Différences entre les versions de « La documentation »

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La concurrence effrénée, au contraire, engendre la rétention d'information, le secret, voire la falsification, qui sont autant de facteurs d'appauvrissement. Elle a finalement les mêmes effets pervers que la soif du pouvoir, dont elle n'est au fond qu'un autre aspect. Nous en reparlerons sans doute un peu plus loin, à propos du financement de la recherche par des sociétés privées et de ses conséquences sur la publication des résultats.
 
== Quelques problèmes d'enseignement et de qualification ==
 
Comme tout le reste, les techniques documentaires s'apprennent. Il s'agit même d'une discipline difficile mais il faut distinguer deux niveaux : celui qui correspond à une pratique de la documentation comme utilisateur et celui des professions documentaires, beaucoup plus complexe, qui intègre à la fois tous les éléments permettant une gestion économique de collections souvent très importantes et la mise à disposition du public concerné du contenu de ces collections.
 
Dans l'esprit de beaucoup, une documentaliste est avant tout une sorte de secrétaire, mais c'est évidemment une lourde erreur. En France, la plus faible qualification que l'on puisse acquérir dans le domaine de la documentation est un DUT, ce qui représente tout de même deux ans d'études à plein temps. Dans les établissements d'enseignement secondaire, le rôle des documentalistes est particulier ; depuis quelques années, après de longues luttes syndicales, ils, ou plutôt elles, car la profession est outrancièrement féminisée, ont acquis le statut de professeurs, ce qui était pour le moins logique ; l'accès à la profession se fait sur concours au niveau CAPES. Naturellement, d'autres formations de plus haut niveau existent, comme celles dispensées à l'École nationale des chartes [http://www.enc.sorbonne.fr/].
 
De nombreuses entreprises importantes possèdent un ou plusieurs services de documentation, dans lesquels travaillent souvent de façon conjointes des documentalistes diplômé(e)s et d'autres personnes hautement qualifiées dans d'autres domaines, par exemple des ingénieurs ayant une ancienneté suffisante pour bien connaître tous les rouages de la production. Ces derniers ont été souvent formés à la documentation sur le tas, d'autant plus que les formations classiques de documentalistes sont beaucoup plus consacrées à la gestion des livres et des périodiques qu'à celle de la « littérature grise » constituée par toutes sortes de documents de forme mal définie et très variable, rapports internes, catalogues industriels, notes de calculs, etc.
 
=== À propos des diverses manières d'apprendre ===
On aurait donc grand tort, non seulement de vouloir trop normaliser la pédagogie et les modes d'apprentissage, mais surtout de rendre l'enseignement de plus en plus théorique sous le fallacieux prétexte de faire des économies.
 
Ayant acquis un certain savoir, une certaine expérience, l'être humain qui avance en âge se doit d'en faire profiter les générations suivantes ; après avoir été longtemps un récepteur d'informations, le voici quiil devient à son tour producteur. La boucle est bouclée, même si bien sûr l'apprentissage ne s'arrête véritablement jamais, tant que l'on est sain d'esprit.
 
=== À propos de l'enseignement des techniques documentaires ===