Différences entre les versions de « Photographie/Personnalités/D/Robert Doisneau »

aucun résumé de modification
 
[[Robert Doisneau photographed by Bracha L. Ettinger in his studio in Montrouge, 1992.jpg|thumb|240px|Robert Doisneau, photographié par Bracha L. Ettinger dans son studio de Montrouge, en 1992.]]
{{Infobox Artiste
| nom = Robert Doisneau
| autres noms =
| image =
| nom de naissance =
| date de naissance = {{Date de naissance|14|4|1912|en photographie}}
| lieu de naissance = Gentilly (Val-de-Marne)|Gentilly (Val-de-Marne)
| date de décès = {{Date de décès|1|4|1994|14|4|1912|en photographie}}
| lieu de décès = Montrouge (Hauts de Seine)
| nationalité = France|Française
| activités = Photographie
| autres activités =
| formation = Arts graphiques (École Estienne)
| maîtres = André Vigneau,
| élèves =
| mouvement = Photographie humaniste
| mécènes =
| influencé par =
| influence de =
| récompenses = Kodak|Prix Kodak 1947, <br>prix Niépce|Prix Niepce 1956, <br>Grand Prix national de la photographie 1983.
| œuvres principales = ''Le Baiser de l'Hôtel de ville'' <br> La série de la galerie Romi
| compléments =
}}
 
'''Robert Doisneau''', (né le {{Date de naissance|14| avril|1912|en photographie}}1912 à Gentilly (Val-de-Marne)|Gentilly -et mortdécédé le {{Date1er deavril décès|1|avril|1994||||en photographie}} à Montrouge), estétait un photographedes France|français,plus parmipopulaires lesphotographes plusfrançais populairesde dl'après-guerre. Il fut, aux côtés de [[Willy Ronis]], d'[[Édouard Boubat]], d'[[Izis]] et d'[[Émile Savitry]], l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.
 
Il fut, aux côtés de Willy Ronis, d'Édouard Boubat, d'Izis et d'Émile Savitry, l'un des principaux représentants du courant de la photographie humaniste française.
 
== Biographie ==
Robert Doisneau est né dans le sud de la banlieue parisienne au sein d'une famille bourgeoise. Il étudie les Arts graphiques à l’École Estienne et obtient son diplôme de Gravure|graveur et de Lithographie|lithographe en 1929.
 
Robert Doisneau est né dans le sud de la banlieue parisienne au sein d'une famille bourgeoise. Il a étudié les Arts graphiques à l’École Estienne et a obtenu son diplôme de graveur et de lithographe en 1929.
Un an plus tard, il intègre l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire. En 1931, Robert Doisneau rencontre Pierrette Chaumaison avec qui il se marie trois ans plus tard ; il devient cette même année l’opérateur d’André Vigneau avec lequel il découvre la Nouvelle Objectivité photographique.
 
Un an plus tard, il intègra l’[[Atelier Ullmann]] en tant que [[photographe publicitaire]]. En 1931, il rencontra Pierrette Chaumaison et se maria avec elle trois ans plus tard ; il devint cette même année l’opérateur d’André Vigneau avec lequel il découvrit la Nouvelle Objectivité photographique.
 
En 1932, il vendit son premier reportage photographique, qui fut diffusé dans le journal l’''Excelsior''.
 
En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne-Billancourt, l’embaucha comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fit renvoyer cinq ans plus tard, en 1939.
 
Désormais sans emploi, Robert Doisneau tenta de devenir photographe illustrateur indépendant. Il rencontra, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, [[Charles Rado]], fondateur de l’[[agence Rapho]]. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne (département)|Dordogne, fut interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale.
 
Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devint photographe indépendant en intégrant officiellement, dès 1946, l’agence de photographie Rapho. C'est sans doute à cette époque que se manifesta l'influence réciproque entre lui et [[Jacques Henri Lartigue]].
En 1932, il vend son premier reportage photographique, qui est diffusé dans l’''Excelsior (journal)|Excelsior''.
 
Il se mit alors à produire et à réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (URSS, États-Unis, Yougoslavie, etc.). Certains de ses reportages parurent dans des magazines comme ''Life'', ''Paris Match'', ''Réalités'', ''Point de vue'', ''Regards'', etc.
En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne-Billancourt, l’embauche comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fait renvoyer cinq ans plus tard, en 1939.
 
En 1947, il rencontra Robert Giraud, chez l'antiquaire Romi ; ce futt alors le début d'une longue amitié et d'une fructueuse collaboration. Doisneau devait publier une trentaine d’albums dont ''La Banlieue de Paris'' (Seghers, 1949), avec des textes de w:Blaise Cendrars|Blaise Cendrars. Il travailla un temps pour ''Vogue'', de 1948 à 1953, en qualité de collaborateur permanent. Il fut aussi l'ami de Jacques Yonnet et ses photos illustrent son fameux ''Enchantements sur Paris'' (Denoël, 1954) devenu ''La ville des maléfices''.
Désormais sans emploi, Robert Doisneau tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Il rencontre, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Charles Rado, fondateur de l’agence Rapho. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne (département)|Dordogne, est interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale.
 
Son talent de photographe fut récompensé à diverses reprises : le [[prix Kodak]] en 1947, le [[prix Niépce]] en 1956. En 1960, Doisneau monta une exposition au Musée d'art contemporain de Chicago. En 1975, il fut l'invité d'honneur des [[Rencontres d'Arles]]. Une exposition lui y fut consacrée.
Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devient photographe indépendant en intégrant officiellement, dès 1946, l’agence de photographie Rapho. C'est sans doute à cette époque que se manifeste l'influence réciproque entre lui et Jacques Henri Lartigue.
 
Il reçut d'autres prix pour son travail : le Prix du Livre des Rencontres d'Arles pour ''L'Enfant et la Colombe'' (1979) et pour ''Trois secondes d'éternité'' en 1980, chez Contrejour, le [[Grand Prix national de la Photographie]] en 1983 et le prix Balzac en 1986.
Il se met alors à produire et à réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger (Union des républiques socialistes soviétiques|URSS, États-Unis, Yougoslavie, etc.). Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme ''Life'', ''Paris Match'', ''Réalités (France)|Réalités'', ''Point de vue (hebdomadaire)|Point de vue'', ''Regards'', etc.
 
En 1986, les Rencontres d'Arles ont présenté une exposition intitulée ''De Vogue à Femmes, Robert Doisneau''.
En 1947, il rencontre Robert Giraud, chez l'antiquaire Romi (écrivain)|Romi, c’est alors le début d'une longue amitié et d'une fructueuse collaboration. Doisneau publiera une trentaine d’albums dont ''La Banlieue de Paris'' (Éditions Seghers|Seghers, 1949), avec des textes de Blaise Cendrars. Il travaillera un temps pour ''Vogue'', de 1948 à 1953 en qualité de collaborateur permanent. Il est aussi ami de Jacques Yonnet et ses photos illustrent son fameux ''Enchantements sur Paris'' (Denoël, 1954) devenu ''La ville des maléfices'' (Biblio).
 
En 1992, Doisneau présenta une rétrospective au Musée d'art moderne d'Oxford. Ce fut la dernière exposition de ses œuvres organisée de son vivant. En 1994, les Rencontres d'Arles ont présenté ''Hommage à Robert Doisneau''.
Son talent de photographe sera récompensé à diverses reprises : le prix Kodak en 1947, le prix Niépce|prix Niepce en 1956 en photographie|1956. En 1960 en photographie|1960, Doisneau monte une exposition au Musée d'art contemporain de Chicago. En 1975, il est l'invité d'honneur du festival des Rencontres d'Arles (France). Une exposition lui y est consacrée.
Il recevra d'autres prix pour son travail : le Prix du Livre des Rencontres d'Arles pour ''L'Enfant et la Colombe'' (1979) et pour ''Trois secondes d'éternité'' en 1980, chez contrejour, le Grand Prix national de la photographie en 1983 et le prix Balzac en 1986.
En 1986, le festival des Rencontres d'Arles présente une exposition intitulée ''De Vogue à Femmes, Robert Doisneau''.
En 1992, Doisneau présente une rétrospective au Musée d'art moderne d'Oxford. Ce sera la dernière exposition de ses œuvres organisée de son vivant. En 1994, le festival des Rencontres d'Arles présentait ''Hommage à Robert Doisneau''.
 
Sa femme Pierrette meurtmourut en 1993 alors qu'elle souffresouffrait de la maladie de Parkinson et d'de la maladie d'Alzheimer|Alzheimer. Robert Doisneau meurt luimourut six mois plus tard, le {{Date|1|avril|1994|en photographie}}, à Montrouge. Il est enterré à Raizeux, aux côtés de sa femme.
 
== Son œuvre ==
[[Fichier:Photographers Robert Doisneau (left) and André Kertész in 1975 b.jpg|thumb|eight|upright 1.22|Robert Doisneau (à gauche) et [[André Kertész]], Arles, 1975 en photographie|1975]]
Robert Doisneau est l'un des photographes français les plus connus à l'étranger notamment grâce à des photos comme ''Le Baiser de l'hôtel de ville''. Ses photographies noir et blanc des rues de Paris d'après-guerre et de sa banlieue ont fait sa renommée.
 
Robert Doisneau fut l'un des photographes français les plus connus à l'étranger notamment grâce à des photos comme ''Le Baiser de l'hôtel de ville''. Ses photographies noir et blanc des rues de Paris d'après-guerre et de sa banlieue ont fait sa renommée.
Doisneau est ''un passant patient'' qui conserve toujours une certaine distance vis-à-vis de ses sujets. Il guette l'anecdote, la petite histoire. Ses photos sont souvent empreintes d'humour mais également de nostalgie, d'ironie et de tendresse.
 
Doisneau fut ''un passant patient'' qui conserva toujours une certaine distance vis-à-vis de ses sujets. Il guettait l'anecdote, la petite histoire. Ses photos sont souvent empreintes d'humour mais également de nostalgie, d'ironie et de tendresse.
Robert Doisneau travaillait sur Paris, ses faubourgs et ses habitants : artisans, bistrots, clochards, gamins des rues, amoureux, bateleurs, etc. Il enregistra pendant près d'un demi-siècle des milliers de portraits du petit peuple de Paris.
 
Robert Doisneau travaillait à Paris, s'intéressant à ses faubourgs et à ses habitants : artisans, bistrots, clochards, gamins des rues, amoureux, bateleurs, etc. Il enregistra pendant près d'un demi-siècle des milliers de portraits du petit peuple de Paris.
 
Il a participé au [[Groupe des XV]] aux côtés de [[René-Jacques]], de [[Willy Ronis]], de [[Pierre Jahan]], dans les années 1950.
 
Il a participé au Groupe des XV aux côtés de René-Jacques, de Willy Ronis, de Pierre Jahan, dans les années (1950)
== Matériel ==
 
Robert Doisneau utilisait comme appareils photo des Rollei|Rolleiflex Appareil photographique de moyen format|format 6x6, au début de sa carrière ; puis des Nikon F et Leica Format 35 mm|format 24 × 36.
Robert Doisneau utilisait des [[Rollei|Rolleiflex]] de moyen format|format 6x6, au début de sa carrière, puis des [[Nikon]] F et des [[Leica]] en format 24&nbsp;×&nbsp;36.
 
== Œuvres photographiques ==
* 1936 : ''Le déjeuner sur l'herbe''
{{colonnes|nombre=2|
* 19361939 : ''LeLa Déjeunersix surchevaux l'herbedes vacances''
* 1939 : ''La Six chevaux des vacances''
* 1940 : ''Lâcher de tracts''
* 1945 : ''Amour et barbelés & La Voiturevoiture fondue''<ref>http://www.evene.fr/arts/actualite/robert-doisneau-photo-voiture-fondue-2506.php</ref>
* 1945 : ''Le plongeur du pont d'Iéna''
* 1945 : ''Le terril, Lens''
* 1946 : ''Quai du Vert Galant''
* 1950 : ''Le baiser de l'Hôtel de Ville''
* 1950 : ''Le Baiser de l'hôtel de Ville''<ref>[http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2007/12/19/591-speaking-of-pictures Analyse de la photographie] par André Gunthert de l'EHESS.</ref>
* 1951 : ''Rue Mouffetard''
* 1956 : ''Les Écoliers de la rue Damesme''
* 1956 : ''Le Timidetimide à lunettes''
* 1956 : ''Bolides à Paris''
* 1956 : ''Cadran scolaire''
* 1957 : ''La Pendulependule''
* 1957 : ''Les Enfantsenfants de la Place Herbert''
* 1958 : ''La Transhumancetranshumance''
* 1959 : ''La Récréationrécréation, rue Buffon, à Paris''
* 1959 : ''Les Sables d'Olonne''
* 1959 : ''Les Grandesgrandes Vacancesvacances''
* 1960 : ''Le Passantpassant avec un béret''
* 1971 : ''Devant la laiterie''
* 1982 : ''Le Parc Monceau'', 30,5 × {{unité|39.6|cm}}, (musée d'art de Toulon).
}}
 
* ''L'Alsace de 1945 par Doisneau'' (25 novembre 2008 au 25 janvier 2009), à la Filature de Mulhouse et jusqu'au 30 janvier 2009 au parc des Expositions de Strasbourg).
* ''Robert Doisneau 1945, un voyage en Alsace'' (28 août 2009 - 27 septembre 2009), Relais culturel régional de Thann<ref>[http://www.ville-thann.fr Informations sur le site de la ville de Thann]</ref>.
* ''Robert Doisneau, Du métier à l'œuvre'' (13 janvier - 18 avril 2010), [[Fondation Henri Cartier-Bresson]], Paris.
* ''Robert Doisneau, Palm Springs 1960'' ({{date|1|avril|2010}} - {{date|1|juin|2010}}), Galerie Claude Bernard, Paris.
* 2010 : Paris, [[Fondation Henri Cartier-Bresson]], du 13 janvier au 18 avril, exposition ''Du métier à l’œuvre''. Sélection d'une centaine de tirages originaux, réalisés à Paris et dans sa banlieue est une relecture de l’œuvre de cet immense photographe qui savait saisir l'image agréable ou l'anecdote inattendue.
* Robert Doisneau, le temps retrouvé (juin 2010- {{date|30|septembre|2010}}), la médiathèque, Dinan.
* ''Robert Doisneau'', rétrospective (10 avril - {{date|28|août|2011}} ), château de Malbrouck à Manderen, site du conseil général de la Moselle.
* 2012 : ''Robert Doisneau - Pêcheur d'images'' - Quentin Bajac Éditions Gallimard
 
== Notes et références ==
{{Références}}
 
== Annexes ==
{{Autres projets
| commons = Category:Robert Doisneau}}
=== Articles connexes ===
* Yvette Troispoux, la « Photocopine » de Doisneau
 
== Bibliographie ==
 
* Photographie/Personnalités/G/Jean-Claude Gautrand|GAUTRAND, Jean-Claude .- Robert Doisneau .- Cologne, Taschen, collection Icons, 2003, 192 p. ISBN 978-3-8228-1612-7
 
=== Liens externes ===
* {{autorité}}
* [http://www.robert-doisneau.com Le site officiel de Robert Doisneau]
 
* [http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=dossier&id=118 Le Paris de Doisneau] Ina Archives Télé
* [http://www.maisondelaphotographie-robertdoisneau.fr Site de la Maison de la photographie Robert-Doisneau]
 
{{Portail|photographie|France}}
 
{{DEFAULTSORT:Doisneau, Robert}}
Catégorie:Photographe français
Catégorie:Photographe humaniste
Catégorie:Photographe de rue
Catégorie:Photographe du XXe siècle
Catégorie:Élève de l'École Estienne
Catégorie:Personnalité française du XXe siècle
Catégorie:Naissance en avril 1912
Catégorie:Naissance à Gentilly
Catégorie:Décès en avril 1994
Catégorie:Décès à Montrouge
Catégorie:Décès à 81 ans
 
 
 
'''Robert Doisneau''' était un photographe français (1912-1994).
 
{{ébauche}}
 
 
== Expositions ==
 
* 2010 : Paris, Photographie/Institutions/Fondations#Fondation Henri Cartier-Bresson|Fondation Henri Cartier-Bresson, du 13 janvier au 18 avril, exposition ''Du métier à l’œuvre''. Sélection d'une centaine de tirages originaux, réalisés à Paris et dans sa banlieue est une relecture de l’œuvre de cet immense photographe qui savait saisir l'image agréable ou l'anecdote inattendue.
 
== Bibliographie ==
 
* Photographie/Personnalités/G/Jean-Claude Gautrand|GAUTRAND, Jean-Claude .- Robert Doisneau .- Cologne, Taschen, collection Icons, 2003, 192 p. ISBN 978-3-8228-1612-7
 
{{DEFAULTSORT:Doisneau, Robert}}