Différences entre les versions de « Photographie/Colorimétrie/Généralités sur les couleurs »

En pratique, contrairement à nos oreilles qui savent reconnaître les harmoniques des sons et donc différencier le ''la'' d'un violon et celui d'une clarinette, nos yeux sont incapables d'analyser les rayonnements et d'en discerner les composantes. Il en résulte qu'une même sensation colorée peut parfaitement être produite par des rayonnements de composition fort différentes.
 
Il n'est donc pas nécessaire que les lumières émises par les zones homologues du sujet et de son image aient des compositions spectrales parfaitement identiques, mais seulement qu'il y ait '''identité d'aspect'''. C'est à partir de cette notion que sont développées les théories actuelles de la colorimétrie.
 
== Défauts et corrections ==
 
Diverses impossibilités de réalisation empêchent d'appliquer exactement le principe de Maxwell. La principale tient au fait que la restitution exacte des couleurs à partir des trois étalons rouge, vert et bleu exige théoriquement, comme nous le verrons plus loin, l'obtention de sensibilités partiellement négatives, ce qui est bien évidemment impossible.
{{En travaux}}
 
Par ailleurs, les colorants utilisés dans les procédés photographiques ou en imprimerie présentent des absorption spectrales indésirables. De ce point de vue, les problèmes rencontrés dans les processus argentiques se retrouvent intégralement lorsque l'on veut imprimer sur papier les photographies numériques. Il existe toutefois des processus de correction qui permettent d'approcher au mieux la restitution des couleurs d'origine.
 
== Couleurs objectives, couleurs de mémoire et couleurs préférées ==
. Cela ne veut nullement dire que les lumières émises par les zones homologues du sujet et de son image aient des compositions spectrales parfaitement identiquesé mais seulement qu'il y ait ![[Utilisateur:Jean-Jacques MILAN|Jean-Jacques MILAN]] ([[Discussion utilisateur:Jean-Jacques MILAN|discussion]])!!!~-~:!~2~S!. Nous devrons donc apprendre à analyseré comparer et enfin mesurer les couleurs pour comprendre comment on peut dans ce domaine approcher le résultat idéal.
Il est non moins nécessaire que nous prenions conscience des aspects psycho-physiques des impressions colorées. Tout d'abord le phénomène de mémorisation des couleurs joue et c'est celui qui nous permet de dire si les teintes d'une épreuve sont globalement conformes au souvenir que nous avons de celles du sujet. Les expériences systématiques de NEWHALLé BURNHAMé CLARKé BARTLESON et autres montrent qu'en règle générale la ~Q~1~~r-~~-s!S2!I~ a une teinte très voisine de la couleur réelle mais que l'on constate une tendance vers une augmentation de la saturation et de la luminance.
 
Pour juger de l'exactitude d'une reproduction colorée, il faudrait analyser à l'aide d'un colorimètre les lumières émises par les diverses zones des scènes photographiées et déterminer si elles ont été correctement reproduites sur les zones correspondantes des images. Convenons que cette opération peu banale serait en outre très difficile à mettre en œuvre, d'autant que les scènes photographiées peuvent avoir un caractère très fugace. Les '''couleurs réelles''' du sujet photographié ne peuvent donc presque jamais servir de référence pour le jugement des images.
D'autres expériences faites sur un grand nombre d'individus ont montré que les photographies jugées les meilleures présentaient des s~~!~~r~-2rõ!õrõ~~ à nouveau en discordance avec la reproduction objective.
BARTLESON et GRAY ont fait à ce sujet une étude sur trois éléments presque omniprésents sur les photographiesé d'amateurs en particulier: la teinte chairé le vert pelouse et le bleu du ciel. Le tableau ci-dessous indique le décalage par rapport aux teintes réelles pour les couleurs de mémoire et les couleurs préférées :
 
En pratique, c'est le phénomène de mémorisation des couleurs qui intervient et qui nous permet de dire si les teintes d'une épreuve sont globalement conformes au souvenir que nous avons du sujet original. Les expériences systématiques de chercheurs tels que Newhall, Burnham, Clark, Bartleson et autres montrent qu'en règle générale les '''couleurs de mémoire''' ont des teintes très voisines de la couleur réelle mais avec davantage de saturation et de luminosité. Les études statistiques correspondantes ont été faites à partir de plages uniformes censées représenter des éléments bien connus et très souvent photographiés : la « teinte chair », le « vert pelouse » et le bleu du ciel.
couleur de mémoire
 
D'autres expériences ont été faites sur un grand nombre de personnes à partir de photographies réelles par Bartleson et Gray, afin de déterminer leurs préférences pour ces trois couleurs de référence. En les mesurant sur les photographies jugées les meilleures, on trouve des '''couleurs préférées''' généralement différentes aussi bien des couleurs réelles que des couleurs de mémoire.
couleur
 
BARTLESON et GRAY ont fait à ce sujet une étude sur trois éléments presque omniprésents sur les photographiesé d'amateurs en particulier: la teinte chairé le vert pelouse et le bleu du ciel. Le tableau ci-dessous indique le décalage par rapport aux teintes réelles pour les couleurs de mémoire et les couleurs préférées :
référée
 
teinte chair
 
{| class="wikitable centre"
ƒle
! scope="col"|référence
! scope="col"|couleur de mémoire
! scope="col"|couleur préférée
|-
| teinte chair || plus jaune, plus pâle || un peu plus jaune, plus pâle
|-
| vert pelouse || plus bleutée || identique à la couleur réelle
|-
Ibleu| bleu ciel I|| plus bleu-vert I|| couleur réelle plus saturée I
|-
|}
 
un
 
On constate donc certaines discordances qui ne vont pas toujours dans le mˆmemême sensé mais dont les fab~icantsfabricants de surfaces sensibles tiennent compte danspour l'équilibrage chromatique de leurs produits.
ƒle
 
== Fausses couleurs ==
vert
 
Il convient de si~naler que sié dansDans l'usage courantécourant, la reproduction des couleurs est limitée au spectre visibleévisible mais rien n'interdit d'attribuer une couleur purement conventionnelle à une bande de radiations invisibleséinvisibles, par exemple au proche infra-rouge. Tous les raisonnements que nous ferons par la suite peuvent donc ˆtreêtre facilement extrapolés à n'importe quel domaine spectral.
elouse
 
lus bleutée
 
identi ue à la couleur réelle
 
Ibleu ciel I plus bleu-vert I couleur réelle plus saturée I
 
On constate donc certaines discordances qui ne vont pas toujours dans le mˆme sensé mais dont les fab~icants de surfaces sensibles tiennent compte dans l'équilibrage chromatique de leurs produits.
 
Il convient de si~naler que sié dans l'usage couranté la reproduction des couleurs est limitée au spectre visibleé rien n'interdit d'attribuer une couleur purement conventionnelle à une bande de radiations invisiblesé par exemple au proche infra-rouge. Tous les raisonnements que nous ferons par la suite peuvent donc ˆtre facilement extrapolés à n'importe quel domaine spectral.