Différences entre versions de « Photographie/Personnalités/K/William Klein »

En 1954, il rencontre [[Alex Liberman]], directeur artistique de [[Vogue]], qui lui propose un contrat et des moyens financiers pour poursuivre son travail. Il est l'un des photographes attitrés de Vogue avec [[Richard Avedon]]. Il part à New-York et réalise un "journal photographique" de son séjour. Il en tire un livre : "New-York" qui sortira au [[Éditions du Seuil|Seuil]] en 1956 appuyé par [[Chris Marker]]. Son travail photographique contraste avec tout ce qui s'était fait auparavant. Novateur, il suscite des réactions violentes et obtient le prix Nadar en 1957. Le livre devient très vite un collector quasiment introuvable aujourd'hui.
Deux maîtres de la photographie signent l'entrée de la photo dans l'art contemporain. [[Robert Frank]] et son ouvrage "Les américains" publié par [[Robert Delpire]], et William Klein avec "New-York", initient une véritable révolution : la photographie est considérée comme une rupture avec l'ancienne école et l'image propre, parfaite, autonome ([[Cartier-Bresson]], [[Doisneau]], etc.) : décadrage, flous, grains, vitesses, mouvements et bougés, forts contrastes. Il adopte la leçon de [[Capa]] : "siSi lates photophotos n’estne sont pas bonnebonnes, c’estc'est parce que lestu gens ne sontn'es pas assez près…près".
 
La photo doit bousculer. Elle est forte et ne prétend à aucune objectivité documentaire, le photographe est présent et peut se mettre en scène, interagir avec le sujet : le regard caméra est dans ce sens percutant. Klein a su imposer un style et un regard. La réalité est vécue avec subjectivité et montrée comme elle est : parfois dérangeante, parfois douce.
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