Différences entre les versions de « Une histoire des transmutations biologiques/De la force vitale à la radioactivité »

m (→‎Entre 1579 et 1644, un saule transmute de l'eau en bois : typo : pas de marque de pluriel sur le numéral cardinal ; "quatre" est invariable)
(→‎1844 : Le cresson forme du soufre : Berzelius cite Vogel)
== Au XVIII{{e}} siècle, la vie peut créer de la matière grâce à la « force vitale » ==
 
Au XVIII{{e}} siècle on attribue les réactions organiques à une «  force vitale  », ou une «  force de vie  ».
 
À cette époque [[w:Albrecht Daniel Thaer|Albrecht Daniel Thaer]] (1752-1828) montre que dans certaines circonstances la plante change le calcium en silicium, d’après lui le calcium proviendrait du potassium.
Pour les réactions purement chimiques (presque toutes), elle reste vraie. Dans le cas où il y a en même temps des réactions nucléaires (fission ou fusion), totalement inconnues à cette époque, la masse des noyaux des constituants de départ et d'arrivée est différente. C'est le cas des interactions dues à la radioactivité, aux rayons cosmiques ou aux neutrinos qui traversent la matière. C'est aussi le cas lors des transmutations biologiques qui combinent des réactions chimiques et nucléaires.
 
== 1797 : Des graines de céréales «  créent  » de la matière ==
 
De 1795 à 1797, l'Académie des Sciences de Berlin organise un concours pour déterminer si les éléments chimiques que l’on trouve étaient déjà là, ou ont été fabriqués par la «  force vitale  ». C’est Schrader qui gagne le concours.
Il fait germer des graines de blé, d'orge et de seigle dans de la fleur de soufre et de l'eau distillée.
La comparaison des analyses des germes et des graines montre que de la matière a été créée (éléments chimiques)<ref name="Biberian" >Jean-Paul Biberian et les transmutations biologiques http://www.jeanpaulbiberian.net/recherche_transmutations.htm</ref>.
La poule est donc capable de former la coquille de ses œufs soit à partir du calcium, lorsqu'elle en dispose, sinon à partir d'un autre élément chimique.
 
En 1799, Louis-Nicolas Vauquelin, qui étudie la ponte des poules, après ses analyses, termine ainsi : «  Je ne donne, au reste, ces résultats que comme des aperçus auxquels l'expérience m'a, en quelque sorte, conduit malgré moi, et auxquels je ne puis encore accorder une confiance entière ; mais s'ils paroissent de quelqu'intérêt, j'engage les chimistes à les répéter, et à les varier de diverses manières (...) ; et, si nous arrivions aux mêmes résultats, ce seroit un grand pas de fait dans la philosophie naturelle, et beaucoup de phénomènes, dont la cause est inconnue, seroient expliqués  » <ref name="Vauquelin" >"Expériences sur les excréments des poules, comparés à la nourriture qu'elles prennent, et Réflexions sur la formation de la coquille d'œuf, par le citoyen Vauquelin", Annales de Chimie, vol 29, 30 nivôse an VII, 19/01/1799, pages 3 à 26</ref>{{exp|,}} <ref name="PreuvesBio" >Preuves en Biologie de Transmutations à Faible Énergie, Louis C. Kervran, Paris 1975, Maloine, ISBN 2-224-00178-9.</ref> page 48. Flaubert évoque indirectement Vauquelin dans ''Bouvard et Pécuchet''.
 
Vauquelin est prudent car il n'a fait qu'une expérience, mais il a bien compris que certains processus biologiques ne suivent pas la conservation de masse établie par Lavoisier pour la chimie minérale.
== 1820 : Concours, les éléments inorganiques sont-ils fournis de l’extérieur ? ==
 
Dans les années 1820, la Société Royale de Science de Goettingen avait organisé un concours anonyme pour répondre à la question suivante : «  Les éléments inorganiques que l’on trouve dans les plantes sont-ils des composés essentiels des plantes vivantes, nécessaires à leur développement, et sont-ils fournis de l’extérieur ?  »<ref name="Biberian" />.
 
La question se pose parce que les contradictions persistent.
#la quantité de matière ne change pas au cours de la germination.
 
== 1844 : ÉvidenceLe decresson laforme transmutationdu biologiquesoufre ==
 
En 1844, un savant allemand, Vogel, sème des graines de cresson dans du verre pilé, sous cloche de verre, les arrose d'eau distillée, et analyse l'air de la pièce où il ne trouve pas de souffre.
En 1844, Vogel montre l'évidence de la transmutation biologique. J.J. Berzelius rapporte l'expérience dans son traité sur la chimie des minéraux, de plante et d'animal de 1849.
 
Quelques mois après, le cresson cultivé sans souffre contenait 0,63% de souffre, et le double de la semence, contre 1,34% pour le cresson cultivé normalement, et 5 fois celui de la semence. C'est donc que le cresson forme du soufre. [[w:Jöns Jacob Berzelius]] rapporte l'expérience dans son traité de chimie minérale, végétale et animale <ref name="Berzelius1849" >[http://books.google.fr/books?id=_cPznBrshcIC&pg=PP9&dq=Berzelius+Hoefer++Esslinger+1849&hl=fr&sa=X&ei=JXLFT62wDNSX0QWPzY2KBg&sqi=2&ved=0CDgQ6AEwAA#v=snippet&q=vogel%20souffre&f=false Traité de chimie minérale, végétale et animale], Jacob Berzelius, traduit par MM. Hoefer et Esslinger, 2ème édition française, 1849</ref>.
 
== 1850 : Variation de la quantité de magnésium dans des plantes ==
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