Différences entre les versions de « Photographie/Éclairage/Les flashes magnésiques »

On attribue aussi à Mather l'invention d'un support pour le ruban, qui brûlait dans une sorte de lampe. Une grande variété de dispositifs a été produite par d'autres fabricants, à l'exemple du ''Pistol Flashmeter'' qui comportait une graduation permettant au photographe de choisir une longueur de ruban adaptée à l’exposition à obtenir. Il n'était plus nécessaire de rompre le ruban avant de l'enflammer.
 
Une alternative au ruban de magnésium fut la poudre flash, mélange de magnésium en poudre et de chlorate de potassium avec un peu de stibine (sulfure d'antimoine), inventée par les Allemands Adolf Miethe et Johannes Gaedicke en 1887. Une quantité définie de poudre était placée dans une sorte de gouttière et allumée à la main, ce qui produisait un éclair lumineux très brillant, accompagné d'un bruit d'explosion pas vraiment rassurant et d'une intense émission de fumée. Le mélange chimique était assez instable, particulièrement s'il était humide, et de graves accidents ont montré que ce procédé était fort dangereux.
 
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Les systèmes pyrotechniques à base de poudre d'aluminium et de perchlorate de potassium sont encore disponibles pour l'éclairage de très grands volumes ou espaces, par exemple des cavités souterraines. Ils conjuguent en effet deux avantages : ils délivrent une puissance lumineuse considérable et ne dépendent d'aucune source d'énergie extérieure.
 
== Les ampoules flash ==
 
Les inconvénients des mélanges à base de magnésium ont conduit à l'invention des ampoules flash. Des filaments de magnésium sont enfermés dans des ampoules remplies d'oxygène et mis à feu électriquement grâce à un contact commandé par l'obturateur. Les premières ampoules flash ont été commercialisées en Allemagne en 1929. Naturellement, on ne pouvait les utiliser qu'une fois et après qu'elles avaient fonctionné, elles étaient trop chaudes pour que l'on puisse les manipuler sans risquer de graves brûlures. Néanmoins, le confinement des produits de la réaction, quasi explosive, constituait un avantage important.
 
Plusieurs améliorations ont eu lieu par la suite. Les ampoules ont été enveloppées dans un film plastique améliorant le confinement, en évitant notamment l'émission de débris dus à l'éclatement du verre sous l'effet du choc thermique. Ce film plastique, légèrement teinté de bleu, permettait aussi d'améliorer la composition spectrale de la lumière en vue de réaliser des prises de vues en couleurs. En outre, le magnésium a été remplacé par le zirconium ou par un alliage aluminium-zirconium produisant une lumière plus intense.
 
Les ampoules flash demandent un peu de temps pour atteindre leur maximum d'émission et leur éclair a une durée beaucoup plus grande que celui des flashes électroniques dont l'usage est généralisé de nos jours. Pour profiter au maximum de la lumière émise, il faut alors d'une part commander l'allumage un peu avant l'ouverture de l'obturateur et d'autre part utiliser des temps de pose relativement longs, allant typiquement de 1/10 s à 1/50 s. Sur beaucoup d'appareils en vente dans la seconde moitié du siècle dernier, on trouvait une prise avec commutateur ou deux prises différentes pour que l'utilisateur puisse choisir la synchronisation adéquate selon qu'il utilise des ampoules ou un flash électronique.
 
On a fabriqué des modèles d'ampoules flash très différents les uns des autres. Pour les appareils à obturateur central, où tous les points de la surface sensible sont éclairés en même temps, l'idéal était un maximum d'émission aussi « pointu » que possible et un temps de fonctionnement très court. En revanche, pour les appareils munis d'un obturateur à rideaux, lorsque le temps de pose devient inférieur à une certaine limite, les diverses zones de la surface sensible sont exposées successivement lors du déplacement d'une fente laissant passer la lumière. Une durée d'éclair trop courte conduit alors à n'exposer qu'une partie de la surface sensible ; c'est pourquoi on a réalisé également des ampoules flash dites « à plateau » dont l'émission reste à peu près constante pendant une durée relativement longue. Bien entendu, on a fabriqué des ampoules de puissances très diverses.
 
Une ampoule largement utilisée durant les années 1960, notamment par les photographes journalistes, était dite ''Press 25'' en raison de son diamètre proche de 1 pouce (25,4 mm). Son pic d'émission atteignait environ un million de lumens. Les ampoules des séries M-2, M-3, etc, présentaient une baïonnette métallique miniaturisée. La plus grosse ampoule flash jamais produite fut la ''GE Mazda No. 75'', destinée initialement à la photographie aérienne nocturne durant la seconde guerre mondiale.
 
L'ampoule toute en verre (''All Glass'') AG-1 fit son apparition en 1968. Beaucoup plus économique que les précédentes grâce à la suppression du culot métallique, elle avait aussi un temps d'allumage plus réduit que les précédentes, permettant l'utilisation de vitesses d'obturation un peu plus grandes, 1/30 s au lieu de 1/15 s.
 
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