Différences entre les versions de « Histoire de France/Triomphe de la royauté — guerres d'Italie »

 
== Louis XI — Charles le Téméraire ==
[[Fichier:Louis XI.jpg|thumb|Louis XI par Jean Du Tillet, XVI{{e}} siècle]]
[[Fichier:Charle le Téméraire.jpg|thumb|Charles le Téméraire en armure de combat]]
;La France à l'avènement de Louis XI
Pendant la guerre de Cent ans, de grandes familles féodales s'étaient reformées ; [[w:Charles VII|Charles VII]] lui-même avait eu déjà à lutter contre les puissants ducs de [[w:Bretagne|Bretagne]], de [[w:Bourbon|Bourbon]], d'[[w:Alençon|Alençon]], d'[[w:Armagnac|Armagnac]], etc... Son fils, Louis XI, passera tout son règne à les combattre et à les vaincre ; l'un de ses plus grands adversaires sera le duc de Bourgogne.
;Caractères de Charles le Téméraire et de Louis XI
[[w:Charles le Téméraire|Charles le Téméraire]], duc de Bourgogne, homme robuste et de grande taille, ami du luxe et des plaisirs, violent et bilieux, ne connaissait que la force comme moyen de succès. [[w:Louis XI|Louis XI]], au contraire, était petit et chétif ; mais actif, réfléchi, rusé, impitoyable. Sa maxime était : « Qui ne sait dissimuler ne sait régner ». Toutefois les débuts de son règne ne furent pas heureux ; son impatience d'humilier les grands nobles lui fit commettre des fautes, et il mécontenta tout le monde.
;[[w:Ligue du bien public|Ligue du bien public]]
Charles le Téméraire profita de ces mécontentements ; un grand nombre de vassaux, comtes et barons, s'unirent à lui et formèrent la Ligue<ref>Ligue : association de personnes ou de plusieurs États pour se défendre ou attaquer.</ref> du bien public (1465). Louis XI livra au Téméraire la bataille indécise de [[w:Bataille de Montlhéry|Montlhéry]] (1465) ; mais, trouvant les coalisés trop nombreux, il résolut de traiter avec eux plutôt que d'exposer de nouveau les destinées du royaume au hasard d'un combat ; il promit tant et si bien, à tous et à chacun, que furent signés les traités de [[w:Traité de Conflans|Conflans]] et de [[w:Traité de Saint-Maur|Saint-Maur]].
 
Par le traité de Conflans, il céda les villes de la Somme<ref>[[w:Villes de la Somme|]] : Amiens, Montdidier, [[w:Péronne|]], Corbie, Roye, Saint-Quentin.</ref> à Charles le Téméraire ; par celui de Saint-Maur, il donna la [[w:Normandie|Normandie]] à Charles, duc de Berry, son frère, le titre de connétable au comte de Saint-Pol, des pensions, des terres, des gouvernements aux autre seigneurs. Le peuple fut oublié ; aussi appela-t-il la coalition la Ligue du mal public.
;2{{e}} coalition
Pour Louix XI, autre chose était de promettre, autre chose de tenir.
 
Il comble de faveurs quelques seigneurs, flatte les bourgeois de Paris, donne de l'argent au duc de Bretagne, puis il enlève à son frère le gouvernement de la Normandie, moyennant une pension de {{formatnum:60000}} livres. Le duc de Bourgogne forme aussitôt une seconde ligue (1467).
;Louis XI à [[w:Péronne|Péronne]]
Louis XI eut recours à ses moyens familiers : l'intrigue et la ruse. Il offrit lui-même d'aller s'entretenir à Péronne avec son cher et féal cousin. Comme il s'y trouvait, arriva la nouvelle d'une révolte des Liégeois, excitée par des agents français. CHarles entra dans une fureur extrême, il voulait mettre le roi à mort ; ses conseillers s'y opposèrent mais Louis XI se trouva prisonnier dans le château. Pour recouvrer sa liberté, il signa le traité onéreux de Péronne, jura tout ce qu'on lui fit jurer, et fut contraint le suivre le duc au siège de Liège pour assister aux châtiments infligés aux bourgeois. Quand il revint à Paris, il se vengea de tous ceux qu'il soupçonnait de trahison, et fit casser le traité de Péronne par les états généraux réunis à Tours (1468).
;3{{e}} coalition
Une troisième ligue<ref>Au traité de Péronne le roi avait promis la Champagne à son frère, mais il lui donna la Guyenne pour l'éloigner du Téméraire. Ce fut une cause de la troisième coalition.</ref> se forma plus redoutable que les deux autres (1471). Charles le Téméraire rentra en Picardie, massacra les habitants de plusieurs villages et rentra en Picardie, massacra les habitants de plusieurs villages et vint faire le siège de Beauvais. La ville, sans garnison suffisante, fut défendue par les habitants, et le duc fut obligé de lever le siège. Il ne fut pas plus heureux à Rouen et ailleurs ; il finit par signer la trève[[w:trêve de Senlis|trêve de Senlis]].
 
Au siège de Beauvais, la tradition veut qu'une jeune fille, [[w:Jeanne Laisné|Jeanne Laisné]] (ou Fourquet), s'arma d'une petite hache pour repousser un Bourguignon qui sautait de son échelle d'assaut. Enhardies, les femmes de la ville portent poudre et armes aux combattants, jetant elles-mêmes sur les assaillants des pierres ou de l’huile bouillante.
=== Questionnaire ===
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