« Drogues et Expériences/Cocaïne » : différence entre les versions

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{{Voir homonymes|Crack}}
{{Chimiebox
| nom = Crack Cocaïne
| image = CrackCocaine.jpgsvg
| image2 =
| tailleimage = 200px150px
| legende = Crack sous forme de « cailloux »
<!-- Général -->
| DCI =
| nomIUPAC = (1R,2R,3S,5S)-3-(benzoyloxy)-8-methyl-8-azabicyclo[3.2.1]octane-2-carboxylate de méthyle
| nomIUPAC =
| synonymes =
| CAS = {{CAS|5|0|3|6|2}}
| EINECS = {{EC|}}
| ATC = {{ATC|N01|BC01}}
| SMILESDrugBank = APRD00080
| InChIPubChem = {{CID|5760}}
| SMILES = C([C@@H]1[C@@H]2[N@@]([C@@H](C[C@@H]1OC(c1ccccc1)=O)CC2)C)(OC)=O
| apparence = solide blanc à jaunâtre
| InChI = InChI=1/C17H21NO4/c1-18-12-8-9-13(18)15(17(20)21-2)14(10-12)22-16(19)11-6-4-3-5-7-11/h3-7,12-15H,8-10H2,1-2H3/t12?,13?,14-,15+/m0/s1
| apparence = poudre blanche floconneuse
<!-- Propriétés chimiques -->
| formule = |C=17 |H=21 |N=1 |O=4
| masseMol =
| pKa =
| momentDipolaire =
| rayonVanderWaals =
<!-- Propriétés physiques -->
| fusion = {{tmp|195|°C}}
| ebullition = {{tmp||°C}}
| solubilite = 1,800 g/L (eau)
| masseVolumique = {{Unité/2||g||cm|-3}} {{tmp||°C}}
| pvrRotatoire =
| TAutoInflammation = {{tmp||°C}}
| pointEclair =
| limitesExplosivite =
| esfLiquide =
| esfSolide =
| enthFus =
| enthVap =
| capaciteTherm =
| PCS =
| PCI =
<!-- Propriétés biochimiques -->
| codons =
| pHisoelectrique =
| acideAmineEss =
<!-- Propriétés électroniques -->
| bandeInterdite =
| mobilitEelectronique =
| mobiliteTrous =
<!-- Cristallographie -->
| systeme =
| reseau =
| classe =
| structure =
| parametresMaille =
| macle =
<!-- Propriétés optiques -->
| refraction =
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<!-- Précautions -->
| symboles = |T
| numeroIndex =
| classificationCE =
| r = |R23/24/25 |R43
| s = |S22 |S36/37/39 |S45
| transport = {{ADR
| transport = <!--{{ADR|Kemler=|ONU=|Classe=|CodeClassification=|Etiquette=|Etiquette2=|Etiquette3=|Emballage=}}-->
|Kemler=
| NFPA704 = <!--{{NFPA 704|Flammability=|Health=|Reactivity=|Other=}}-->
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|Classe=
|CodeClassification=
|Etiquette=
|Etiquette2=
|Etiquette3=
|Emballage=
}}
| NFPA704 = {{NFPA 704|Flammability=|Health=|Reactivity=|Other=}}
| inhalation =
| peau =
| yeux =
| ingestion =
| DL50 = 13mg/kg (chien, intraveineuse)<br/>31mg/kg (cochon d'inde, sous-cutanée)<br/>59mg/kg (souris, intrapéritonéal)<br/>16mg/kg (souris, oral)
| DL50 =
| CL50 =
<!-- Classe thérapeutique -->
| classeTherapeutique = Anesthésique local
<!-- Données pharmacocinétiques -->
| CAM =
| biodisponibilite =
| liaisonProteique =
| metabolisme = hépatique
| demiVieDistrib =
| demiVieElim = 1 heure
| stockage =
| excretion = urine
<!-- Considérations thérapeutiques -->
| voieAdministration =
<!-- Caractère psychotrope -->
| categoriePsycho = Stimulant
| modeConsommation = injectée, inhalée, ou prisé (sniffé) (à l'aide d'une paille sur surface lisse).
| modeConsommation = Inhalation
| autresNoms = Poudre, Drepou<br/>Coke, Coco, CC, C<br/>Patante<br/>Blanche<br/>Charlie<br/>Chems<br/>Beida, Baida, Jbi<br/>Chnouffe<br/>Ghabra Beida<br/>Chamma<br/>Yayo<br/>Dragon Bleu<br/>neige
| autresNoms = <li>freebase, coke basée, cocaïne purifiée</li>
| risqueDependance = élevé (psychique)
<li> kecra, caillou, youka, biscuit</li>
| risqueDependance = très élevé (psychique)
<!-- Composés apparentés -->
| autres =
| autresanions =
| isomères =
}}
<!-- Supplément -->
 
| supplement =
La '''cocaïne''' est un [[alcaloïde]] extrait de la [[coca]]. Puissant [[stimulant]] du [[système nerveux central]], elle est aussi un [[vasoconstricteur]] périphérique. En [[Occident]], elle est classée comme [[stupéfiant]].
}}<!-- ----------------------------- Fin de l'infoboite ----------------------------- -->
Le '''crack''' est un [[stupéfiant]] dérivé de la [[cocaïne]].
 
==Historique==
La consommation de la « ''pasta'' » (nom donné au dépôt qui se fait lors de l'extraction de la [[cocaïne]] des [[feuille]]s de [[coca]]) est très répandue dans les zones de culture traditionnelle où elle se consomme dans des [[cigare]]s faites de [[papier journal]]<ref name="larousse">{{ouvrage| éditeur =Larousse| titre =Dictionnaire des drogues et des dépendances|
auteurs =Denis Richard, Jean-Louis Senon, Marc Valleur| année =2004| isbn =2-03-505431-1}}</ref>.
 
La cocaïne est utilisée, de manière empirique, de très longue date par les Indiens des [[Cordillère des Andes|Andes]] qui mâchent les feuilles de [[coca]] ou les consomment en infusion pour les aider à résister à la fatigue et à l'altitude.
Cette présentation peu onéreuse se développe à partir des [[années 1970]] d'abord au [[Pérou]] puis au [[Venezuela]]. Elle commença à s'exporter aux [[États-Unis]] quand les politiques entreprirent de renforcer les contrôles sur les [[précurseur]]s et les [[solvant]]s permettant de purifier la cocaïne et avec elle, s'exporta la façon de la purifier qui utilisait alors de l'[[éther éthylique]]<ref name="larousse"/>.
Un spécimen a été rapporté en Europe par [[Jussieu]] en [[1750]].
En [[1855]], le [[chimiste]] allemand [[Friedrich Gaedcke]] obtient des cristaux en distillant des feuilles de coca, il nomme cette substance ''erythroxyline''.<ref name="larousse">{{ouvrage| éditeur =Larousse| titre =Dictionnaire des drogues et des dépendances| auteurs =Denis Richard, Jean-Louis Senon, Marc Valleur| année =2004| isbn =2-03-505431-1}}</ref><br />
En [[1859]], Carl Scherzer, un voyageur, rapporte à [[Vienne (Autriche)|Vienne]] des feuilles de coca à la demande du chimiste [[Friedrich Wöhler]] qui en confie l'étude à un de ses étudiants Albert Niemann.<ref name="larousse"/><br/>
En [[1860]], le chimiste [[Autriche|autrichien]] [[Albert Niemann (chimiste)|Albert Niemann]] isole le principe actif des feuilles de coca, la cocaïne et en décrit l'action [[anesthésique]].<ref name="eyrolles">{{ouvrage| éditeur =Eyrolles| collection =Eyrolles Pratique| titre =Les drogues, Tout savoir sur leurs effets, leurs risques et la législation| auteurs =Yasmina Salmandjee| année =2003| isbn =2-7081-3532-5}}</ref><br />
Albert Niemann meurt peu de temps après et c'est un de ses collègues, [[Wilhelm Lossen]] qui trouve la formule brute en [[1865]], prouvant qu'il s'agit bien d'un [[alcaloïde]]. <ref name="larousse"/>
Mais ce n'est qu'en [[1879]] que le [[physiologiste]] [[Wassili von Anrep]] établit les propriétés psychotrope sur un modèle animal.<ref name="larousse"/>
 
Dans les dix années qui suivent cette découverte, elle est utilisée pour les anesthésies locales et ophtalmologiques. Au cours du {{XIXe siècle}}, elle sert contre les maladies respiratoires.<ref name="eyrolles"/>
Ce procédé de [[purification]] fut simplifé par les usagers des [[Espace caraïbe|Caraïbes]] qui chauffèrent la pasta avec du [[bicarbonate de sodium]] — parfois de l'[[ammoniaque]] — solubilisé dans du [[rhum]] en [[solution aqueuse]]. La [[cristallisation (chimie)|cristallisation]] obtenue permettait d'avoir accès à une forme fumable de cocaïne. Cette technique se propagea aux États-Unis pour s'appliquer non plus seulement à la pasta mais au [[Cocaïne|chlorhydrate de cocaïne]] (la cocaïne en poudre)<ref name="larousse"/>.
 
[[Sigmund Freud]] fait quelques expériences sur ses effets et en conseille l'utilisation notamment comme [[aphrodisiaque]], comme traitement des troubles gastriques, du mal de mer, de la neurasthénie ou comme traitement des [[addiction]]s à l'[[opium]], à la [[morphine]] et à l'[[boisson alcoolisée|alcool]]<ref name="eyrolles"/> dans deux articles en juillet [[1884]] et mars [[1885]], avant de la proscrire en [[1887]] dans l'article {{citation|Cocaïnomanie et cocaïnophobie}}. Il l'a notamment prescrite pour essayer de soigner l'un de ses amis médecins, [[Ernst von Fleischl]], de sa [[morphine|morphinomanie]]. Non seulement Fleischl continuera à prendre de la morphine, mais il développera une telle dépendance à la cocaïne qu'il sera contacté par le laboratoire [[Merck KGaA|Merck]] qui « avait remarqué son importante consommation de cocaïne et voulait apprendre ce qu'il savait au sujet de la valeur thérapeutique de ce remède »<ref>{{ouvrage| titre =Der Fall Freud. Die Geburt der Psychoanalyse aus der Lüge| auteur =Han Israëls| année =1999}}</ref>. Fleischl devait mourir six ans plus tard morphinomane et cocaïnomane.
Les premières apparitions du crack se firent aux débuts des [[années 1980]] à [[Los Angeles]], [[Houston]], [[San Diego]], [[Miami]], et dans les Caraïbes. À partir de [[1983]], le crack commença à envahir tout le reste des États-Unis, plus particulièrement la côte Est. À partir de [[1985]], il y eut une hausse fulgurante de consommateurs, surtout dans les [[ghetto]]s [[afro-américains]], avec près de {{Référence nécessaire|1,5 millions de nouveaux ''adeptes'' par an}}.
 
C'est l'[[ophtalmologue]] [[Carl Koller]], qui a essayé la cocaïne sur le conseil de Freud, et le physiologiste Leopold Königstein qui appliquent les observations déjà faites sur le produit et pratiquent avec succès une anesthésie locale en chirurgie humaine. Ils présentent leurs travaux à la ''société des médecins de Vienne'', le {{Date|17|octobre|1884}} dans un contexte où l'anesthésie locale est inconnue, la cocaïne est alors présentée comme {{citation|miraculeuse}}.<ref name="larousse"/>
Cette période appelée ''l'épidémie du crack'' durera jusqu'{{Référence nécessaire|en [[1991]] avec un taux record de consommateurs de près de 10 millions à 12 millions}}. {{Référence nécessaire|Elle a été l'une des plus traumatisante pour l'histoire des États-Unis avec une très grande montée de la criminalité. En [[1992]], ce chiffre se stabilisa avec de moins en moins de nouveaux consommateurs par an}}.
 
Dans la fin des [[années 1800]], elle devient populaire et s'incorpore dans les [[cigare]]s, [[cigarette]]s, [[chewing-gum]] et dans les boissons.<ref name="eyrolles"/><br/>
Il a été rapporté selon certaines sources que ce serait la [[Central Intelligence Agency|CIA]] qui aurait implanté la [[drogue]], notamment le crack, et les [[armes à feu]] dans les ghettos noirs<ref>Robert Chalmers, [http://news.independent.co.uk/world/americas/article317908.ece « ''Susan Bell: a shameful secret history'' »], ''The Independent'', [[9 octobre]] [[2005]].</ref>.
Dès [[1870]], on voit apparaître la consommation populaire de vin dans lequel sont infusées préalablement des feuilles de coca. En [[1871]], le marché est dominé par une marque restée célèbre : le [[vin Mariani]], du nom du [[pharmacien]] [[Angelo Mariani]] qui eut l'idée de commercialiser ce vin associé à un [[médecin]], Charles Fauvel, ce qui lui confère une légitimité médicale (ce qui autorise l'émission d'un [[brevet]]). Inventé en [[Corse]] en [[1863]], issu du mélange de [[vin de Bordeaux]] et d'extrait de coca, ce vin n’est qu’une des nombreuses productions de Mariani puisqu'en [[1890]] son officine du [[boulevard Haussmann]] à [[Paris]], qui ne désemplit guère, propose des pastilles à la cocaïne, des infusions de cocaïer, du vin, un élixir, des toniques et ce, en vantant la coca et ses applications thérapeutiques. De nombreuses personnalités des arts, de la littérature et de la politique apportent leur appui au vin Mariani. Citons les plus prestigieuses : [[Thomas Alva Edison|Thomas Edison]], [[Jules Verne]], [[Émile Zola]], le [[Prince de Galles]], Monseigneur [[Louis Duchesne]] et même le pape [[Léon XIII]], qui ne quittait pas sa fiole. <br/>
Quant au [[Coca-Cola]], il est créé à l'origine (en [[1886]]) pour satisfaire à la demande du marché américain pour une boisson populaire à base de cocaïne, mais ne donnant pas prise aux critiques des [[ligue de tempérance|ligues de tempérance]] qui s'insurgent précisément contre les produits Mariani. En 1906, la proportion de cocaïne fut considérablement réduite (1/400{{e}} de [[Grain (unité)|grain]] par once de sirop), mais la cocaïne persista dans la composition de la boisson jusqu'en 1929.<ref>[http://66.165.133.65/cokelore/cocaine.asp Urban Legends Reference Pages: Cocaine in Coca-Cola]</ref>
 
Pourtant dès [[1885]], la multiplication des cas de ''cocaïnisme'' commence à être dénoncée par d'autres médecins (le psychiatre [[Albrecht Erlenmeyer]], le toxicologue [[Louis Lewin]]) et émeut l'opinion publique allemande.<ref name="larousse"/>
{{Référence nécessaire|Le crack est arrivé en [[Europe]] à la fin des [[années 1980]] et a pris une place importante à [[Paris]], notamment dans le nord-est à [[Stalingrad (métro de Paris)|Stalingrad]] de [[1991]] à [[1996]]. Le trafic s'est par la suite propagé en [[banlieue]], au nord de Paris, et en particulier à Saint Denis ou le trafic a pris une grosse ampleur}}.
 
En [[1914]], les états américains ont réglementé l'usage et la distribution de cocaïne par l'adoption du "[[Harrison Act]]", ce afin de réduire la criminalité pour en interdire peu à peu l'usage non-médical.<ref name="eyrolles"/>
{{Référence nécessaire|Actuellement, le [[XVIIIe arrondissement de Paris|XVIII{{e}} arrondissement de Paris]] (quartiers [[la Goutte d'Or]], [[Porte de la Chapelle]], [[Château Rouge]]) est le seul endroit d'Europe n'ayant pas abandonné le trafic de crack}}.
Au milieu du {{XXe siècle}}, elle n'est plus considérée comme un problème de santé publique.<ref name="eyrolles"/>
 
Dès le début des [[années 1960]], la consommation redevient préoccupante<ref name="eyrolles"/> pour exploser à la fin [[années 1970]] sous l'impulsion des [[cartel]]s qui cherchent à écouler leur production en baissant les prix.<ref name="larousse"/>
 
Plusieurs conventions se tiennent sous l'égide de l'[[Organisation des Nations unies|ONU]] afin de la combattre. Ces conventions prohibent la production, le commerce, la détention et l'usage des drogues (excepté à des fins médicales) et ont directement influencé les législations des pays signataires.
La [[convention unique sur les stupéfiants de 1961]] porte principalement sur la [[coca]], l'[[opium]], le [[cannabis]] et leurs dérivés. La cocaïne sera progressivement interdite dans la plupart des pays à mesure qu'ils adaptent leur législation propre et classée comme [[stupéfiant]].
 
Dans les pays occidentaux, durant une bonne partie des [[années 1980]] et [[années 1990|1990]], la cocaïne est associée aux classes aisées, notamment aux milieux, de la politique, du cinéma et de la chanson qui la consomment dans un but de [[dopage (sport)|dopage]]. Mais l'augmentation exponentielle de sa production - malgré les différentes campagnes mondiales de lutte contre cette drogue - contribue à faire chuter les prix de revente à la dose et la cocaïne est consommée dans tous les milieux depuis le début des [[années 2000]].<ref name="eyrolles"/>
<gallery>
image:Koeh-204.jpg|''Erythroxylon coca''.
Image:Mariani pope.jpg|Publicité pour le vin Mariani.
</gallery>
 
==Chimie==
Le crack est le résultat de la [[purification]] par [[cristallisation (chimie)|cristallisation]] de [[cocaïne]] lorsque celle-ci est dissoute dans de l'[[ammoniaque]] (technique la plus répandue car la plus simple), du [[bicarbonate de soude]] (moins répandu car les dosages doivent être exacts), ou de l'[[éther éthylique]] (ancienne technique qui n'est plus utilisée car trop [[toxique]]) ; et chauffée. Cette transformation chimique qui rend la cocaïne fumable lui donne alors l'apparence d'un [[Pierre (matériau)|caillou]] blanc ou jaunâtre qu'il faut rincer à plusieurs reprises avant de consommer : on dit que la cocaïne est « ''basée''<ref>Voir ''[[free base]]''.</ref> » autrement dit transformée en crack.
 
La cocaïne est peu soluble dans l'eau mais son sel l'est.
Ce crack peut-être fabriqué par l'usager lui-même<ref>{{ouvrage| éditeur =La découverte| titre =Drogues et dépendances, données essentielles| auteurs =[[OFDT]]| année =2005| isbn =2-7071-4536-X}}</ref>.
 
=== Stéréochimie ===
==Usage personnel==
Les ''crackeurs'' (usagers de crack) sont généralement des populations précaires, ils peuvent aussi être nommés ''crack head''.<ref name="larousse"/>.
 
La cocaïne possède quatre [[atome]]s de [[carbone]] [[chiralité (chimie)|chiraux]] dont deux (C1 et C5) sont les atomes tête de pont du 8-azabicyclo[3.2.1]octane et se trouvent de ce fait obligatoirement dans la conformation (R,S) pour des raison de contraintes géométriques. Ils peuvent néanmoins se présenter sous les deux formes (1R,3S) et (1S,3R) dans la cocaïne car ses substituants cassent la symétrie du bicycle. les carbones C2 et C3 quant à eux peuvent donner chacun deux formes aussi. Il y donc 2<sup>3</sup>=8 formes [[énantiomère]]s/[[diastéréoisomère]]s de la cocaïne mais la forme naturelle, extraite des feuilles d'une plante nommée ''[[Erythroxylon coca]]'', consiste uniquement en le diastéréoisomère (1R,2R,3S,5S).
===Mode de consommation===
Le crack est fumé, il tire son effet de la [[Transfert thermique|chaleur]] pour n'en rester que des [[vapeur]]s, inhalées par l'usager.
 
==Pharmacologie==
L'outil de consommation le plus courant est la [[Pipe|pipe à air]], souvent fabriquée par les usagers eux-mêmes de manière très simple à partir de [[Canette à boisson|cannettes en fer]], dosettes à [[pastis]], ou autres objets à disposition faisant l'affaire.
On appelle une pipe à crack artisanale un « ''youyou'' » qui désigne plus particulièrement celles faites à partir d'une [[bouteille]] en [[Matière plastique|plastique]] plantée horizontalement d'un [[stylo à bille]] vide et dont le goulot est recouvert d'une feuille d'[[aluminium]] percée de quelques trous. L'usager dépose alors un tapis de [[cendre]]s de [[cigarette]] dessus et y introduit un caillou de crack, qu'il soumet longuement à la [[flamme (combustion)|flamme]] du [[briquet]] en aspirant par le stylo jusqu'à ce que le caillou crépite et fonde entièrement.
 
La cocaïne a des effets [[nooanaleptique]]s majeurs similaires à ceux des [[amphétamines]], notamment à ceux de la [[méthamphétamine]]. C'est un [[stimulant]].<br/>
Cette opération provoque de petits craquements assez sonores, originaires de son nom<ref name="mildt">{{ouvrage| éditeur =comité français d'éducation pour la santé et de la [[Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie|mildt]]| titre =Drogues, savoir plus risquer moins| année =2000| mois =juillet| isbn =2-908444-65-8}}</ref>.
Elle agit sur le [[système nerveux central]], en bloquant la recapture des monoamines dans l'espace [[Synapse et transmission synaptique|synaptique]].<br/>
Son effet est attribué au fait qu'elle bloque la recapture de la [[dopamine]] et entraîne donc une augmentation de la concentration du [[neurotransmetteur]] dans diverses régions du [[cerveau]] notamment le [[nucleus accumbens]]<ref name="larousse"/>.
Elle bloque aussi le transport de la [[sérotonine]] et de la [[noradrénaline]], mais ces mécanismes ne sont pas considérés comme appartenant aux effets psychostimulants<ref name="larousse"/>.
 
==Usage détourné et récréatif==
Une autre méthode moins répandue consiste à le fumer en cigarettes. L'usager retire le [[tabac]] jusqu'à la moitié de la cigarette, y introduit son caillou de crack, remplit sa cigarette avec du tabac et fume cette dernière. Parfois s'ajoute au crack et au tabac du [[cannabis]], le tout roulé en [[joint (drogue)|joint]] s'appelle un « ''sprang''{{référence nécessaire}} » ou un « ''blaka jango'' » (''black joint'', ''joint noir'')<ref name="larousse"/> ou un « ''juicy'' ».
 
[[Image:Cocaine3.jpg|thumb|Cocaïne en poudre]]
===Argot===
* ''modous'' : [[dealer]]s de crack
* ''balachadha'' : [[crac]]k en argot indien
* ''Pookie'' : Ce terme désigne une personne qui fume du crack — il ferait référence au personnage de Pookie dans le film de 1991 ''[[New Jack City]]''.
 
La cocaïne se présente le plus souvent sous la forme d'une poudre blanche et floconneuse, plus rarement sous forme de cristaux. La cocaïne (ou ''chlorhydrate de cocaïne'' de son nom scientifique) qui alimente le trafic clandestin est la plupart du temps coupée - « allongée » - dans le but d'en augmenter le volume, avec des substances diverses telles que le [[bicarbonate de soude]], le [[sucre]], le [[lactose]] ou divers autres produits pharmaceutiques et parfois avec du verre pilé. Ces produits de coupe sont susceptibles d'en accroître les dangers par une potentialisation des effets ou par une interaction entre deux produits.<ref name="mildt">{{ouvrage| éditeur =comité français d'éducation pour la santé et de la [[Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie|mildt]]| titre =Drogues, savoir plus risquer moins| année =2000| mois =juillet| isbn =2-908444-65-8}}</ref>
==Effets==
La poudre vendue sur le marché clandestin comme étant de la cocaïne n'en contiendrait en fait que 3 à 35%.<ref name="larousse"/>
=== Effets à court terme===
Le crack provoque des effets et des conséquences similaires à la [[cocaïne]], mais plus violents, rapides, et brefs<ref name="mildt"/>.
 
Sa saveur est amère et provoque une sensation d'engourdissement sur la langue quand on la goûte.
Il provoque une montée immédiate qui se caractérise par une forte stimulation mentale et une impression de rêve qui s'achève à la [[descente]] et ne peut continuer qu'avec une nouvelle prise.
Il est alors difficile de ne pas renouveler la [[dose]]. La descente (l'état durant le quel l'effet de la/des drogues s'amenuise, en tendant vers la disparition) est connue pour être pénible : [[dépression (médecine)|dépression]], [[anxiété]], [[épuisement]], mal-être.
 
La cocaïne est considérée comme le premier psychotrope illicite ayant donné lieu à un trafic organisé mettant en place les stéréotypes de ce type de marché soit le ''fournisseur'' (futur [[dealer]]) et la pratique du ''coupage''.<ref name="larousse"/>. Elle est également utilisée à des fins de [[Dopage (sport)|dopage]].
=== Conséquences ===
La consommation de crack provoque une [[mydriase|dilatation des pupilles]], une [[hyperthermie|augmentation de la température]], une vasoconstriction déclenchant une [[tachycardie|accélération du rythme cardiaque]] et une [[Hypertension artérielle|élévation de la pression artérielle]]. En conséquence, la population consommatrice de crack est très exposée aux complications de type crises cardiaques, détresse respiratoire, accidents vasculaires cérébraux, crises épileptiques et des troubles gastro-intestinaux<ref name="mildt"/>{{,}}<ref name="ccsa">[http://www.ccsa.ca/NR/rdonlyres/107F5CC9-9E6A-4961-A390-A921F15109E3/0/ccsa0113292006.pdf Rapport canadien]</ref>.
 
===Habitudes de consommation===
Cette consommation par voie inhalée provoque aussi des problèmes pulmonaires (''crack lung'') comme la [[dyspnée]] et des [[pathologie]]s spécifiques à son usage (brûlure, abcès)<ref name="synthese">{{ouvrage| éditeur =Presses Universitaires de France| collection = Que sais-je ? |titre =Les drogues de synthèse| auteurs =Michel Hautefeuille, Dan Véléa| année =2002| isbn =2-13-052059-6}}</ref>.
 
{{Article détaillé|Modalité d'usage}}
Des douleurs abdominales brutales et violentes durant plusieurs heures, voire jours sont décrites par vingt cinq pour cent des sujets d'une étude comparant usagés de cocaïne et de crack<ref name="cairn">[http://www.cairn.info/revue-psychotropes-2003-2-page-9.htm cairn.info]</ref>.
 
;Usage le plus répandu :
Par son effet anorexigène, mais aussi par la désocialisation habituelle des crackeurs, leur préoccupation majeure qu'est la consommation rituelle du produit laissant peu de temps à autre chose, le crack entraine une malnutrition rapide avec perte de poids (88 % d'une population de consommateur<ref name="cairn"/>), [[Fatigue (physiologie)|fatigue]], chute des [[dent]]s, des cheveux etc.
* prisée (ou « sniffée » en [[langage courant]]) : méthode consistant à inhaler la cocaïne sous forme de poudre, en général au moyen d'un petit tube creux appelé « paille ». La cocaïne est alors disposée en petits tas filiformes, appelés « traits », « barres », « rails », « lignes », « tracks »,« lichettes », « poutres » ou « traces ». L'effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 1 heure.<ref name="eyrolles"/>
;Usages courants :
* [[freebase|FreeBase]] : cocaïne base (libérée de son sel) en mélangeant le chlorydrate (cocaïne poudre) avec de l'[[ammoniac]] (ou du [[bicarbonate de soude]]), ensuite chauffée jusqu'à apparition des cristaux (il s'agit de cocaïne sous forme de sa base libre) est ensuite lavée à l'eau, ceci pour éliminer toutes les traces d'alcali (ammoniaque, bicarbonate,..) ayant servi à sa préparation. Sous forme de sa base libre, elle est volatile, et se fume dans une pipe spécifique (parfois considéré comme analogue au [[Crack (stupéfiant)|crack]]). L'effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 30 minutes.<ref name="eyrolles"/>
* fumée en [[joint (argot)|joint]].
* « chasser le dragon » : méthode consistant à inhaler les vapeurs de cocaïne, chauffée la plupart du temps sur une feuille d'aluminium par le dessous.
* ingérée en ''parachutes'' une dose de cocaïne est enveloppée dans du papier à cigarettes et gobée. L'effet se fait sentir au bout de 20 minutes et dure environ 1 heure.<ref name="eyrolles"/>
* injectée en intra-veineuse. L'effet se fait sentir au bout de 10 secondes et dure environ 20 minutes. Elle se rencontre généralement chez les [[polytoxicomanie|polytoxicomanes]].<ref name="eyrolles"/>
;Usages anecdotiques :
* appliquée sur certaines muqueuses (rectale, vaginale ou gland). L'insensibilité obtenue passe pour prolonger l'acte sexuel car ces zones sont anesthésiées.<ref name="larousse"/>
* par voie orale sous forme d'extrait, de teinture ou de vin. Cet usage était majoritaire au {{XIXe siècle}}.<ref name="larousse"/>
 
Elle est parfois consommée avec de l'[[héroïne]] (''speed-ball'') afin de compenser les effets [[dépresseur]]s de l'héroïne par les effets [[stimulant]]s de la cocaïne.<ref name="synthse">{{ouvrage| éditeur =Presses Universitaires de France| collection = Que sais-je ? |titre =Les drogues de synthèse| auteurs =Michel Hautefeuille, Dan Véléa| année =2002| isbn =2-13-052059-6}}</ref>
L'usage régulier entraîne des [[hallucination]]s, une agitation et un comportement violent, une irritablilité ainsi qu'une anxiété, provoquant parfois un épisode de [[Paranoïa|psychose paranoïde]] voire un état suicidaire, particulièrement après une consommation excessive. Les usagers réguliers restent soumis à des altérations de l'humeur plusieurs mois après l'arrêt<ref name="mildt"/>{{,}}<ref name="ccsa"/>.
Avec de l'[[Boisson alcoolisée|alcool]], ceci augmente la [[toxicité]] des deux produits.
 
===Effets et conséquences===
{{Référence nécessaire|Il donne des [[prurit|démangeaisons]]<ref>Prurit probablement lié à l'[[hyperesthésie]] déclenchée par le crack</ref>, des taches sur le corps et autour des [[yeux]]}}.
 
Chez la femme enceinte, la cocaïne traverse la barrière [[placenta]]ire et expose le [[fœtus]] à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires, malformation.
Le crack provoque une forte [[Addiction|dépendance]] psychique.
 
====Effets ressentis====
Il existe des centres de [[désintoxication]], prenant en compte la [[toxicomanie]] au crack.
 
L'usage de la cocaïne provoque :
===Autres complications et situations particulières===
* la sensation d'avoir la gorge gonflée
Les usagers de crack seraient plus exposés au infections par le [[VIH]] et le [[hépatite C|VHC]] que le reste de la population.
* une forte [[euphorie]]<ref name="eyrolles"/> ;
* un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition<ref name="eyrolles"/> ;
* une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim<ref name="eyrolles"/>.
Ces effets vont laisser place ensuite à ce qu'il est commun d'appeler « descente » ou « craving » : un [[état dépressif]] et à une [[anxiété]] que certains apaiseront par une prise d'[[héroïne]] ou de médicaments psychoactifs tels que [[anti-dépresseurs]], anxiolitiques,calmants divers.<ref name="mildt"/>
 
====Effets à court terme====
Pendant la grossesse l'usage de cocaïne ou de crack augmente les risques d'avortement spontané, d'accouchement prématuré et d'[[hématome rétro-placentaire]]. Le crack entraine une baisse de perfusion placentaire avec pour conséquence, un retard de croissance fœtal ''in utero''<ref>[http://www.esculape.com/fmc2/grossesedrogue.html esculape.com]</ref>{{,}}<ref name="ulpmed">[http://www-ulpmed.u-strasbg.fr/medecine/cours_en_ligne/e_cours/obstetrique/risques_foetaux_toxicomanie.pdf ulpmed.u-strasbg.fr]</ref>. La mortalité périnatale augmente de 3 % par rapport à une population de même niveau socio-économique. Un syndrome de sevrage majeur chez le nourrisson est particulièrement fréquent dans les trois jours qui suivent la naissance. Les malformations du nourrisson liées à la consommation maternelle de crack sont fréquentes<ref name="ulpmed"/>.
 
* augmentation du rythme cardiaque ([[tachycardie]]), voire [[troubles du rythme cardiaque]]<ref name="eyrolles"/> ;
==Soins aux crackeurs==
* augmentation de la pression sanguine ([[Hypertension artérielle|hypertension]]) et de la respiration<ref name="eyrolles"/> ;
Il n'existe pas de produit pharmaceutique substitutif du crack. La [[Buprénorphine]] n'est pas efficace pour pallier les effets de manque liés à l'usage de crack.
* [[hyperthermie]]<ref name="eyrolles"/> ;
* [[crampe]]s, tremblements, [[spasme]]s, [[épilepsie]]<ref name="eyrolles"/> ;
* [[Épistaxis|saignements de nez]], [[anosmie]] durant 48&nbsp;heures en cas de prise par voie nasale.
 
La levée des inhibitions peut provoquer une perte de jugements entrainant parfois des actes inconsidérés, tels que la violence, des comportement très agressifs. <ref name="eyrolles"/>
==Bibliographie==
*[[Gary Webb]], ''Dark Alliance: The CIA, The Contras and the Crack Cocaine Explosion'', Seven Stories Press.
*[[Tristan Jordis]], ''Crack'', Seuil, 2008.
*[[Philippe Bourgeois]], ''En quête de respect. Le crack à New-York'', Paris, Seuil, 2001.
 
====Effets à long terme====
==Notes==
 
<references/>
Consommée de façon régulière, la cocaïne peut provoquer :
*une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins<ref name="eyrolles"/> : les tissus, insuffisamment irrigués, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes pouvant aller jusqu'à la nécrose des parois nasales chez les usagers prisant régulièrement la cocaïne ;
*des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des accidents cardiaques<ref name="eyrolles"/> ;
*des troubles de l'humeur : irritabilité, [[paranoïa]], attaque de panique, [[dépression (médecine)|dépression]]<ref name="eyrolles"/> ;
*troubles du système nerveux : panique, sentiments de persécution, actes violents crises de paranoïa et hallucinations.
*une augmentation de l'activité psychique<ref name="eyrolles"/> : des [[insomnie]]s, des [[amnésie]]s, des difficultés de concentration, tics nerveux, etc. ;
*une [[Dépendance (toxicologie)|dépendance]] psychique rapide et forte<ref name="eyrolles"/>. On estime que 20% des usagers deviennent dépendants.<ref name="larousse"/> La dépendance à la cocaïne est parfois réversible mais même après un arrêt complet de consommation, il faut attendre de 12 à 18 mois sans rechute pour être considéré comme "guéri".<ref>Reportage TV de Florent Chevolleau et David Geoffrion - "''[http://envoye-special.france2.fr/emissions/36509006-fr.php Les nouveaux cocaïnomanes]''" - Diffusé dans "[[Envoyé spécial]]" le 22/11/07</ref>
 
La [[tolérance (toxicologie)|tolérance]] ne concerne que certains des effets notamment l'euphorie et est fortement liée aux sensibilités individuelles.<ref name="larousse"/>
 
Le syndrome de [[sevrage (toxicologie)|sevrage]] n'a été officialisé qu'en [[1987]] et ses manifestations physiques ne sont pas toujours observables.<ref name="larousse"/>
 
La consommation « en rail » favorise les transmissions virales ([[hépatite B]], [[hépatite C]] et [[Syndrome d'immunodéficience acquise|sida]]) par le partage de pailles ou de seringues (dans le cas d'une absorption par injection).<ref name="mildt"/>
 
====Décès lié à la cocaïne====
 
Les cas de décès imputés à la cocaïne sont dus à :
* un état de santé incompatible avec la prise de cocaïne (antécédent de problèmes cardiaques, [[Hypertension artérielle|hypertension]], [[insuffisance respiratoire]], [[asthme]], [[épilepsie]], problèmes hépatiques ou rénaux, [[Diabète sucré|diabète]]) ;
* un dosage trop élevé, dit "[[overdose]]";
* un mélange avec d'autres substances aggravantes (risque de [[coma]] toxique en mélangeant alcool et cocaïne ; troubles cardiaques en mélangeant cocaïne et boissons stimulantes, [[tabac]], [[Viagra]], [[amphétamine]]s).
 
=== Traitements de la cocaïnomanie ===
 
{{Article détaillé|Addiction}}
 
Karila et collaborateurs ont récemment publié une revue sur les différents traitements de l'addiction à la cocaïne. Parmi eux, on retrouve la N-AcetylCysteine, le topiramate, le modafinil, l'aripiprazole, le vaccin anticocaine <ref>Karila L, Gorelick D, Weinstein A, Noble F, Benyamina A, Coscas S, Blecha L,Lowenstein W, Martinot JL, Reynaud M, Lépine JP. New treatments for cocaine dependence: a focused review.Int J Neuropsychopharmacol. 2008 May;11(3):425-38. Epub 2007 Oct 10.</ref>
 
===Statistique===
 
;Évaluation de la consommation
Selon le rapport de l'[[OICS]] du {{1er mars}} [[2006]], la cocaïne arrive au deuxième rang des [[drogue]]s dont l'usage est le plus répandu en [[Amérique du Nord]]. Il est estimé que les [[États-Unis]] comptent à eux seuls 2,3 millions d'usagers.
 
;Évaluation de la production
De 900 à {{formatnum:1000}} tonnes de cocaïne sont produites chaque année.<ref name="monde">''La cocaïne se démocratise en France et gagne du terrain sur le cannabis'', ''[[Le Monde]]'', 18 octobre 2006</ref>
 
La [[Colombie]] est le premier pays producteur de cocaïne, totalisant à elle-seule {{Unité|776|tonnes}} par an (données 2005{{référence nécessaire}}).
 
;Évaluation du trafic
Selon un rapport de l'[[Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants]] ([[OCRTIS]]) du 18 octobre 2006, les saisies de cocaïne de 2005 ({{Unité|5|tonnes}}) sont en progression de 16 % par rapport à 2004, qui constituait déjà un record.<ref name="monde"/>
 
Le marché américain reçoit 600 des 900 à {{formatnum:1000}} tonnes produites chaque année.<ref name="monde"/>
 
En Europe, le coût de la cocaïne est d'environ {{formatnum:26000}} à {{formatnum:28000}} euros le kilo (soit 26 à 28 euros le gramme).<ref name="monde"/>
 
===Termes dérivés===
 
; Cocaïnomanie
Ce terme est composé de cocaïne et de manie, du [[grec ancien|grec]] ''mania'' pour « [[folie]], passion ». Il désigne une [[consommation]] régulière et non-contrôlée de cocaïne, amenant un état de [[dépendance (toxicologie)|dépendance]], soit une [[toxicomanie]].
 
; Cocaïnomane
Ce terme dérivé du précédent désigne les personnes atteintes de cocaïnomanie.
 
; Cocaïnisme
Ce terme désigne une [[intoxication]] chronique à la cocaïne.
 
== Extension ==
=== France ===
 
Restée longtemps la drogue des nantis et du "showbiz", la cocaïne se répand chez les employés et au sein de [[secteur]]s professionnels plus traditionnels, comme le BTP, la restauration ou le commerce, à titre de stimulant. La cause de cette extension est la baisse des coûts et l'augmentation des entrées de cocaine en France. Ainsi, de 1997 à 2007, le coût de la cocaine pour le consommateur a chuté de moitié. Il est passé de 120 euros (800 francs) à 60 euros par gramme de cocaïne. <ref>[http://www.lefigaro.fr/france/20070731.FIG000000173_la_consommation_de_cocaine_progresse_dans_l_entreprise.html ''La consommation de cocaïne progresse dans l'entreprise'', Le Figaro, 31 juillet 2007]</ref>
 
Le Code du travail interdit les prélèvements urinaire ou sanguin en entreprise pour détecter d'éventuelles traces de drogues, en dehors des postes dits « de sécurité ». Toutefois un contrôle est tout à fait légal sur la route.
 
==Références==
 
{{reflist}}
 
==Voir aussi==
 
{{Commons|Cocaine|la cocaïne}}
 
===Articles connexes===
 
* [[Cocaïne]]
* Forme dérivée : [[Crack (stupéfiant)|crack]]
* [[Free base]]
* [[Toxicomaniedrogue]]
* [[stupéfiant]]
* [[addiction]]
* [[sevrage (toxicologie)|sevrage]]
* [[surdose|overdose]]
 
===Lien externe===
 
{{fr}} [http://www.drogues.gouv.fr Site de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie]
 
{{fr}} [http://www.ofdt.fr Site de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies]
{{Portail|médecine|chimie|pharmacie}}
 
* {{fr}} [http://www.annecoppel.fr;: site d'Anne Coppel - recherches&actions]
 
=== Bibliographie ===
 
* [[Sigmund Freud]] : ''Contribution à la connaissance des effets de la coca'', (1885) dans ''Un peu de cocaïne pour me délier la langue'', Max Milo Éditions, 2005. ISBN 2914388764
 
{{Anesthésique local}}
{{Portail|médecine|chimie}}
 
{{Lien BA|en}}
 
[[Catégorie:PsychotropeAnesthésique (nom familier)local]]
[[Catégorie:Alcaloïde tropanique]]
[[Catégorie:Stimulant]]
[[Catégorie:Ester carboxylique]]
 
[[csaf:Crack (droga)Kokaïen]]
[[dear:Crack (Droge)كوكايين]]
[[be-x-old:Какаін]]
[[en:Crack cocaine]]
[[esbg:Crack (droga)Кокаин]]
[[bn:কোকেইন]]
[[et:Crack]]
[[eubs:Crack (droga)Kokain]]
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[[fa:کراک کوکائین]]
[[fics:CrackKokain]]
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[[it:Crack (stupefacente)]]
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[[tr:Crack (uyuşturucu)]]
[[hr:Kokain]]
[[hu:Kokain]]
[[id:Kokaina]]
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[[it:Cocaina]]
[[ja:コカイン]]
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[[lt:Kokainas]]
[[ms:Kokaina]]
[[nl:Cocaïne]]
[[nn:Kokain]]
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[[ro:Cocaină]]
[[ru:Кокаин]]
[[sh:Kokain]]
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[[zh-yue:古柯鹼]]
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