Différences entre versions de « Photographie/Optique/Traitements anti-reflets »

 
Sur une surface air-verre courante, les pertes peuvent atteindre de 6 à 10 % selon les conditions opératoires. Ces réflexions indésirables ont pendant longtemps bridé l'imagination des opticiens. Les objectifs anciens comportant plus de 4 ou 5 lentilles sont rares car au-delà, la baisse de transmission globale et les éclairements parasites deviennent prohibitifs. Afin de rendre les dioptres plus transparents, on pratique aujourd'hui des traitements de surfaces particuliers, dits traitements anti-reflets, grâce auxquels les réflexions parasites ne concernent plus qu'un très faible pourcentage de la lumière incidente. Grâce à ces traitements, on peut désormais réaliser des systèmes optiques comportant jusqu'à 15 ou 20 lentilles, comme c'est le cas pour la quasi totalité des objectifs à focale variable actuels. Les lentilles qui constituent les lunettes et autres jumelles d'observation, les microscopes et [[endoscope]]s, et d'une manière générale presque tous les systèmes optiques modernes, possèdent des surfaces traitées. Les verres correcteurs des lunettes de vue sont eux-aussi le plus souvent traités, ce qui facilite entre autres la conduite de nuit.
 
 
[[File:Anti-reflective coating comparison.jpg|thumb|400px|center|lunettes correctrices sans traitement (en haut) et avec traitement (en bas)]]
 
 
Supposons qu'en l'absence de traitement, chaque face d'un verre de lunettes réfléchisse 7 % de la lumière et transmette donc 93 % de ce qu'elle reçoit. Comme il y a un dioptre d'entrée et un dioptre de sortie, la réflexion se produit deux fois et il reste finalement 0,93 x 0,93 = 0,865 % de la lumière. Les porteurs de lunettes non traitées perdent donc 13,5 % de luminosité, ce qui n'est pas dramatique, et subissent quelques images fantômes car les rayons renvoyés par la face de sortie se réfléchissent à nouveau sur la face d'entrée et reviennent donc en grande partie vers l'œil. Les choses se compliquent très vite lorsque le nombre des surfaces de séparation est plus important. Dans le cas d'un objectif qui comporterait 5 lentilles non collées, les dix dioptres traversés l'un après l'autre ne laissent finalement passer que 0,93<sup>10</sup> = 0,48 % de la lumière incidente. La perte de luminosité est considérable et correspond à la fermeture du diaphragme d'un cran. Il y a donc une ouverture « géométrique » et une ouverture « photométrique ».
 
== Utilisation des phénomènes d'interférence ==