Différences entre versions de « Photographie/Optique/Traitements anti-reflets »

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== Le problème à résoudre ==
 
Lorsqu'elle traverse les surfaces polies qui limitent les divers milieux transparents qui constituent les systèmes optiques, la lumière subit toujours des pertes. Une partie non négligeable est en effet réfléchie, ce qui présente deux inconvénients notables :
* d'une part, le flux s'affaiblit au fur et à mesure de la traversée des dioptres successifs, ce qui assombrit les images,
* d'autre part, les multiples réflexions qui se produisent sur les divers dioptres peuvent former des images parasites qui se superposent aux images utiles ; plus généralement, elles conduisent à dégrader ces images en leur ajoutant un éclairement indésirable particulièrement visible dans les parties qui devraient rester sombres.
 
Sur une surface air-verre courante, les pertes peuvent atteindre de 6 à 10 % selon les conditions opératoires. Ces réflexions indésirables ont pendant longtemps bridé l'imagination des opticiens. Les objectifs anciens comportant plus de 4 ou 5 lentilles sont rares car au-delà, la baisse de transmission globale et les éclairements parasites deviennent prohibitifs. Afin de rendre les dioptres plus transparents, on pratique aujourd'hui des traitements de surfaces particuliers, dits traitements anti-reflets, grâce auxquels les réflexions parasites ne concernent plus qu'un très faible pourcentage de la lumière incidente. Grâce à ces traitements, on peut désormais réaliser des systèmes optiques comportant jusqu'à 15 ou 20 lentilles, comme c'est le cas pour la quasi totalité des objectifs à focale variable actuels. Les lentilles qui constituent les lunettes et autres jumelles d'observation, les microscopes et [[endoscope]]s, et d'une manière générale presque tous les systèmes optiques modernes, possèdent des surfaces traitées. Les verres correcteurs des lunettes de vue sont eux-aussi le plus souvent traités, ce qui facilite entre autres la conduite de nuit.
 
[[File:Anti-reflective coating comparison.jpg|thumb|400px|center|lunettes correctrices sans traitement (en haut) et avec traitement (en bas)]]
 
== Les traitements ==
 
Le principe des traitements anti-reflets consiste à recouvrir les dioptres de couches transparentes minces dont l'épaisseur est soigneusement déterminée. Lorsque la lumière traverse un dioptre ainsi traité, il se produite deux réflexions : une première lors du passage de l'air à la couche anti-reflets (si la lentille est située dans l'air), puis une deuxième réflexion lors du passage de la couche anti-reflets au verre. C'est le fait de créer deux réflexions au lieu d'une qui va permettre d'obtenir l'effet recherché.
 
[[File:Optical-coating-2.svg|thumb|400px|center|double réflexion obtenue avec une lame d'épaisseur /4]]
 
Il ne faut pas perdre de vue que l'on considère ici la lumière sous sa forme ondulatoire. Les deux ondes réfléchies produites grâce au traitement vont se combiner de diverses façon. On dit qu'elles vont interférer. Si elles sont en phase, on obtient une interférence « constructive », leurs effets s'ajoutent et la réflexion est maximale. Si elles sont en opposition de phase, leurs effets se soustraient et dans le cas idéal on obtient une interférence « destructive » telle que toute vibration est supprimée, la réflexion est annulée.
 
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[[Image:Inter constru.png|200px]] >>>>>>>> [[Image:Inter destru.png|200px]]
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'''à suivre'''