Différences entre les versions de « Histoire de France/Triomphe de la royauté — guerres d'Italie »

m
L'Italie attirait François I{{er}} ; mais comment y pénétrer ? Vingt mille Suisses, « ces dompteurs de princes », gardaient solidement les passages des Alpes, au mont Cenis et au mont Genèvre.
 
Le roi réunit une armée nombreuse, remarquable surtout par une forte artillerie et par les vieux capitaines de Charles VII et de Louis XII<ref>>Le connétable de Bourbon, Anne de Montmorency, La Trémouille, La Palisse, Lautrec, Trivulce et Bayard.</ref>. La nécessité leur inspira le projet d'Annibal, le passage des Alpes au défilé de l'Argentière. En six jours il fut effectué. Colonna, général ennemi, averti de l'arrivée des Français, ne voulait pas y croire : « Ont-ils volé par-dessus les montagnes ? » disait-il. Une heure après, Bayard et la Palisse, qui conduisaient l'avant-garde de l'armée, le faisaient prisonnier au milieu de son dîner, avec un butin considérable et mille hommes d'armes.
;Bataille de Marignan
Les Suisses se montrèrent intrépides : ils s'avançaient en colonne serrée, armés de leurs longues piques. L'artillerie française ouvrait dans leurs rangs de larges trouées ; chaque coup de canon emportait des files entières mais ils se serraient rapidement et avançaient toujours. Les deux armées furent bientôt mêlées dans une épouvantable lutte qui dura jusqu'à minuit. À ce moment, la lune se coucha et les ténèbres firent suspendre la bataille.