Différences entre versions de « Photographie/Personnalités/K/William Klein »

Au début des années 1950, Klein passa deux années à Milan afin de travailler avec des architectes italiens sur des peintures murales géométriques « Hard-edge ».
 
En 1954, il a rencontré [[w:Alexander Liberman|Alexander Liberman]], directeur artistique de l'édition américaine de ''[[w:Vogue|Vogue]]'', qui lui a proposé un contrat et des moyens financiers pour poursuivre son travail. Il devint l'un des photographes attitrés du magazine avec [[Richard Avedon]] et [[Henry Clarke]]. Parti à New-York, il a réalisé un « journal photographique » de son séjour et en a tiré un livre, ''New-York'' qui est sorti aux [[Éditions du Seuil]] en 1956, avec l'appui de [[w:Chris Marker|Chris Marker]]. Son travail photographique novateur contrastant avec tout ce qui s'était fait auparavant a suscité des réactions violentes mais lui a valu de recevoir le [[prix Nadar]] en 1957. Ce livre est aujourd'hui un ouvrage de collection quasi introuvable, sauf à des prix exorbitants.
Deux maîtres de la photographie ont signé l'entrée de la photo dans l'art contemporain et provoqué une véritable révolution : [[Robert Frank]] avec son ouvrage ''Les américains'' et William Klein avec ''New-York''. Leurs photographies viennent en rupture avec les images propres, parfaites, autonomes de l'« ancienne école » ([[Henri Cartier-Bresson]], [[Robert Doisneau]], etc.), elles osent les cadrages déséquilibrés, le flou, le grain, les mouvements et les bougés, les contrastes violents. Klein fait sienne l'opinion de [[Robert Capa]] : « si tes photos ne sont pas bonnes, c'est parce que tu n'es pas assez près ».