toujours à la même date, l'usage médical de cannabis est également entériné par 58% des électeurs de l'[[Alaska]] en novembre 1998, entré en vigueur le 4 mars 1999. La loi légalise la possession, la culture et l'usage de cannabis pour les patients ayant reçu un certificat d'un médecin confirmant qu'il peuvent bénéficier de l'usage médical de cannabis. Les conditions et symptômes éligibles sont les suivants : cachexie, cancer, douleurs chroniques, épilepsie et autres conditions caractérisés par des spasmes, glaucome chronique, HIV ou sida, sclérose en plaques et nausées. L'État maintient une liste confidentielle des patients à qui sont attribués une carte d'identité. 200 cartes auraient été distribuées.
Les plaquettes sont entourées de [[cellophane]] en essayant de rendre l'emballage hermétique à l'eau et à l'air. Ensuite, les plaquettes sont cachées dans des paquets eux-mêmes dissimulés par les trafiquants.
 
L'État du [[Maine (État)|Maine]] adopte une loi similaire en [[1999]] suite à un vote populaire, et en [[2000]] c'est le tour du [[Colorado]], de [[Hawaii]] et du [[Nevada]]. En 2003, une loi au [[Maryland]] permet à un individu arrêté pour possession de cannabis de prouver une nécessité médicale, qui, si elle est reconnue par la cour, n'entraîne qu'une amende maximale de 100 dollars. Les électeurs du Montana et le Vermont approuvent la légalisation du cannabis médical en 2004, et en 2006 l'État de [[Rhode Island]] entérine ''The Edward O. Hawkins and Thomas C. Slater Medical Marijuana Act'' qui légalise l'usage médical du cannabis à travers un programme géré par les services rhode-islandais.
Dans les pays où la consommation de cannabis est réglementée mais tolérée comme les [[Pays-Bas]], des commerces se sont spécialisés dans la vente de conditionnements discrets et secrets spécialement pour le haschisch. Il existe ainsi des bombes aérosol de réparation de chambre à air dont le socle se dévisse pour laisser apparaître un double fond, des fausses canettes de [[soda]] sont également réalisées sur le même principe ainsi qu'une quantité d'autres objets hétéroclites.
 
L'usage médical du cannabis reste sujet à polémique aux [[États-Unis]], où les instances fédérales continuent à maintenir leur opposition à tout usage thérapeutique de la substance. La [[Food and Drug Administration]] a publié en avril 2006 un communiqué rappelant qu'elle n'a pas approuvé le cannabis comme médicament, et qu'une «&#160;évaluation&#160;» effectuée par plusieurs agences gouvernementales a conclu qu'«&#160;aucune étude scientifique solide n'a soutenu l'usage de cannabis comme traitement [thérapeutique] aux États-Unis »<ref>{{en}} [http://www.fda.gov/bbs/topics/NEWS/2006/NEW01362.html « Inter-Agency Advisory Regarding Claims That Smoked Marijuana Is a Medicine »], U.S. Food and Drug Administration, avril 2006.</ref>. L'''American Medical Association'', tout en recommandant le maintien du cannabis parmi les substances contrôlées, en appelle à des études rigoureuses sur l'usage de la substance et d'autres [[cannabinoïde]]s pour le traitement de patients<ref>{{en}} [http://www.ama-assn.org/apps/pf_new/pf_online?f_n=browse&doc=policyfiles/HnE/H-95.952.HTM H-95.952 Medical Marijuana]</ref>.
== Legislation ==
Le haschisch étant un dérivé du [[cannabis]], la législation est identique à ce dernier. Voir la page dédiée [[Législation sur le cannabis]].
 
== Étymologie =Espagne===
{{Article détaillé|Cannabis médical en Espagne}}
Une hypothèse linguistique fait dériver le mot [[assassin]] de l'arabe ''hashishiyyin'', qui désigne les fumeurs de haschich. Au [[Moyen Âge]] une secte [[Chiisme|chiite]] du Moyen-Orient fait parler d'elle. Celle des [[Nizârites|Hashâchines ou Nizârites]] : la rumeur prétend que les membres de cette secte sont conditionnés par leur chef à tuer sous l'emprise du haschich, d'où leur nom. Par la suite en Italie au XIIIéme siècle, le mot est repris en ''assassino'' pour désigner soit les chefs musulmans combattant les chrétiens, soit les tueurs à gages, enfin en France au XVIéme siècle il prend la forme assassin et désigne les tueurs à gages, avant de prendre le sens plus large de meutrier.<ref>[http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=3202 Explication de Bernard Cerquiglini en images]</ref> Cette hypothèse, qui a inspiré bien des auteurs, de [[Marco Polo]] à [[Smolden]], scénariste de la bande dessinée ''Gipsy'', est cependant contestée : pour plus de détails voir l'article [[Nizârites#Étymologie de assassin|Étymologie de assassin]].
 
En Espagne, depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000, le cannabis médical a subit un processus de dépénalisation puis de légalisation progressive. Le parlement de la région de [[Catalogne]] est le premier en Espagne a avoir voté à l'unanimité en 2001 la légalisation du cannabis médical, il est rapidement suivit des parlements d'[[Communauté autonome d'Aragon|Aragon]] et des [[Baléares]].
== Variétés ==
Le Code pénal espagnol interdit la vente de cannabis mais il n'en interdit pas la consommation. Jusqu'au début des années 2000, le Code pénal ne faisait pas de distinction entre cannabis thérapeutique et cannabis récréatif, cependant plusieurs décisions de justice montrent que cette distinction est de plus en plus prise en compte par les juges. À partir de 2006, la vente de graine est légalisée, la possession ou la consommation est toujours interdite dans les lieux publics mais autorisée dans les lieux privés. De plus, la culture de plans de cannabis est désormais autorisé dans un lieu privé.
Le haschisch se range dans trois catégories principales :
# Le « marocain » : produit au [[Maroc]] dans la région du Rif, il est de couleur et de consistance variable. C'est un haschisch fort et qui pique légèrement la gorge. Des sous-variétés se déclinent du « ketama », très sec et poudreux (jaune), à l'« ia » (prononcer aïa ou ayya), très gras et mou (marron). Les mélanges dits "sum" (terme mercantile) sont les plus « haut de gamme » (très peu d'excipients et tous naturels) et sont ceux qui contiennent le plus de THC. </br> Il y a trois qualités de fabrication : 1{{re}} passe (spécial), 2{{e}} passe (00 - double zéro), la 3{{e}} et dernière passe sert à extraire un haschich qui sera par la suite mélangé à de la [[paraffine]], du [[henné]], des [[Matière plastique|plastique]]s divers, etc. afin d'être revendu principalement à l'étranger. Les marocains l'appellent « ''resina'' ».
# L'« afghan » : produit au [[Moyen-Orient]] sur les contreforts de l'[[Himalaya]], il est de couleur noire ou réglisse. C'est un haschisch envoûtant et doux. Des sous-variétés se déclinent de l'« afghan » au « népalais » en passant par le « pakistanais ». Leurs consistances molles permet de les effriter sans les chauffer, ou de les rouler en fin filament, ce dernier étant inséré au milieu du joint sur toute sa longueur.
# Le « libanais » : produit au [[Proche-Orient]], il est de couleur sable-rouge assez proche de l'« ia » en consistance. En [[Europe]], il est rare en raison des troubles qui règnent dans la région de production. Les producteurs attendent que les plantes soient presque desséchées sur pied pour récolter les fleurs ; c'est de là que provient la couleur rouge typique.
Depuis [[2003]], la [[Suisse]] commence à produire du haschisch et à tester différentes recettes. La production correspond environ à 5 % de la demande locale. Trois variétés endémiques sont nommées selon le nom de la montagne où poussent les plants, à savoir : [[Säntis]], [[le Pollux]] et [[Palü]].
 
Plusieurs recherches ont été réalisées afin d'étudier les effets du cannabis sur des patients atteints de maladie comme les [[cancers]], le [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]], la [[sclérose en plaque]], l'[[épilepsie]] ou l'[[asthme]]. Ces recherches ont été effectuées par divers organismes espagnols comme à l´''Université Complutense de Madrid'' dirigée par le docteur Manuel Guzman, l´''hôpital de la Laguna'' à [[Tenerife]] dirigée le [[neurochirurgien]] Luis González Feria ou l´''Université de Barcelone''.
== Consommation ==
Contrairement à l'herbe naturelle, le haschisch est un produit manufacturé artificiel. Les effets sont plus assommants en général et en raison de la nature de certains des excipients utilisés, la prise de haschisch peut provoquer des maux de tête lancinants ainsi qu'une fatigue accablante.
 
Voyant la législation s'adoucir, plusieurs clubs de cannabis se sont créés notamment au [[Pays basque]] et en [[Catalogne]]. Ces clubs, les premiers du genre en Europe, sont des associations à but non lucratif qui cultivent du cannabis et le revendent à prix coûtant à ses membres. En 2006, des membres de ces clubs ont été acquittés dans des procès intenté pour possession et vente de cannabis.
En [[France]], du fait de sa prohibition et donc de l'absence de contrôle porté sur la qualité du produit, peu de haschischs sont de bonne qualité. D'après une étude indépendante menée par ''[[Le Nouvel Observateur]]'', plus de 70 % des haschischs testés contiennent des substances toxiques pour l'humain à faible dose.
 
===Finlande===
Les haschischs à base d'excipients naturels tels que le « sum », l'« afghan », le « libanais » ou encore le « pakistanais » sont les seuls de « bonne qualité », notamment en raison de leur moindre teneur en [[goudron]]s.
En Finlande le cannabis médical est interdit, cependant un malade a obtenu une autorisation de l´''Agence nationale des médicaments de la Finlande'' en décembre 2006 pour l'utilisation de cannabis dans un but thérapeutique<ref>{{fi}} [http://www.hs.fi/english/article/Finnish+man+given+permission+to+use+cannabis+against+pain/1135223628010 Un malade obtient une autorisation spéciale pour utiliser le cannabis médical]: article tiré du quotidien finlandais [[Helsingin Sanomat]], 12 décembre 2006</ref>.
 
===Pays-Bas===
== Citations et ressources en ligne ==
===Royaume-Uni===
* Jacques-Joseph Moreau (de Tours), [http://www.psychanalyse-paris.com/-Du-Hachisch-et-de-l-alienation-.html Du Hachisch et de l’aliénation mentale], Éditions Fortin, Masson et Cie, Paris, 1845.
===Suisse===
Comme la consommation de chanvre indien n'est pas interdite en Suisse, on n'y débat que de la manière de le prescrire dans le cadre médical.
Le [http://www.parlament.ch/f/homepage/ra-nr-nationalrat.htm Conseil National], la chambre basse du [http://www.admin.ch/org/parlament/index.html?lang=fr parlement helvétique] débat d'une [[initiative parlementaire]] de la [http://www.parlament.ch/f/kom_6_19.htm Commission de la sécurité sociale et de la santé publique] du Conseil national du 4 mai 2006, le parlement suisse a pris accepté le 20 décembre le paragraphe de la proposition qui vise à introduire les [[cannabinoïdes]] dans la pharmacopée officielle. Le débat est interrompu et la loi n'est pas encore votée. Si elle l'est, elle devra être débattue par le Conseil des États. En cas d'accord, la loi sera soumise au référendum facultatif.
[http://search.parlament.ch/f/cv-geschaefte?gesch_id=20050470 Il est écrit dans cette initiative] que « La loi sur les stupéfiants doit faire l'objet d'une révision partielle de sorte que les éléments du texte rejeté le 14 juin 2004, et qui sont susceptibles de rallier une majorité de voix favorables (notamment la politique des quatre piliers, la prévention et la thérapie, la protection de la jeunesse et les tâches de la Confédération) soient rapidement ancrés dans la loi.
Partie 2: En outre, la problématique du cannabis doit être examinée compte tenu des initiatives parlementaires en suspens, et des propositions doivent être élaborées. ».
Dans son [http://www.admin.ch/ch/f/ff/2006/8211.pdf projet], la commission propose, entre autres, « de rendre possible l’application médicale limitée de stupéfiants à effet de type cannabique sur autorisation exceptionnelle de l’Office fédéral de la santé publique. Parallèlement, la substance doit pouvoir être soumise au régime de l’Institut suisse des produits thérapeutiques (ISPT) applicable aux médicaments dès le moment où le stupéfiant correspondant est introduit en tant que principe actif dans un médicament autorisé par l’ISPT. Les médecins pourraient ensuite prescrire le médicament en question pour les indications autorisées.» <ref>voir le rapport de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national du 4 mai 2006</ref>
 
== Livre(s) Notes==
<references/>
"Les paradis artificiels" de Charles Baudelaire
 
==Voir Dawameskaussi==
* [[Cannabinoïde]]
* [[Effets du cannabis sur la santé]]
* [[Plante médicinale]]
 
==Liens externes==
Extrait des paradis artificiels de Charles Baudelaire.
* {{fr}} [http://www.cannabis-med.org/french/home.htm IACM]: Association Internationale pour le Cannabis Médical
*"La plus usitée de ces confitures, le dawamesk, est un mélange d'extrait gras, de sucre et de divers aromates, tels que vanille, cannelle, pistaches, amandes, [[musc]]. Quelquefois même on y ajoute un peu de [[Cantharide officinale|cantharide]], dans un but qui n'a rien de commun avec les résultats ordinaires du haschisch. Sous cette forme nouvelle, le haschisch n'a rien de désagréable, et on peut le prendre à la dose de 15, 20 et 30 grammes, soit enveloppé dans une feuille de pain à chanter, soit dans une tasse de café"
* {{fr}} [http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-mps/marihuana/about-apropos/faq_f.html Foire aux questions au sujet de la marihuana à des fins médicales], sur le site de [http://www.hc-sc.gc.ca/index_f.html Santé Canada]
</br>
* {{en}} [http://www.medicalmarijuanainformation.com/home/ Medical Marijuana Information Center], un site d'information émanant de [http://www.cannasat.com/ Cannasat Therapeutics Inc.], une entreprise pharmaceutique canadienne spécialisée dans les médicaments à base de [[cannabinoïde]]s.
Préface de Théophile Gautier pour les [[Fleurs du Mal]]
* {{en}} [http://www.norml.org/ National Organization for the Reform of Marijuana Laws], une organisation américaine à but non lucratif militant pour la légalisation du cannabis.
*Charle Baudelaire "ne vint que rarement [...] aux séances de l'hotel Pimodan où notre cercle se reunissait pour prendre le dawanesk"
</br>
On retrouve le terme de dawanesk comme synonyme de haschisch (ou encore "confiture verte") dans les lettres et textes des artistes mondains parisiens de la seconde moitié du XIXe siècle, même si cela n'était pas le mot le plus employé.
 
== Voir aussi ==
{{Commons|Hashish|le haschisch}}
{{Wiktionnaire|haschich|haschich}}
=== Articles connexes ===
*[[Cannabis]]
*[[Skuff]]
*[[Psychotrope]]
*[[Drogue]]
 
==Sources==
<references/>
 
{{portail médecine
}}
[[Catégorie:Cannabis]]
[[Catégorie:Plante médicinale]]
 
[[de:Cannabis als Medizin]]
[[br:Hachich]]
[[caen:HaixixMedical cannabis]]
[[no:Cannabis (medisin)]]
[[cs:Hašiš]]
[[sr:Медицинска употреба конопље]]
[[da:Hash]]
[[de:Haschisch]]
[[el:Χασίς]]
[[en:Hashish]]
[[eo:Haŝiŝo]]
[[es:Hachís]]
[[fa:حشیش]]
[[fi:Hasis]]
[[it:Hashish]]
[[lb:Hasch]]
[[nl:Hasjiesj]]
[[no:Hasj]]
[[pl:Haszysz]]
[[pt:Haxixe]]
[[ru:Гашиш]]
[[sv:Hasch]]
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