« Philosophie/Perception » : différence entre les versions

Ensuite, dans la description du processus de perception, l'activité du sujet est définie de manière contradictoire. Quand la définition de Lalande nous dit « [...] un individu [...] s'oppose un objet qu'il juge spontanément distinct de lui », elle rend bien compte du fait qu'il y a une activité d'un sujet (par les verbes ''s'opposer'' et ''juger''), mais lui retire aussitôt cette activité par la qualité ''spontanée'' de l'extériorisation de la perception. Cette conception de la perception fait ainsi du monde extérieur à la fois un donné ''pour'' le sujet (le monde m'apparaît spontanément) et une projection ''du'' sujet (le monde extérieur est, au moins en partie, le fruit de mon activité). Il y a là une contradiction : si le monde extérieur des perceptions est une projection spontanée, comment pourrait-il entrer dans un processus d'interprétation du sujet ? l'activité du sujet devrait être dans ce cas considérée comme une illusion.
 
=== SujetLe sujet et ses perceptions ===
 
Cette dernière idée montre une autre difficulté dans la définition de Lalande : elle suppose l'antériorité d'un sujet sur ses perceptions comme s'il s'agissait d'une évidence.
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