« Photographie/Tirage des épreuves/Méthodes générales d'agrandissement » : différence entre les versions

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Juger de ce que sera un agrandissement positif d'après l'aspect du négatif n'est pas chose aisée, et bien souvent on s'aperçoit en observant attentivement le tirage que l'on pouvait encore enlever quelques parties supplémentaires...
 
== Le masquage et la surimpression ==
 
Une fois le cadrage défini, il faut réfléchir à la façon de mettre en valeur le sujet de façon optimale. Il s'agit d'équilibrer les valeurs de gris, on dit parfois « harmoniser » l'image.
 
Souvent, on s'aperçoit que certaines zones de l'image positives sont trop sombres, mais que les zones claires correspondantes du négatif présentent des détails. On s'arrange alors pour masquer ces zones, ou les « retenir », afin qu'elle apparaissent plus claires sur l'épreuve finale. Au contraire, les zones les plus sombres du négatif donnent facilement des plages blanches, sans détails, sur l'agrandissement. De telles zones donnent une impression de vide très désagréable et il faut les surimpressionner de façon que les détails qu'elles contiennent puissent apparaître. Cette surimpression (à ne pas confondre avec une superposition d'images) est d'autant plus nécessaire que lorsque l'on examine une photographie, le regard se porte en priorité vers les zones les plus claires et si celles-ci ne sont pas intéressantes, alors il y a de grandes chances pour que l'épreuve soit ratée.
 
Inversement, au lieu de faire apparaître certains détails, il est parfois intéressant de les faire disparaître. En éclaircissant la tonalité d'un visage, on peut ainsi atténuer dans une certaine mesure les défauts de la peau. De même, si des détails gênants apparaissent dans les zones sombres, il est souhaitable de les atténuer ou même de les faire disparaître grâce à un assombrissement local. C'est le même principe que pour la prise de vue en studio, le portraitiste habile s'efforcera de mettre en lumière ce qu'il y a de meilleur dans un visage et de laisser dans l'ombre ce qui ne mérite pas d'être montré.
 
Le masquage et la surimpression ne peuvent être pratiqués commodément que si le temps de pose du papier d'agrandissement est suffisamment long. En-dessous d'une dizaine de secondes, il devient très difficile de contrôler les durées de façon fiable et répétitive.
 
Dans les cas les plus simples, s'il s'agit de masquer ou de surimpressionner des zones relativement vastes de l'image, les mains suffisent. Avec un peu d'habileté et d'expérience, il est possible de masquer efficacement les zones à retenir avec un ou plusieurs doigts, de réaliser des contours approximatifs pour éclaircir un visage, la terre par rapport au ciel, des rochers, etc. De même, en accolant les mains et en laissant entre elles quelque espace, on peut donner plus de lumière aux zones qui en ont besoin. Il est recommandé dans ce cas d'équiper l'agrandisseur d'un allumage par pédale, de façon à garder les mains libres pendant cette opération.
 
Pour les masquages plus localisés ou demandant plus de précision, de petits morceaux de carton découpés à la demande et tenus au bout d'une tige au-dessus des zones à masquer sont indispensables. On peut les fixer avec des pinces ou avec un peu de pâte adhésive. Des feuilles de carton