Différences entre les versions de « Photographie/Traitements couleurs/Développement chromogène »

 
Ce coefficient s'écrit donc : <math>K_{(T)} = \frac{k_{(T+10)}}{k_{(T)}}</math>
 
== Paramètres modifiables par l'opérateur ==
 
Gehret qualifie d'« internes » les paramètres non modifiables liés d'une part à la constitution de telle ou telle pellicule couleurs et d'autre part à la composition des bains fournis ou agréés par le fabricant. Les paramètres « externes » sont au contraire ceux qui permettent une intervention de l'opérateur, et il n'y en a guère que trois : l'agitation, le temps de traitement et la température.
 
Il n'est guère conseillé, ni d'ailleurs vraiment intéressant, de trop faire joujou avec le mode d'agitation conseillé, sous peine d'aboutir à des résultats irréguliers et/ou à des déséquilibres de couleurs. En revanche, il est souvent possible de « décaler » les traitements préconisés par les fabricants afin de travailler avec plus de facilité.
 
Le problème vient du fait que pour un traitement donné, les valeurs qui sont imposées constituent un couple, par exemple 12 minutes à 25 °C ± 0,1 °C pour effectuer telle ou telle opération de développement. Cette façon de faire est souvent justifiée par le fait que les machines automatiques qui assurent le traitement sont prévues pour respecter les durées des passages dans les divers bains, et il faut dès lors que ceux-ci soient portés à la bonne température grâce à un système de régulation plus ou moins compliqué et généralement hors de portée de l'amateur moyen.
 
En fait, le problème peut souvent être pris à l'envers : si je dispose d'un laboratoire dont la température est très stable, mais un peu différente de celle qu'il faudrait théoriquement atteindre, puis-je déterminer le temps de traitement qui me permettrait d'obtenir les résultats nominaux malgré le décalage ? Gehret a montré que c'était possible dans pratiquement tous les cas, avec des résultats très proche de l'idéal, en adoptant pour les coefficients de température de l'ordre de 2,4, qui correspondent à une division par 2,4 des temps de traitement lorsque la température augmente de 10 °C, et inversement. Cette façon de faire est très intéressante car s'il est très difficile de bien stabiliser une température sensiblement différente de celle du laboratoire, en revanche il est très facile de faire varier un temps de traitement.
 
Gehret a également montré comment on pouvait construire facilement une règle à calcul pour éviter de fastidieux reports sur des diagrammes. Un tel instrument est rendu possible par le fait que la vitesse de développement varie avec la température selon une fonction logarithmique.
 
== Bibliographie ==
 
* GEHRET, Ernest Ch. .- Considérations sur le développement chromogène en fonction de la température. In : Photo-Revue, janvier 1970, pp. 10-13.