« Grec ancien/Numération » : différence entre les versions

 
=== Usages ===
Dans l'Antiquité, l'usage était de surligner les lettres utilisées pour leur valeur numérale afin de les isoler du reste du texte. Cette numération s'étant transmise à certains alphabets dérivés du grec, c'est encore le cas en [[numération copte|copte]], et ce le fut ''mutatis mutandis'' en [[numération gotique|gotique]] et en [[numération cyrillique|cyrillique]] utilisé en [[vieux slave]]. Parfois, les lettres sont aussi soulignées. En vieux slave, la barre de surlignement est devenue un [[tilde]] nommé ''[[titlo]]''. Les dizaines suivent les unités jusqu'à dix-neuf inclus.
 
Lorsque les textes ont été imprimés, et ce pour des contraintes typographiques principalement, le surlignement s'est mué en un signe unique — placé à droite des lettres numériques — ressemblant à un [[accent aigu]]. Ce signe, nommé κεραία ''keréa'' « corne » (κεραῖα ''keraĩa'' en [[grec ancien]]) est codé indépendamment par [[Unicode]] et porte le numéro U+0374 (« signe numéral grec »). De nombreux éditeurs ont confondu la κεραία avec l'accent aigu ou l'apostrophe, ce qui est sémantiquement incorrect.
 
Ainsi, le nombre 11 s’écrivait ΙΑʹ, avec la κεραία, ιαʹ. La κεραία est remplacée pour les nombres supérieurs à 999 par un autre caractère se plaçant à gauche, l’αριστερή κεραία ''aristerí keréa'' « corne placée à gauche » : ͵. Parfois, les deux κεραίες sont employées conjointement.
 
Enfin, la lettre ϛ (''[[stigma]]'' στίγμα) n'étant plus employée aujourd'hui, le chiffre 6 correspondant est très souvent remplacé par le [[digramme]] « στ » ou plus souvent la lettre ''sigma finale'' avec laquelle ''stigma'' se confond facilement (notamment dans les anciennes écriture onciales médiévales).
 
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