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[[Image:Hashish.jpg|thumbnail|250px|align=right|Résine de cannabis]]
{{Demande de traduction}}
[[Image:Marijuana.jpg|right|250px|thumb|Un plant de [[cannabis]].]]
Le '''haschisch''' ([[Langue arabe|ar]] : حَشيش [ḥašīš], ''foin ; herbe'') est le nom courant de la résine de [[cannabis]]. L'[[étymologie]] de ce mot est contestée mais il est avéré que le mot haschisch est d'[[Mots français d'origine arabe|origine arabe]]. Étymologiquement, il est peut-être à l'origine du surnom de ''hachichins'' donné aux [[nizârites]].
[[Image:Trichome-close-up.jpg|right|thumb|250px|Vue en microscopie électronique d'un trichome glandulaire mature]]
Il existe aujourd'hui une quantité substantielle de [[propagande]], fausse science, et [[désinformation]] au sujet du cannabis; à la fois des partisans du cannabis et de ses opposants. Existent également des contraintes légales et politiques sur la recherche liée au cannabis.
 
En argot, le haschisch se dit ''hasch'', ''chichon'' , ''matos ou tos-ma'', ''shit'', ''teuch'', ''teushi'', ''bédo'', ...
Bien que de nombreuses études impliquant le cannabis sont contradictoires, certains effets [[santé|sanitaires]] sur le corps et le mental ont été déterminés. Cet article utilise une diversité de sources crédibles, essentiellement des articles venant de [[Revue médicale|revues médicales]] internationales à [[comité de lecture]] mais aussi de rapports scientifiques, de livres, de sites web et de magazines, pour établir une vue d'ensemble clairement documentée (références/bibliographie) associée à l'usage du cannabis.
 
== Histoire ==
== Contraintes légales et politiques sur la recherche ==
Le haschisch est un produit manufacturé issu du chanvre indien ou [[cannabis|cannabis indica]].
Dans beaucoup d'États, la [[science expérimentale]] souffre de restrictions légales. Ceci a pour conséquence que le cannabis est souvent difficilement étudiable dans le domaine de la recherche médicale parce que les échantillons ne peuvent pas être obtenus légalement, sans l'accord du gouvernement de l'État.
 
Depuis l'[[Antiquité]], les humains consomment le haschisch par ingestion.
Le phénomène de curiosité scientifique légitime entrant en conflit avec le gouvernement ''(et son agenda)'' a été récemment illustré aux [[États-Unis]] par la confrontation entre l'"Association Multidisciplinaire des études Psychadéliques" (Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies, MAPS), un groupe de recherche indépendant, et l'"Institut National sur l'abus de drogues" (National Institute on Drug Abuse, NIDA), une agence fédérale des États-Unis d'Amérique chargée de l'utilisation de la science pour étudier la toxicomanie. Le NIDA fonctionnant grandement sous le contrôle général du "Bureau de la Politique de Contrôle des drogues" (Office of National Drug Control Policy, ONDCP), un bureau de la [[Maison Blanche]] responsable pour la coordination directe de tous les aspects légaux, législatifs, scientifiques, sociaux et politiques du contrôle policier fédéral de stupéfiants.
 
Au début du {{XIXe siècle}}, les scientifiques qui accompagnent [[Napoléon Ier|Napoléon]] dans sa [[Campagne d'Égypte]], s'intéressent au haschisch. Le [[psychiatre]] [[Jacques-Joseph Moreau|Jacques Moreau de Tours]] tente d'élaborer des traitements pour ses malades et publie ''Du Haschich et de l'aliénation mentale''<ref>{{Ouvrage|titre=Du hachisch et de l'aliénation mentale : études psychologiques|éditeur=Slatkine|auteurs=[[Jacques-Joseph Moreau]]|langue=français|année=1980|lieu=|pages=431|collection=|isbn=2-05-000155-X}}</ref>. Ce [[psychotrope]] connaît une certaine vogue dans les milieux artistiques parisiens. Des médecins, des artistes et écrivains se réunissent pour l'expérimenter, dans un hôtel particulier parisien au 17 du [[quai d'Anjou]]. C'est le [[Club des Hashischins]], qui fut fondé en [[1845]] par le médecin Moreau de Tours. La mode est alors à la consommation sous forme de ''dawamesk'', c'est-à-dire une [[confiture]] orientale confectionnée à partir de l'extrait gras des inflorescences. Plusieurs œuvres littéraires témoignent de ces séances : ''[[Club des Hashischins]]''<ref>{{Ouvrage|titre=Le club des Hachichins, suivi de La pipe d'opium|éditeur=L'esprit frappeur|auteurs=[[Théophile Gautier]]|langue=français|année=1998|lieu=Paris|pages=75|collection=|isbn=2-84405-005-0}}</ref> de [[Théophile Gautier]] est l'une d'elles, ''[[Le Comte de Monte-Cristo]]'' d'[[Alexandre Dumas]] mentionne plusieurs fois la consommation de dawamesk. [[Arthur Rimbaud]] ou [[Paul Verlaine]] sont également réputés pour avoir été des consommateurs invétérés, ils associaient de plus la consommation du haschisch avec celle de l'[[Spiritueux aux plantes d'absinthe|absinthe]]. [[Charles Baudelaire]] lui a consacré un opuscule (''Le haschish'') et les cinq premiers poèmes des ''[[Les Paradis artificiels|Paradis artificiels]]''.
Le cannabis qui est disponible pour des recherches aux États-Unis d'Amérique est cultivé à l'Université du Mississippi et uniquement contrôlé par le NIDA, qui a même un pouvoir de véto sur l'"Administration de la nourriture et des drogues" ([[Food and Drug Administration]], FDA) pour définir les protocoles acceptables/acceptés. Depuis [[1942]], année où le cannabis disparut de la [[pharmacopée]] états-unienne, et où son [[Cannabis médical|usage médical]] fut prohibé, il n'existe aucune histoire légale (du point de vue de la loi fédérale) de projet de production de cannabis financé par des fonds privés. Le résultat est que le nombre de recherches sur le sujet fut très limité, vu que ceux-ci doivent utiliser le produit fournit par le NIDA, qui a été allégé pour être moins puissant, et est donc d'une qualité différente. <ref>''Lyle E. Craker, Ph.D. v. U.S. Drug Enforcement Administration'', Docket No. 05-16, 8 mai 2006, 8-27 [http://www.maps.org/mmj/dea_maps_final_briefs_5.8.06.pdf PDF]</ref>
[[Image:Hashish-shop-Kathmandu-1973.jpg|thumb|right|Haschisch à Katmandu]]
Aujourd'hui, le haschisch n'est plus beaucoup consommé par ingestion dans les pays occidentaux car ce mode de consommation modifie la cinétique de l'ivresse cannabique. Les premiers effets ne se font ressentir que plusieurs dizaines de minutes après la prise et sont beaucoup plus long à se dissiper que ceux obtenus par une consommation sous forme de [[joint (drogue)|joint]]. Cet important laps de temps entre la prise et les effets et entre l'arrêt de la consommation et le retour à un état normal cantonne la consommation par voie orale à de rares occasions.
 
Compte tenu de l'affinité entre le [[THC]] et les matières grasses et l'alcool, le haschisch se prête toutefois bien aux expériences culinaires. [[Laurence (auteur)|Laurence]] donne d'ailleurs une cinquantaine de recettes dans ''Je cuisine au cannabis''<ref>{{Ouvrage|titre=Je cuisine au cannabis|éditeur=L'esprit frappeur|auteurs=Laurence|langue=français|année=2003|lieu=Barcelone|pages=77|collection=|isbn=2-84405-199-5}}</ref>.
La MAPS, en conjonction avec le professeur [[Lyle Craker]], docteur en sciences, directeur du "Programme sur les plantes médicinales" (Medicinal Plant Program) de l'Université du Massachusetts à Amherst, proposa de fournir de cannabis cultivé indépendamment d'une qualité ciblée pour des études de recherches approuvées par la FDA et se heurta à l'adversité du NIDA, de l'ONDCP, et de l'"Administration pour la mise en place de la lutte contre la drogue" ([[Drug Enforcement Administration]], DEA). Ce projet, et d'autres de ce type, n'auraient, d'après la wikipedia anglophone pratiquement aucune chance, sur un terrain légal dominé par le concept de guerre contre les drogues.
 
Quant aux assertions voulant que le taux de [[THC]] contenu dans le produit serait très largement supérieur à ce qu'il était à l'origine (environ dix fois), elles sont invérifiables. Dans une étude économique du marché de détail du cannabis à Montpellier<ref>Laure Chantrel (dir. scientifique). ''Une étude économique du marché de détail du cannabis à Montpellier : Modélisation des échanges marchands et non marchands'', 2000, Partie 2, chapitre I, §1.[http://recherche.univ-montp3.fr/mambo/cemi/LAURE/cannabis/Deuxieme%20partiechapitre1.htm]</ref>, Laure Chantrel et Benoît Prévost notent que « Les données disponibles au niveau national font apparaître des faibles taux de THC avec 90 % des quantités saisies d’herbe et presque 80% des quantités saisies de haschich ont des teneurs en THC inférieures ou égales à 12% », en s'appuyant sur les taux de concentration en THC des échantillons de cannabis saisis par la police nationale et la douane, en 1999. Que l'évolution de la consommation mondiale ait poussé les fabricants et les intermédiaires à élaborer des recettes plus rentables en coupant le produit avec des substances pas forcément nobles est en revanche avéré.
Cependant, dans d'autres États tel que le [[Royaume-Uni]], une licence pour cultiver la marijuana n'est pratiquement qu'une affaire de bureaucratie, du même type que celles pour d'autres sujets botaniques ou scientifiques. D'où le terme de "drogue controllée" (controlled drug). Dans de tels États, beaucoup d'essais ont été pratiqués, dans des buts variés. Plus récemment, plusieurs fumeurs habitués / dépendants ont été invités à participer à des tests variés par des entreprises médicales britanniques dans le but de permettre au gouvernement du royaume de déterminer l'influence du cannabis sur la conduite d'un véhicule motorisé.
 
Ce qui donne au haschisch son goût âcre et amer, c'est la matière végétale dont il est tiré.
== [[Pharmacologie]] ==
=== Effets biochimiques ===
[[Image:THC-skeletal.png|thumb|right|250px|[[Formule développée plane]] du [[Tetrahydrocannabinol|Δ9-tetrahydrocannabinol]].]]
[[Image:THV structure.png|right|thumb|250px|[[Tétrahydrocannabivarine]]]]
[[Image:CBN structure.png|right|thumb|250px|[[Cannabinol]]]]
La substance psychoactive la plus importante (prévalente) dans le [[cannabis]] est le [[Tetrahydrocannabinol|delta-9-tetrahydrocannabinol]] (couramment noté Δ<sup>9</sup>-THC, ou parfois THC). Sur les deux dernières décennies (NDT : traduite en 2006), le contenu moyen en THC dans la marijuana vendue dans les territoires d' [[Amérique du Nord]] aurait augmenté d'au moins environ 1% à 3-4%. Les plants sélectionnés et clonés peuvent conduire à des taux de 15% THC. <ref name="Kalant">''Principles of Medical Pharmacology'', 6th edition, H.K. Kalant & W.H.E. Roschlau, 1998, pages=373-375}}</ref> Un autre [[cannabinoïde]] psychoactif présent dans le ''Cannabis sativa'' est le [[tétrahydrocannabivarine]] (THCV), mais il ne se trouve qu'en faibles quantités. De plus, il existe des composés similaires contenus dans la marijuana qui n'exhibent aucune réponse psychoactive mais sont nécessaires pour fonctionner : le [[Cannabidiol]] (CBD), un [[isomère]] du THC; le [[Cannabinol]] (CBN), un produit de l'[[oxydation]] du THC; la [[Cannabivarine]] (CBV), un [[analogue]] du CBN avec une chaîne différente, la [[Cannabidivarine]] (CBDV), un analogue du CBD avec une chaîne différente, et l'[[acide cannabinolique]]. La manière dont ces autres composés interagissent avec le THC n'est pas complètement comprise, mais des études cliniques proposent l'hypothèse que le CBD agit comme force de compensation pour réguler la ''force'' de l'agent psychoactif, le THC. Un rapport anecdotique et non concluant affirme que la marijuana avec des ratios THC/CBD relativement élevés risquerait moins d'induire de l'[[anxiété]] que de la marijuana avec de faibles ratios. <ref name="joy">''Marijuana and Medicine: Assessing The Science Base'', J.E. Joy, S. J. Watson, Jr., and J.A. Benson, Jr, United States National Academy of Sciences, 1999, http://books.nap.edu/html/marimed/</ref> On pense également que le CBD pourrait réguler le métabolisme du corps du THC en inactivant le [[cytochrome P450]], une classe importante d’enzymes qui métabolisent les drogues. Des expériences dans lesquelles les souris ont été traitées avec du CBD puis avec du THC ont montré que le traitement CBD était associé avec une augmentation substantielle dans les concentrations de THC dans le cerveau ''(et ses principaux métabolites)'', le plus vraisemblablement parce qu'il réduit le taux de nettoyage du THC dans le corps. <ref name="joy" /> Des composés cofacteurs du cannabis ont également été reliés à une baisse de la [[température corporelle]], modulant le fonctionnement immunitaire, et la protection des cellules. L'[[huile essentielle]] de cannabis contient également beaucoup de [[terpénoïde]]s aromatiques, qui peuvent agir en synergie avec les cannabinoïdes pour produire leurs propres effets. Le THC se convertit rapidement en [[11-hydroxy-THC]], qui est également pharmacologiquement actif, tant et si bien que l'effet de la drogue dépasse les niveaux de THC mesurables dans le sang. <ref name="Kalant" />
 
La consistance, soit très grasse et collante, soit très sèche et solide, est étroitement liée au mode d'obtention du produit.
En [[1990]], la découverte de récepteurs aux cannabinoïdes situés dans le [[cerveau]] et dans le corps, ainsi qu'un cannabinoïde endogène [[neurotransmetteur]]s comme l'[[anandamide]] (un matériel [[lipide|lipidique]] dérivé [[ligand (biologie)|ligand]] de l'[[acide arachidonique]]), suggère que l'utilisation de marijuana affecte le cerveau de la même manière qu'un composé naturel du cerveau. Les cannabinoïdes contiennent habituellemnt un anneau 1,1'-di-méthyl-pyrane, un anneau ''variedly derivatized [[aromatic ring]] and variedly [[saturation (chimie)|unsaturated]] [[Cyclohexane|cyclohexyl]]'' et leurs précurseurs chimiques immédiats, constituant une famille d'environ 60 composés bi-cycliques et tri-cycliques. Comme la plupart des autres processus neurologiques, les effets de la marijuana sur le cerveau suivent le protocole standard de signal transduction, le système électrochimique d'envoi de signaux à travers les [[neurone]]s pour une réponse biologique. On sait maintenant que des récepteurs cannabinoïdes apparaissent avec des formes similaires chez la plupart des [[vertébré]]s et [[invertébré]]s et ont une longue histoire évolutive de 500 millions d'années. Le fait que ces récepteurs aient été conservés pendant tous ce temps semble indiquer qu'ils doivent avoir un rôle basique important dans la physiologie animale. Les récepteurs aux cannabinoïdes réduisent l'activité [[adénylate cyclase]], inhibent les [[canal ionique|canaux ioniques]], et désinhibent les [[pompe à potassium|pompes à potassium]] K<sup>+</sup><sub>A</sub>.
 
Le haschisch est, depuis sa banalisation de la deuxième moitié du {{XXe siècle}}, surtout fumé, sous diverses formes telles que ''[[Joint (argot)|joint]]'', pipe à eau, pipe en terre cuite en métal ou en bois, chalice, à l'aide d'une cigarette et d'une bouteille, etc.
Deux types de récepteurs aux cannabinoïdes existent (CB1 et CB2). Le récepteur CB1 se trouve principalement dans le cerveau et mitige les effets [[psychologique]]s du THC. Le récepteur CB2 se trouve de manière plus abondante dans les cellules du [[système immunitaire]]. Les cannabinoïdes agissent comme des immuno-modulateurs sur les récepteurs CB2, ce qui signifie qu'ils augmentent certaines réponses immunitaires et en diminuent d'autres. Par exemple, les cannabinoïdes non psychotropes peuvent être utilisés comme [[anti-inflammatoire]] très efficace. <ref name="joy" /> L'affinité des cannabinoïdes pour se lier à chacun des deux récepteurs est la même, avec seulement une légère augmentation observée avec le composé CBD dérivé de la plante se liant plus fréquemment aux récepteurs CB2. Les cannabinoïdes semblent avoir un rôle dans le contrôle par le cerveau du [[locomotion|mouvement]] et de la [[Mémoire (psychologie)|mémoire]], ainsi que de la modulation de la souffrance naturelle.
 
== Fabrication ==
La nature de la marijuana, ses propriétés [[liposoluble|de solubilité dans les graisses]], conduisent à une longue demi-vie d'élimination en comparaison à d'autres drogues récréatives. La molécule THC, et les composés apparentés, sont généralement détectables dans les tests de drogues jusqu'à environ un mois après consommation. Cette détection est possible parce que des [[métabolite]]s non psychoactifs du THC sont stockés pour de longues périodes de temps dans les cellules de graisse, et cette substance a une très faible solubilité dans l'eau.
La résine de [[cannabis]] est issue des glandes sécrétrices des feuilles et [[fleur]]s que porte la [[plante]] femelle (bien qu'ils contiennent du [[THC]], les plants mâles ne produisent pas de résine).
 
Diverses techniques d'élaboration du haschisch sont employées dans le monde. La plus répandue, utilisée dans le monde [[arabe]], consiste à faire sécher les plantes, puis à les tamiser afin de séparer les gouttes de résine de la matière végétale. Selon la finesse du tamis, plusieurs qualités sont obtenues.
Le taux d'élimination des métabolites est légèrement plus élevé chez les grands usagers en raison de la tolérance, et indique une plus grande possibilité de symptômes de sevrage à l'arrêt de la consommation arrêt de l'emploi habituel.
[[Henry de Monfreid]], dans ''La Croisière du haschisch''<ref>{{Ouvrage|titre=La Croisière du hachich|éditeur=Grasset|auteurs=[[Henry de Monfreid]]|langue=français|année=1994|lieu=Mesnil-sur-l'Estrée|pages=50-52|collection=Lectures et aventures|isbn=2-246-02704-7}}</ref>, décrit de manière précise et littéraire cette méthode qu'il a eu l'occasion d'observer dans une ferme grecque, où il s'était rendu pour acquérir du haschich destiné à la contrebande vers l'[[Égypte]].
La résine peut être ensuite stockée afin qu'elle se bonifie (en [[Afghanistan]], où la résine est conservée dans des sacs en peaux de [[chèvre]], le stockage avant pressage peut aller jusque 10 ans !). La résine poudreuse est ensuite pressée, après chauffage.
 
[[Image:Haschisch rif maroc.JPG|left|thumb|320px|Champs de haschisch dans le [[Rif]] au [[Maroc]]]]
La [[Dose létale 50|LD<sub>50</sub>]] de THC est 1270 mg/kg chez les rats mâles, 730 mg/kg chez les rats femelles, par voie orale mélangé dans de l'huile de sésame, et 42 mg/kg (toujours chez le rat) par inhalation. <ref>http://www.erowid.org/plants/cannabis/cannabis.shtml</ref>
Au [[Maroc]], on utilise des presses hydrauliques, ce qui donne les fameuses plaquettes dures, de couleur jaunâtre/vert/marron. Pour la petite histoire, c'etait pour boycotter les cigarettes francaises (en vente au Maroc pendant la période du protectorat) que Sa Majesté Feu le [[Mohammed V du Maroc|Roi Mohammed V]] donna, par décret royal, le droit de planter du kif au cultivateurs dans la région de Ketama. Il faudra attendre le début des années 70, pour voir arriver dans cette région des mouvements de hippies, venus fumer le kif marocain. Des hippies montrèrent aux cultivateurs ketamis les techniques apprises en Afghanistan et au Liban pour faire sécher les plantes, séparer et compresser la résine<ref>
Kif Kif, film documentaire de Jacques-Henri Bidermann, Philippe Lachambre et Olivier Pousset, [[France]], 26 mn, 1994. [http://www.aljadide.com/documentaire-19/maroc-46/culture-du-cannabis-au-maroc-93.htm]</ref>.
 
En [[Afghanistan]], on peut également presser la ''garda'' (nom local de la résine non-pressée) à la main. Sinon, celle-ci est versée dans un grand [[Mortier et pilon|mortier]] sous lequel est allumé un feu. Lorsqu'elle est suffisamment chaude, une lourde pierre est actionnée afin de presser la résine. Le produit obtenu, appellé ''charas'', est de couleur verte foncée à noire, très mou et très odorant.
=== Effets physiologiques ===
Certains des effets de la consommation de marijuana incluent l'augmentation du [[rythme cardiaque]], sécheresse de la bouche, rougeurs oculaires'' (congestion of the [[conjunctiva]]l des [[vaisseau sanguin|vaisseaux sanguins]]s)'', une réduction de la pression intraoculaire, un dysfonctionnement modéré des [[faculté motrice|facultés motrices]] et de la [[Attention|concentration]], et augmente la [[faim]]. Lors d'une [[électroencéphalographie]], on observe des persistance d'[[onde alpha]] de [[fréquence]] légèrement plus basse que la normale. <ref name="Kalant" /> Le cannabis produit également beaucoup d'effets [[Subjectivité|subjectifs]], tels que une plus grande jouissance du goût de la nourriture et des arômes et une jouissance avancée de la [[musique]] et de la comédie. À plus hautes doses, le cannabis peut provoquer des distorsions marquées des perceptions du [[temps]] et de l'[[Espace (notion)|espace]], de la [[proprioception]], ainsi que des [[hallucination]]s auditives et/ou visuelles (ressemblant à un rêve éveillé), de l'[[ataxie]] du fait de ''impairment'' sélectif de [[reflexes polysynaptique]]s, et de [[dépersonnalisation]]. La marijuana plus communément soulage les tensions et provoque des effets [[euphorie|euphoriques]]. Une liste plus complète de ses effets est disponible dans l'article : [[Cannabis médical#Propriétés|cannabis médical]].
 
Dans la région de l'[[Himalaya]], le haschisch s'appelle également ''charas'', mais l'influence [[hindou]]e fait que l'on ne coupe pas les plantes (le cannabis est sacré dans l'hindouïsme){{Référence nécessaire}}. La résine est récoltée en frottant les sommités fleuries avec les mains. Au bout d'un certain temps, la résine s'accumule sur les [[paume]]s et les [[doigt]]s. Celle-ci est alors grattée, et forme le fameux charas de l'Himalaya. Comme pour la résine tamisée, le ''charas'' produit de cette façon nécessite une période de bonification avant de pouvoir révéler toute sa palette de saveurs et d'effets.
Les [[cerveau|aires cérébrales]] à forte densité de récepteurs cannabinoïdes correspondent aux effets [[comportement humain|comportementaux]] produits par les cannabinoïdes.
 
Chaque région possède ses [[excipient]]s spécifiques. À noter que la présence de tels produits n'est pas systématique, et c'est généralement le haschisch destiné à l'exportation qui est coupé.
La recherche animale a montré que le potentiel de dépendance psychologique aux cannabinoïdes existe, et inclut des symptômes de retrait en douceur. Bien que n'étant pas aussi sévère que les dépendances à l'[[boisson alcoolisée|alcool]], à la [[héroïne]], ou à la [[cocaïne]], le retrait à la [[marijuana]] est habituellement caractérisé par des [[insomnie]]s, une sensation de fatigue, une perte d'[[appétit]], une [[irritabilité]], une [[angoisse]]...
 
[[Image:Plan de haschisch.jpg|right|240px|thumb|Plants de haschisch (Rif au Maroc)]]
En [[1998]] , un rapport gouvernemental français commissionné par le secrétaire d'État à la santé, [[Bernard Kouchner]], et dirigé par le Dr. [[Pierre-Bernard Roques]], classa les drogues d'après leur addictivité et [[neurotoxicité]]. Il plaça l'héroïne, la cocaïne et l'alcool dans les catégories les plus addictives et les plus mortelles ; la [[benzodiazépine]], les [[hallucinogène]]s et le tabac dans la catégorie intermédiaire, et le cannabis dans la dernière.
C'est dans le haschisch marocain que l'on trouve le plus d'adultérants nocifs, tels que [[Médicament psychotrope|médicaments psychotrope]]s, cirage/[[cire]], [[colle]], huile de vidange, [[henné]]. La fameuse "''savonnette''" qui était très répandue en France dans les [[années 1990]], était souvent composée de feuilles de cannabis pulvérisées, liées avec de la [[paraffine]] ou de l'huile de vidange, auxquelles on ajoutait des médicaments pour l'effet.
 
Dans les pays du sous-continent Indien, on utilise surtout du ''[[Ghî]]'' (beurre clarifié), mais aussi les déjections d'animaux, le jus de [[tabac]], l'[[essence de térébenthine]], la [[datura]], le [[café]], etc.
=== Effets sur la [[Reproduction (biologie)|reproduction]] ===
Il a été montré que l'administration de hautes doses de THC aux animaux abaisse leur niveau de [[testostérone]] dans le sang, affecte la production de [[sperme]], la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes, affecte le cycle d’[[ovulation]], et réduit la production d'[[hormones gonadotropes]]. Des tests ont montré que les spermatozoïdes exposés à de hauts niveaux de THC commencent à se mouvoir de manière anormale, et sont moins capables de s'attacher à un œuf de manière à le [[fertilisation|fertiliser]]. <ref>''Evidence that anandamide-signaling regulates human sperm functions required for fertilization, H. Schuel et al., Molecular Reproduction and Development, Sep 2002, volume=63, issue=3, pages=376-387, http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/98517201/PDFSTART</ref>.
 
Depuis quelques années, la production de haschisch est en forte augmentation en [[Occident]], et de nouvelles techniques de production sont apparues. Le ''[[Skuff]]'' n'est en fait qu'une appellation commerciale donnée au haschisch fabriqué aux [[Pays-Bas]] dans les [[années 1990]]. Le mot ''skuff'' vient d'une contraction du mot "''Skunk''" (terme générique sous lequel était désignée la marijuana hollandaise, mais à l'origine un petit méphitidé du Nouveau-Monde, le sconse ou [[mouffette]], via une variété hollandaise de cannabis particulièrement puissante et odorante) et de "''stuff''" qui signifie "''matos''" en [[anglais]]. C'est un mot qui n'est quasiment plus utilisé depuis l'apparition de techniques de production telle que le water-hash, l'Ice-hash, le bubble-hash.
Ceci est modéré par des rapports contradictoires selon lesquels la tolérance pourrait se développer à ces effets. <ref name="Kalant" /> <ref>''Adverse Effects of Cannabis'', W. Hall, N. Solowij, [[The Lancet]], Nov 1998, pages= 1611-6, volume=352</ref> D'après le [[1997]] [[Merck Manual of Diagnosis and Therapy]], les effets sur la fertilité dus à la consommation de cannabis seraient incertains.
Ces trois appellations font appel à la même technique : les fleurs sèches sont mises dans une série de sac-tamis spécialement élaborés pour cette usage, puis le tout est plongé dans un seau d'eau et de glace. La température basse modifie les propriétés rhéologiques de la résine, qui de visqueuse et collante devient dure et cassante, ce qui permet de la séparer plus facilement de la matière végétale. Le mélange est remué vigoureusement afin de permettre une bonne séparation. La matière végétale flotte à la surface, tandis que la résine plus lourde traverse le premier tamis et se dépose dans un autre sac enveloppant celui contenant les fleurs. La résine peut alors être retamisée afin de séparer les différentes qualités. Celle-ci est ensuite séchée, puis pressée ou laissée sous la forme de poudre, selon les préférences du consommateur.
Ce mode de fabrication donne un produit non-altéré et de très forte puissance.
 
Attention, de la même manière que la ''résine'' du cannabis n'a aucune parenté avec la sève des conifères, ce que l'on désigne comme ''pollen'' n'a rien à voir avec le pollen des plantes mâles. Il s'agit en fait du nom donné à la résine sous forme de poudre, ou très légèrement pressée (la garda d'Afghanistan par exemple).
La recherche a montré que le sperme humain contient des récepteurs qui sont stimulés par des substances comme la THC et d'autres produits chimiques du cannabis.
 
== Conditionnement ==
La consommation de marijuana durant la grossesse a été corrélée, dans certains cas, à des cas de poids faibles à la naissance des bébés mais le lien entre cannabis et les complications de naissance est questionné par la '' [[communauté scientifique]].
Aujourd'hui, le haschisch se conditionne surtout en plaquettes ou en blocs semblables à des savonnettes. Le produit se compacte assez facilement ce qui permet aux trafiquants d'en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints.
 
Les plaquettes sont entourées de [[cellophane]] en essayant de rendre l'emballage hermétique à l'eau et à l'air. Ensuite, les plaquettes sont cachées dans des paquets eux-mêmes dissimulés par les trafiquants.
== Effets sur la santé mentale ==
Manque de motivation au travail ou incapacité a faire la moindre chose demandant un effort (cela depend enormement de la personnalité,de l'humeur et de l'etat de fatigue et de stress de la personne)
===Effets comportementaux===
 
Dans les pays où la consommation de cannabis est réglementée mais tolérée comme les [[Pays-Bas]], des commerces se sont spécialisés dans la vente de conditionnements discrets et secrets spécialement pour le haschisch. Il existe ainsi des bombes aérosol de réparation de chambre à air dont le socle se dévisse pour laisser apparaître un double fond, des fausses canettes de [[soda]] sont également réalisées sur le même principe ainsi qu'une quantité d'autres objets hétéroclites.
<!--
====Gateway drug hypothesis====
...oui oui , m anus slimanus pu
 
== Législation ==
...
Le haschisch étant un dérivé du [[cannabis]], la législation est identique à ce dernier. Voir la page dédiée [[Législation sur le cannabis]].
 
== Étymologie ==
--->Selon le Dr. Hurd, un des responsables de cette étude, deux autres drogues stimulent aussi les cellules opiacées, et pourraient donc aussi provoquer un effet de passerelle, comme la [[nicotine]] et l'[[Boisson alcoolisée|alcool]].
Une hypothèse linguistique fait dériver le mot [[assassin]] de l'arabe ''hashishiyyin'', qui désigne les fumeurs de haschich. Au [[Moyen Âge]] une secte [[Chiisme|chiite]] du Moyen-Orient fait parler d'elle. Celle des [[Nizârites|Hashâchines ou Nizârites]] : la rumeur prétend que les membres de cette secte sont conditionnés par leur chef à tuer sous l'emprise du haschich, d'où leur nom. Par la suite en Italie au XIIIéme siècle, le mot est repris en ''assassino'' pour désigner soit les chefs musulmans combattant les chrétiens, soit les tueurs à gages, enfin en France au XVIéme siècle il prend la forme assassin et désigne les tueurs à gages, avant de prendre le sens plus large de meutrier.<ref>[http://www.tv5.org/TV5Site/lf/merci_professeur.php?id=3202 Explication de Bernard Cerquiglini en images]</ref> Cette hypothèse, qui a inspiré bien des auteurs, de [[Marco Polo]] à [[Smolden]], scénariste de la bande dessinée ''Gipsy'', est cependant contestée : pour plus de détails voir l'article [[Nizârites#Étymologie de assassin|Étymologie de assassin]].
<!---
===Co-occurrence of mental illness===
...
 
== Variétés ==
====Similitude des symptômes====
Le haschisch se range dans trois catégories principales :
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# Le « marocain » : produit au [[Maroc]] dans la région du Rif, il est de couleur et de consistance variable. C'est un haschisch fort et qui pique légèrement la gorge. Des sous-variétés se déclinent du « ketama », très sec et poudreux (jaune), à l'« ia » (prononcer aïa ou ayya), très gras et mou (marron). Les mélanges dits "sum" (terme mercantile) sont les plus « haut de gamme » (très peu d'excipients et tous naturels) et sont ceux qui contiennent le plus de THC. <br/> Il y a trois qualités de fabrication : 1{{re}} passe (spécial), 2{{e}} passe (00 - double zéro), la 3{{e}} et dernière passe sert à extraire un haschich qui sera par la suite mélangé à de la [[paraffine]], du [[henné]], des [[Matière plastique|plastique]]s divers, etc. afin d'être revendu principalement à l'étranger. Les marocains l'appellent « ''resina'' ».
# L'« afghan » : produit au [[Moyen-Orient]] sur les contreforts de l'[[Himalaya]], il est de couleur noire ou réglisse. C'est un haschisch envoûtant et doux. Des sous-variétés se déclinent de l'« afghan » au « népalais » en passant par le « pakistanais ». Leurs consistances molles permet de les effriter sans les chauffer, ou de les rouler en fin filament, ce dernier étant inséré au milieu du joint sur toute sa longueur.
# Le « libanais » : produit au [[Proche-Orient]], il est de couleur sable-rouge assez proche de l'« ia » en consistance. En [[Europe]], il est rare en raison des troubles qui règnent dans la région de production. Les producteurs attendent que les plantes soient presque desséchées sur pied pour récolter les fleurs ; c'est de là que provient la couleur rouge typique.
Depuis [[2003]], la [[Suisse]] commence à produire du haschisch et à tester différentes recettes. La production correspond environ à 5 % de la demande locale. Trois variétés endémiques sont nommées selon le nom de la montagne où poussent les plants, à savoir : [[Säntis]], [[le Pollux]] et [[Palü]].
 
== Consommation ==
====Correlation studies====
Contrairement à l'herbe naturelle, le haschisch est un produit manufacturé artificiel. Les effets sont plus assommants en général et en raison de la nature de certains des excipients utilisés, la prise de haschisch peut provoquer des maux de tête lancinants ainsi qu'une fatigue accablante.
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croune, une merveilleuse invention de justin cote
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En [[France]], du fait de sa prohibition et donc de l'absence de contrôle porté sur la qualité du produit, peu de haschischs sont de bonne qualité. D'après une étude indépendante menée par ''[[Le Nouvel Observateur]]'', plus de 70 % des haschischs testés contiennent des substances toxiques pour l'humain à faible dose.
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Les haschischs à base d'excipients naturels tels que le « sum », l'« afghan », le « libanais » ou encore le « pakistanais » sont les seuls de « bonne qualité », notamment en raison de leur moindre teneur en [[goudron]]s.
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== Citations et ressources en ligne ==
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* Jacques-Joseph Moreau (de Tours), [http://www.psychanalyse-paris.com/-Du-Hachisch-et-de-l-alienation-.html Du Hachisch et de l’aliénation mentale], Éditions Fortin, Masson et Cie, Paris, 1845.
 
== FummerLivre(s) ==
"Les paradis artificiels" de Charles Baudelaire
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== Dawamesk==
=== Different and fewer risks than tabac ===
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Extrait des paradis artificiels de Charles Baudelaire.
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*"La plus usitée de ces confitures, le dawamesk, est un mélange d'extrait gras, de sucre et de divers aromates, tels que vanille, cannelle, pistaches, amandes, [[musc]]. Quelquefois même on y ajoute un peu de [[Cantharide officinale|cantharide]], dans un but qui n'a rien de commun avec les résultats ordinaires du haschisch. Sous cette forme nouvelle, le haschisch n'a rien de désagréable, et on peut le prendre à la dose de 15, 20 et 30 grammes, soit enveloppé dans une feuille de pain à chanter, soit dans une tasse de café"
 
<br/>
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Préface de Théophile Gautier pour les [[Fleurs du Mal]]
 
*Charle Baudelaire "ne vint que rarement [...] aux séances de l'hotel Pimodan où notre cercle se reunissait pour prendre le dawanesk"
=== Potency matters ===
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On retrouve le terme de dawanesk comme synonyme de haschisch (ou encore "confiture verte") dans les lettres et textes des artistes mondains parisiens de la seconde moitié du XIXe siècle, même si cela n'était pas le mot le plus employé.
 
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=== Risque de cancer ===
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=== Attempts at réduction des risques ===
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== Cannabis et conduite routière ==
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== Références ==
<references />
 
== Voir aussi ==
{{Commons|Hashish|le haschisch}}
===Articles connexes===
{{Wiktionnaire|haschich|haschich}}
* [[Cannabis médical]]
=== Articles connexes ===
* [[Toxicomanie]]
*[[Cannabis]]
* [[Réduction des risques]]
*[[Skuff]]
* [[Prohibition des drogues]]
* [[Psychotrope]]
*[[Drogue]]
 
==Sources==
=== Liens externes ===
<references/>
*[http://cannabishq.com/forum/index.php?topic=231.0 Marijuana Myths & Facts] Health effects
*[http://www.ukcia.org/research/can-psychosis.htm Cannabis Use and Psychosis] from National Drug and Alcohol Research Centre, Australie
*[http://www.erowid.org/plants/cannabis/cannabis.shtml Marijuana Vault] at [[erowid.org]]
*[http://news.bbc.co.uk/1/hi/programmes/panorama/4109360.stm The key research on cannabis use and mental illness] at [[BBC News]]
*[http://www.nida.nih.gov/about/organization/nacda/marijuanastatement.html Provision of Marijuana and Other Compounds For Scientific Research] recommendations of The [[National Institute on Drug Abuse]] National Advisory Council
* [http://www.sciam.com/article.cfm?chanID=sa006&articleID=0008F53F-80F7-119B-80F783414B7F0000 Scientific American Magazine (décembre 2004 Issue) The Brain's Own Marijuana]
 
[[Catégorie:Cannabis]]
 
[[br:Hachich]]
[[en:Health issues and effects of cannabis]]
[[ca:Haixix]]
[[he:השפעות פיזיולוגיות של קנאביס]]
[[cs:Hašiš]]
[[it:Effetti della cannabis sulla salute]]
[[da:Hash]]
[[ja:大麻による健康問題]]
[[de:Haschisch]]
[[pt:Efeitos da maconha à saúde]]
[[el:Χασίς]]
[[en:Hashish]]
[[eo:Haŝiŝo]]
[[es:Hachís]]
[[fa:حشیش]]
[[fi:Hasis]]
[[it:Hashish]]
[[lb:Hasch]]
[[nl:Hasjiesj]]
[[no:Hasj]]
[[pl:Haszysz]]
[[pt:Haxixe]]
[[ru:Гашиш]]
[[sv:Hasch]]
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