« Une histoire des transmutations biologiques/De la force vitale à la radioactivité » : différence entre les versions

Lessaigne cité, liens vers WP, relecture
(1822 à 1873 Prout Chubard Vogel Circa Herzeele)
(Lessaigne cité, liens vers WP, relecture)
== Au XVIII{{e}} siècle, la vie peut créer de la matière grâce à la « force vitale » ==
 
Au XVIII{{e}}, siècle on attribue les réactions organiques à une « force vitale », ou une « force de vie ». À cette époque [[w:Albrecht Daniel Thaer Thaer|Albrecht Daniel Thaer Thaer]] montre que dans certaines circonstances la plante change le calcium en silicium, d’après lui le silicium proviendrait du potassium. En 1832, Lampadius pensait que le silicium des plantes provenait de leur formation dans la plante.
 
À cette époque [[w:Albrecht Daniel Thaer|Albrecht Daniel Thaer]] montre que dans certaines circonstances la plante change le calcium en silicium, d’après lui le silicium proviendrait du potassium.
 
== 1777 : Antoine Lavoisier et la conservation de la matière ==
Pour les réactions purement chimiques (presque toutes), elle reste vraie. Dans le cas où il y a en même temps des réactions nucléaires (fission ou fusion), totalement inconnues à cette époque, la masse des noyaux des constituants de départ et d'arrivée est différente. C'est le cas des interactions dues à la radioactivité, aux rayons cosmiques ou aux neutrinos qui traversent la matière. C'est aussi le cas lors des transmutations biologiques qui combinent des réactions chimiques et nucléaires.
 
== 1797 : desDes graines de céréales « créent » de la matière ==
 
De 1795 à 1797, l'Académie des Sciences de Berlin organise un concours pour déterminer si les éléments chimiques que l’on trouve étaient déjà là, ou ont été fabriqués par la « force vitale ». C’est Schrader qui gagne le concours.
La comparaison des analyses des germes et des graines montre que de la matière a été créée (éléments chimiques)<ref name="Biberian" >Jean-Paul Biberian et les transmutations biologiques http://www.prismeshebdo.com/prismeshebdo/article.php3?id_article=490</ref>.
 
== 1799 : laLa poule produit du phosphore et du calcium ==
 
[[Image:Louis Nicolas Vauquelin.jpg|thumb|250px|Louis Nicolas Vauquelin (1763-1829)]]
 
En 1799, [[w:Louis-Nicolas Vauquelin|Louis-Nicolas Vauquelin]], membre de l’Académie des Sciences, étudie la ponte des poules. Il nourrit une poule uniquement d'avoine et, en 10 jours, elle produit 4 œufs et des fientes. Kervran rapporte la description très détaillée de Vauquelin (<ref name="PreuvesBio" />, pages 45 à 47).
 
Le bilan de phosphate de chaux est de 11,9 g dans les fientes moins 5,9 g dans l'avoine, donc une augmentation de 6,0 g.
Kervran, qui rapporte cette expérience, ne l'a pas lui-même reproduite, mais invite des chercheurs à le faire.
 
== 1807 : laLa moutarde et le radis formeraient du potassium ==
 
[[Image:Henri_Braconnot.jpg|thumb|250px|Henri Braconnot (1780-1855)]]
 
En 1807, [[w:Henri Braconnot|Henri Braconnot]], un chimiste réputé, montre la formation de potassium avec la germination de graines de moutarde et de radis. Cependant, des expériences faites par Lessaigne (1821), Jablonski (1836), de Sausure (1767-1845) ont contredit ces résultats, ils ne trouvèrent aucune variation de concentration en éléments chimiques<ref name="Biberian" />.
 
== 1808 : théoriquementThéoriquement, la cellule est un système matériel sans variation de masse ==
 
En 1808, Schwann expose la théorie de la cellule : à priori l'être vivant est un système matériel qui suit les lois de la mécanique, donc il n'y a pas de possibilité de variation de masse.
 
== 1820 : concoursConcours, les éléments inorganiques sont-ils fournis de l’extérieur ? ==
 
Dans les années 1820, la Société Royale de Science de Goettingen avait organisé un concours anonyme pour répondre à la question suivante : « Les éléments inorganiques que l’on trouve dans les plantes sont-ils des composés essentiels des plantes vivantes, nécessaires à leur développement, et sont-ils fournis de l’extérieur ? »<ref name="Biberian" />.
 
La question se pose parce que les contradictions persistent.
 
== 1821 : Aucune variation de concentration en éléments chimiques ==
 
Cependant, Lessaigne (1821), Jablonski (1836), de Saussure (1767-1845) ne trouvèrent aucune variation de concentration en éléments chimiques<ref name="Biberian" />.
 
"expérience récente de M. Lessaigne. Cet habile chimiste répéta de la manière suivante les expériences de M. Théodore De Saussure" :
<ref name="Lessaigne" >M. Lessaigne, rapporté par M. Achille Richard, dans [http://books.google.fr/books?id=Q9AWAAAAQAAJ&pg=PA71&lpg=PA71&dq=Schrader+graines+soufre&source=bl&ots=3NoCo6d4uz&sig=F0IYD9dpr2VzCt2s7xuxgpq8n8g&hl=fr&ei=1pgaTI7BI8yW4gb28Jm7Cg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CBoQ6AEwAQ#v=onepage&q=Schrader%20graines%20soufre&f=false Nouveaux éléments de botanique et de physiologie végétale], Bruxelles, 1857, </ref>
* 10 grammes de graines de sarrazin, arrosées et poussées jusqu'à 6 cm de hauteur, donnent les mêmes résultats que 10 grammes de graines non germées, après réduction en cendres :
* 190 mg de phosphate de chaux, 25 mg de carbonnate de chaux et 5 mg de silice.
 
== 1822 : L'incubation des oeufs augmente le carbonate de calcium ==
 
En 1831, Choubard fait germer des graines de cresson dans des coupes en verre propres et montre que les pousses contiennent des minéraux qui n'étaient pas dans les graines.
 
== 1832 : Silicium formé dans la plante ==
 
En 1832, Lampadius pensait que le silicium des plantes provenait de leur formation dans la plante.
 
== 1842 : La quantité de matière ne change pas ==
de ces éléments.
 
Il publie des travaux sur l'origine des substances inorganiques. Cette phrase vient de lui : „Ce"Ce n'est pas le sol qui apporte la plante, mais la plante qui apporte le sol. <ref name="Herzeele1876" >{{de}} A.v. Herzeele : Entstehung der unorganischen Stoffe, Berlin 1876</ref> <ref name="Herzeele1880" >{{de}} A.v. Herzeele : Die vegetabilische Entstehung des Phosphors und des Schwefels, Berlin 1880</ref> <ref name="Herzeele1881" >{{de}} A.v. Herzeele : Die vegetabilische Entstehung des Kalkes und der Magnesia, Berlin 1881</ref> <ref name="Herzeele1883" >{{de}} A.v. Herzeele : Weitere Beweise für die vegetabilische Entstehung der Magnesia und des Kalis, Berlin 1883</ref>.
 
Rudolf Hauschka publiera plus tard, dans ses propres ouvrages, plusieurs textes originaux de Albrecht von Herzeele, dont « Naissance des matières inorganiques » de 1876. <ref name="HerzeeleHauschka" >{{de}} Baron Albrecht von Herzeele, textes originaux en annexe de Rudolf Hauschka, L'origine des substances inorganiques, 1873</ref> <ref>{{de}} Rudolf Hauschka knüpfte später an Herzeele an und gibt u.a. im Anhang seiner eigenen Schrift ''Substanzlehre'' mehrere Schriften Herzeeles im originalen Wortlaut wieder, u.a. den Text ''Entstehung der unorganischen Stoffe'' von 1876. - '''Quelle:''' Rudolf Hauschka: ''Heilmittellehre. Ein Beitrag zu einer zeitgemäßen Heilmittelerkenntnis'', Verlag Vittorio Klostermann GmbH, Frankfurt (Main) 2004 86. Auflage), Seite 76, ISBN 3-465-03328-0 ([http://books.google.de/books?id=RcsqSSfJnVAC&pg=PA76&dq=Albrecht+von+Herzeele&cd=1#v=onepage&q=Albrecht%20von%20Herzeele&f=false Digitalisat])</ref> <ref name="de_Herzeele" >{{de}} Voir aussi l'article en allemand sur [http://de.wikipedia.org/wiki/Albrecht_von_Herzeele Albrecht von Herzeele].</ref>
 
De 1875 à 1883, VonHerzeeleVon Herzeele a aussi fait plusieurs centaines d'essais qui l'ont convaincu de la possibilité de transmutations biologiques dans l'huile de baleine.
 
== 1910 : laLa radioactivité à haute énergie ==
[[Image:Alpha_Decay.svg|thumb|250px|Radioactivité alpha par émission d'un noyau d'hélium]]
 
 
La radioactivité à haute énergie peut traverser la matière et provoquer des variations de composition chimique et des variations de masse globale dans un système qui alors n'est plus fermé.
 
La conservation de la matière s'étend à l'association masse et énergie par la correspondance <math>e = mc^2</math>.
 
Cette radioactivité à haute énergie n'est pas compatible avec la vie ; elle la perturbe et la détruit. Par contre les faibles énergies (entre forte et chimique) ne sont pas étudiées à cette époque, ni leurs relations avec les processus biologiques.
 
La conservation de la matière s'étend à l'association masse et énergie par la correspondance <math>e = mc^2</math>.
 
<noinclude>
369

modifications