Différences entre versions de « Photographie/Rayonnements électromagnétiques/Rayonnement lumineux thermique »

Il est assez facile de définir et de mesurer la température de couleur du rayonnement solaire et celle des lampes à incandescence, mais ce n'est pas vrai pour d'autres sources telles que les lampes à vapeur de sodium ou la plupart des tubes fluorescents.
 
[[Image:Spectre d'une lampe halogène.jpg|center|Spectre d'une lampe aux halogènes]]
 
 
La lumière du jour est complexe car par beau temps, les objets qui nous entourent sont éclairés à la fois par la lumière directe du soleil (modifiée après qu'elle a traversé l'atmosphère terrestre) et par le ciel bleu. Elle varie donc énormément en fonction des circonstances et on ne peut guère l'évaluer avec une relative précision que si le temps est beau.
 
[[Image:Température de couleur du rayonnement solaire.png|thumb|400px|center|Évaluation rapide de la température de couleur du rayonnement solaire en France, en fonction de la date et de l'heure, par beau temps.]]
 
 
La lumière émise par le ciel bleu a une température de couleur très élevée, pouvant atteindre facilement 10 000 K ou davantage, et cette valeur est évidemment de beaucoup supérieure à sa véritable température et même à la température de la surface du soleil. C'est pourquoi les ombres paraissent souvent bleues, de même que les paysages de montagne enneigés, et dans de nombreux cas une correction est nécessaire pour obtenir un rendu plus naturel. Cette correction s'effectue à la prise de vue par des '''filtres compensateurs''', dont l'usage est quasi obligatoire pour les prises de vue cinématographiques sur film. Pour les prises de vues directes en numériques, on peut jouer sur la '''balance des blancs''', si toutefois elle est accessible à partir des menus de réglage de l'appareil utilisé. Contrairement aux capteurs et surtout aux films, l'œil est en effet capable de s'adapter aux dominantes colorées et dans une certaine mesure de les corriger.
 
 
|-
|}
 
 
== Couleurs chaudes, couleurs froides ==