Différences entre les versions de « Philosophie/Thalès de Milet/Theodor Gomperz »

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{{Refa|1}}Sources principales : [[Thalès de Milet/Textes et traductions#Diogène Laërce|Diog. Laërce, I ch. 1]], et Doxographi graeci. passim. [[Thalès de Milet/Textes et traductions#I, 170|Hérodote, I 170]], nous dit que Thalès était d'origine phénicienne τὸ ἀνέκαθεν γένος ἐόντος Φοίνικος. Les objections qu'on a élevées dernièrement contre cette affirmation, et qui ont été résumées en dernier lieu par E. Meyer (''Philolog''. N. F., II 268 sq.) reviennent à dire qu'il est possible qu'Hérodote se soit trompé. Mais comme nous ne connaissons absolument pas la source de son renseignement, et que, a priori, il est extrêmement improbable que les Grecs se soient plu à faire de leurs grands hommes des étrangers, il nous paraît que, de cette possibilité à la certitude, il y a une distance bien grande. La mère de Thalès portait un nom grec (Kléobuline) ; le père s'appelait Examyès, d'un nom carien. (Cf. Diels, Arch. f. Gesch. d. Philos., II 169.)
 
Passages principaux relatifs à ce qui suit : [[Thalès de Milet/Textes et traductions#Théétète, 174 a|Platon, Théétète, 174a]] ; [[Thalès de Milet/Textes et traductions#I, 170|Hérodote, I 170]] (le récit qu'il nous fait à [[Thalès de Milet/Textes et traductions#I, 74, 75|I 75]] est très douteux). Sur Thalès en Egypte, voir la très importante ''Histoire de la Géométrie'' d'Eudème (un camarade de Théophraste), dans ''Eudemi Rhodii quae supersunt'', colleg. L. Spengel, p. 113 sq. Sur la tentative de Thalès pour expliquer la crue du Nil, voir Diog. Laërce, I 37 ; Diodore, I 38 entre autres. Sur Thalès comme géomètre, cf. Allman, ''Greek geometry from Thales to Euclid'', p. 7 sq.
 
{{Refa|2}}La Lydie était sous l'influence de la civilisation babylonien-assyrienne. C'est ce dont témoignent : l'arbre généalogique de sa dynastie, qui remonte au dieu Bel ; beaucoup de traits de l'histoire légendaire, et surtout le protectorat de l'Assyrie sur les rois Gygès et Ardys, que nous font connaître les inscriptions cunéiformes. Il n'est pas douteux que les Ioniens, avides de science comme ils l'étaient, et voisins de la magnifique capitale de Sardes, qu'ils visitaient (Hérod., I 29), ne s'y soient familiarisés avec les éléments de la culture babylonienne. Cf. Georges Radet, La Lydie et le monde grec au temps des Mermnades, Paris 1393. L'éclipse de soleil prédite par Thalès est le n° 1189 du Canon des Eclipses de Th. von Oppolzer (Denkschr. der math.-naturwiss. Classe der kais. Akademie der Wissensch., Bd. 52). Sur Thalès comme astronome, cf. Sartorius, Die Entwickelung der Astronomie bei den Griechen (Halle 1883).
{{Refa|3}}Sur la forme de la terre, cf. Aristot. de caelo, II 13, et Doxogr. gr., 380, 21
 
{{Refa|4}}Les prévisions météorologiques, comme celle que mentionne [[Thalès de Milet/Textes et traductions#Politique I, XI, 1259 a 6 [8] - [13]|Aristote, Politique, I 11]], sont fréquentes « dans le grand traité astrologique » dit Lenormant, loc. cit.
 
{{Refa|5}}Les écrits attribués à Thalès étaient déclarés apocryphes déjà dans l'antiquité, d'après Diog. Laërce, I 23.
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