« Philosophie/Désir » : différence entre les versions

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Nous aborderons la notion de désir en commençant par une définition classique (cf. [[w:Spinoza|Spinoza]]). Nous exposerons ensuite les aspects du désir qui ont le plus retenu l'attention des philosophes, aspects qui concernent la morale et la finalité de la pensée et des actions humaines.
 
Le '''désir''' est une tension vers un but considéré comme une source de satisfaction. C'est une tendance devenue consciente d'elle-même, accompagnée de la [[représentation]] du but à atteindre. En tant que tendance ou appétit, le désir est distingué du besoin qui désigne surtout l'élément affectif de cet état.
 
== Problème moral du désir ==
 
Par cette définition, nous voyons que le désir n'est pas quelque chose que l'on considère en tant que tel, mais comme une relation particulière que nous entretenons avec un objet. Cet objet (dans un sens général, tout être) est estimé par nous comme une source de satisfaction. Cela suppose, en analysant chaque composant de cette relation :
Le désir suppose la conscience d'un manque qui traduirait notre imperfection. Aussi les moralistes mettent-ils souvent l'accent sur le caractère douloureux du désir, et sur son aspect illimité quand il se reporte sans cesse sur de nouveaux objets. Le [[bonheur]] résiderait de ce fait dans l'absence de désir.
*un être dont les impulsions peuvent se fixer sur un objet ;
*un être doté d'une sensibilité et d'une faculté de représentation ;
*un être capable d'évaluer la satisfaction que peut lui procurer un objet et qui peut également déterminer quel est l'objet qui le satisfera (mais nous verrons quelles difficultés cela présente souvent) ;
*une évaluation de l'objet, évaluation qui implique nos facultés affectives (plaisir procuré par l'objet), cognitives (par exemple, la satisfaction que procure la certitude) et morales.
*la représentation que l'obtention d'une certaine relation à l'objet est précisemment ce qui nous comblera.
 
D'une manière générale, le désir suppose la conscience d'un manque qui traduit notre imperfection. Aussi les philosophes et les moralistes mettent-ils souvent l'accent sur deux aspects négatifs du désir :
*son caractère douloureux ; l'insatisfaction peut détruire physiquement et psychologiquement celui qui désire ;
*son aspect illimité quand il se reporte sans cesse sur de nouveaux objets.
 
Ces aspects mettent en cause la possibilité pour l'homme d'être heureux. Le [[bonheur]] résiderait de ce fait dans l'absence de désir.
 
Cette conception négative du désir implique certaines questions :
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