« Histoire de France/Affaiblissement de la monarchie » : différence entre les versions

 
== Louis XV — La guerre de sept ans ==
;Prospérité de la France
La France se releva des malheurs de la guerre. L'industrie prit un grand essor : les soieries, les draps fins, les tapisseries, les porcelaines étaient recherchés partout ; l'Europe, pour vivre « à la française », faisait la fortune du commerce. L'agriculture avait trouvé un puissant stimulant dans l'arrêté qui autorisait la libre circulation des grains. Le Canada, la Louisiane entretenaient d'actives relations avec les ports de l'océan atlantique ; Dupleix avait conquis tout le territoire qui relie Pondichéry à Chandernagor.
;Jalousie de l'Angleterre
Cette renaissance maritime et commerciale inquiéta l'Angleterre. En même temps qu'elle s'unissait à l'ambitieux Frédéric II contre Marie-Thérèse, elle demanda à la France le rappel de Dupleix (1754), détruisit plusieurs forts du Sénégal, et déclara la guerre en enlevant des navires marchands. La France répondit à cette agression en envoyant le maréchal de Richelieu conquérir Minorque, possession anglaise dans les Baléares (1756).
;Guerre de Sept ans
Au lieu de consacrer toutes ses ressources à la lutte contre l'Angleterre, Louis XV commit la lourde faute de s'allier avec Marie-Thérèse qui voulait reprendre la Silésie à Frédéric II. Ainsi la guerre commença presque en même temps sur le continent, sur mer et aux colonies.
;Opérations militaires sur le continent
Les armées françaises remportèrent d'abord quelques succès en Allemagne. Richelieu obligea l'armée anglaise à capituler à Clostersevern. Mais Frédéric II, grand capitaine, se mit lui-même à la tête de ses armées, tandis que Louis XV restait à ses plaisirs et confiait ses soldats à des courtisans qui ne connaissant rien du métier militaire, se firent battre à Rosbach (1757) et à Crevelt (1758). Quelques succès furent cependant remportés à Berghen et à Clostercamp (1760).
=== Questionnaire ===