Différences entre versions de « Photographie/Personnalités/K/William Klein »

== Biographie ==
 
Fils d'immigrés juifs hongrois, William Klein a fait des études de sociologie puis effectué son service militaire. Le 13 juillet 1947, il s'est rendu pour la première fois à Paris, en tant que G.I., et il est tombé amoureux de « la plus belle fille du monde », Jeanne Florin, un modèle belge avec qui il a vécu et travaillé pendant plus de 50 ans (elle est décédée en 2005). Peu après il est entré dans l'atelier de peinture de [[w:Fernand Léger|Fernand Léger]] et parti vivre à La Garenne-Colombes.
 
Au début des années 1950, Klein passa deux années à Milan afin de travailler avec des architectes italiens sur des peintures murales géométriques « Hard-edge ».
 
En 1954, il a rencontré [[Alexander Liberman]], directeur artistique de l'édition américaine de ''[[Vogue]]'', qui lui proposea proposé un contrat et des moyens financiers pour poursuivre son travail. Il devint l'un des photographes attitrés du magazine avec [[Richard Avedon]] et [[Henry Clarke]]. Parti à New-York, il a réalisé un « journal photographique » de son séjour et en a tiré un livre : ''New-York'' qui est sorti aux [[Éditions du Seuil]] en 1956, avec l'appui de [[w:Chris Marker|Chris Marker]]. Son travail photographique novateur contrastant avec tout ce qui s'était fait auparavant a suscité des réactions violentes mais lui a valu de recevoir le [[prix Nadar]] en 1957. Ce livre est aujourd'hui un ouvrage de collection quasi introuvable, sauf à des prix exorbitants.
Deux maîtres de la photographie ont signé l'entrée de la photo dans l'art contemporain et provoqué une véritable révolution : [[Robert Frank]] avec son ouvrage ''Les américains'' et William Klein avec ''New-York''. Leurs photographies viennent en rupture avec les images propres, parfaites, autonomes de l'« ancienne école » ([[Henri Cartier-Bresson]], [[Robert Doisneau]], etc.), elles osent les cadrages déséquilibrés, le flou, le grain, les mouvements et les bougés, les contrastes violents. Klein fait sienne l'opinion de [[Robert Capa]] : « si tes photos ne sont pas bonnes, c'est parce que tu n'es pas assez près ».
 
{{En travaux}}
 
La photo doit bousculer. Elle est forte et ne prétend à aucune objectivité documentaire, le photographe est présent et peut mettre en scène, interagir avec le sujet : le regard caméra est dans ce sens percutant. Klein a su imposer un style et un regard instinctif a la photo. La réalité est vécue avec subjectivité et montrée comme elle est : parfois dérangeante, parfois violente.
 
[[w:Federico Fellini|Federico Fellini]] l'invitea invité pour devenir assistant sur le film ''[[lesLes Nuits de Cabiria]]''. Le film estfut retardé et Klein en revientrevint avec son album de photos ''Rome + Klein'' en 1958, puis ''Moscou'' et ''Tokyo'' qui furent des succès publiquespublics et d'édition. Il ferafit également ''Paris + Klein'' dans les années 2000.
 
 
{{En travaux}}
 
 
Il tourne plusieurs émissions pour l'émission ''[[Cinq colonnes à la une ]]'', {{Refnec|notamment ''Les Français et la politique'' qui sera censurée.}} En 1966, il réalise un film qui aura initialement peu de succès mais deviendra bientôt une œuvre culte, ''[[Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?]]''