Différences entre les versions de « Photographie/Éclairage/Les flashes électroniques »

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== Énergie et nombre-guide des flashes ==
 
Les posemètres conventionnels ne conviennent pas pour mesurer la lumière fournie par les flashes, en raison de la trop courte durée des éclairs. Il existe cependant des posemètres spéciaux, ou flashmètres, qui permettent, en studio, d'obtenir directement le bon réglage du diaphragme.
 
=== Le nombre-guide ===
La détermination des conditions d'exposition se fait à l'aide du nombre guide, qui est le produit de la distance lampe-sujet, exprimée en mètres, par l'ouverture relative du diaphragme. Il dépend de plusieurs facteurs :
* l'énergie lumineuse L émise par le tube, exprimée en lumen.seconde (lumen.s);
* le coefficient de réflectance M du réflecteur du flash. Ce coefficient, très important, peut varier de 3 à I5 ;
* la sensibilité S du film en ISO.
 
Ces facteurs sont reliés entre eux par la formule :
 
Nombre-guide <math>(NG) = \sqrt{0,005 \times L \times M \times S}</math>
 
0,005 est un coefficient qui dépend des unités employées.
 
 
=== L'énergie lumineuse ===
L'énergie lumineuse L émise dépend de l'énergie électrique J accumulée dans le condensateur situé dans le circuit du tube, exprimée en joules, et du rendement lumineux K exprimé en lumens par watt. Le rendement peut varier de 20 à 70 lumens par watt :
 
<math>L = K \times J \,</math>
 
L'énergie électrique (exprimée en joules) est le facteur le plus important (ce qui incite certains constructeurs à ne caractériser leurs appareils que sous cette forme) mais elle ne peut en aucun cas se traduire directement par un nombre-guide. Des flashes dont les éclairs ont la même énergie électrique peuvent fort bien avoir des rendements lumineux différents, donc des nombres-guides différents, car les coefficients de réflexion de leurs réflecteurs dépendent de la taille, de la forme et de l'état de surface des surfaces utilisées.
 
== Unités ECPS et BCPS ==
Les unités ECPS (Effective candlepower.seconds) ou BCPS (Beam candlepower-seconds) traduisent l'énergie lumineuse effective. Ces unités regroupent toutes les caractéristiques de l'ensemble constitué par le tube, le réflecteur et les circuits électriques. Ils s'écrivent :
 
<math>(ECPS) = \frac{1}{4 \pi} \times K \times J \times M</math>
 
 
de ce fait le nombre guide peut s'écrire :
 
<math>(NG) = \sqrt{0,005 \times (ECPS) \times S}</math>
 
Pour un flash de 200 joules caractérisé par 3 500 unités ECPS, le nombre-guide pour un film type lumière du jour de 50 ISO sera :
 
<math>(NG) = \sqrt{0,005 \times 3 500 \times 50} = 30</math>
 
 
Donc, à une distance lampe-sujet de 5 mètres, le diaphragme à utiliser sera proche de f/5,6.
 
== Détermination pratique du nombre guide ==
 
Lorsque l'ECPS du flash est inconnu, on peut déterminer le nombre-guide à partir d'une série de 6 expositions d'intervalle un demi-diaphragme sur un film inversible couleur type lumière du jour. Le sujet doit être placé à une distance de quelques mètres, dans une pièce aux murs moyennement réfléchissants.
 
Après examen des clichés, on choisit le meilleur et on multiplie l'ouverture de diaphragme à laquelle il a été exposé par la distance lampe-sujet, exprimée en mètres, pour obtenir le nombre-guide. Ce dernier correspondra à la combinaison flash et sensibilité du film, dans la pièce donnée.
 
La valeur trouvée dépendra des caractéristiques de la pièce, elle sera plus élevée si les murs et le décor sont clairs, plus basse si l'ambiance générale est sombre.
 
Connaissant le nombre guide (NG) du flash pour un film de sensibilité S (exprimée en ISO), le nombre guide (NG)' pour un film de sensibilité X sera donné par la formule :
 
<math>(NG)' = \sqrt{\frac{X}{S}}</math>
 
Par exemple, si le nombre-guide d'un flash est de 30 pour un film de 50 ISO lumière du jour, la valeur pour un film de 160 ISO et de même type sera :
 
<math>(NG)' = 30 \sqrt{\frac{160}{50}} = 54</math>
 
== Synchronisation lente ==
 
Ce mode de fonctionnement permet de combiner la lumière émise par un flash en un temps très bref avec la lumière d'ambiance agissant pendant un temps beaucoup plus long.
 
Lorsque le flash est utilisé seul en présence d'un sujet présentant une certaine profondeur, les premiers plans sont violemment éclairés, voire surexposés, tandis que les arrière-plans demeurent très sombres. Naturellement c'est toute l'ambiance de la scène qui est perdue.
 
Un sujet sombre photographié sans flash pose d'un autre côté divers problèmes. Même si l'on opère sur pied pour éviter le bougé de l'appareil, on n'évite pas le flou si c'est le sujet qui est mobile.
 
En combinant une pose longue avec un éclair, on obtient en principe des arrière-plans plus ou moins lumineux, éventuellement un peu flous, tandis que le sujet principal est correctement éclairé et parfaitement net. Le mode « synchronisation lente » devrait être utilisé plus souvent ...
 
 
 
 
 
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