« Approfondissements de lycée/Nombres complexes » : différence entre les versions

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Si &nbsp; <math> z = x + iy \,</math> &nbsp; et &nbsp; <math> z' = x' + iy' \,</math>, &nbsp; il est ainsi possible de généraliser l'addition et la multiplication des nombres réels par :
 
:<math> z + z' = ( x + iy ) + ( x' + iy' ) = ( x + x' ) + i.( y + y' ) \,</math>
et
:<math> z \times z' = ( x + iy ) \times ( x' + iy' ) = ( xx' - yy' ) + i.( xy' + x'y ) \,</math>
 
<math>\mathbb{C}</math> muni de l'addition et de la multiplication définis ci-dessus forme un corps commutatif, le '''corps des nombres complexes'''.
 
=== En présentation vectorielle cartésienne <math> z = ( x , y ) \,</math> ===
 
Il est possible d'identifier le couple ( ''x'', ''y'' ) des [[coordonnées cartésiennes]] d'un point ''M'' du plan ou du vecteur <math> .^{\overrightarrow{._{OM}}} \,</math> &nbsp; au nombre complexe ''x'' + '''i''' ''y'' appelé alors '''affixe''' du point ''M'' ou du vecteur <math> .^{\overrightarrow{._{OM}}} \,</math>, et noté « ( ''x'', ''y'' ) » (notation vectorielle cartésienne).
 
L'affixe de la somme de deux vecteurs est alors la somme des affixes de ces deux vecteurs.
En fait, il existe un isomorphisme canonique entre <math>\mathbb{C}</math> muni de l'addition et de la multiplication par un scalaire réel et le plan vectoriel réel.
 
( <math>\mathbb{C}</math>, +, . ) est donc un espace vectoriel de dimension deux sur <math>\mathbb{R}</math>. Cela permet de représenter <math>\mathbb{C}</math> par un plan muni de deux axes : l'axe &nbsp;<math>\mathbb{R}</math> des nombres réels et l'axe &nbsp;'''i'''<math>\mathbb{R}</math> des nombres '''imaginaires purs'''.
 
Il est possible d'étendre la multiplication par un scalaire au produit de deux affixes. Nous verrons plus loin quel sens concret donner à ce produit.
 
Bref, si &nbsp; <math> z = ( x , y ) \,</math> &nbsp; et &nbsp; <math> z' = ( x' , y' ) \,</math>, &nbsp; nous avons :
 
 
:<math> z + z' = ( x , y ) + ( x' , y' ) = ( x + x' , y + y' ) \,</math>
et : &nbsp; <math> z.z' = ( x , y ).( x' , y' ) = ( xx' - yy' , xy' + x'y ) \,</math>
 
Nous pouvons remarquer que ( 0, 1 ).( 0, 1 ) = ( -1, 0 ) = -1. &nbsp; En fait, ( 0, 1 ) = '''i'''.
 
=== En présentation vectorielle polaire <math> z = ( \rho , \theta ) = \rho_\angle \theta \,</math> ===
 
Pour trouver le lien entre coordonnées cartésiennes et polaires, il suffit de tracer le triangle rectangle dont ''OM'' est l'hypothènuse et les deux autres côtés sont parallèles aux axes du repère. Ces deux côtés ont justement pour longueur les coordonnées cartésiennes de ''M'', d'où (théorème de Pythagore) :
:* de la forme algébrique à la forme trigonométrique :
::<math> \rho = \sqrt{ x^2 + y^2 } \,</math>
::<math> \theta = Arctg( y / x ) \,</math>
:* et de la forme trigonométrique à la forme algébrique :
::<math> x = \rho.cos \theta \,</math>
 
 
:<math> z + z' = \rho_\angle ( \theta ) + \rho'_\angle ( \theta' ) \,</math>
:::<math> = \sqrt{ ( \rho + \rho' )^2 - 2 \rho \rho' ( 1 - cos( \theta' - \theta )) }_\angle ( Arctg( \phi ) ) \,</math>
::avec :<math> \phi = ( \rho.sin \theta + \rho'.sin \theta' ) / ( \rho.cos \theta + \rho'.cos \theta' ) \,</math>
:et
:<math> z.z' = \rho_\angle ( \theta ) . \rho'_\angle ( \theta' ) = \rho.\rho'_\angle ( \theta + \theta' [ 2\pi ] ) \,</math>
Au vu de la complexité de la formule d'addition ci-dessus, on comprend pourquoi les additions se font exclusivement en coordonnées cartésiennes ! Par contre, les multiplications sont plus simples en coordonnées polaires. Il faut donc savoir passer facilement d'une forme à l'autre suivant les circonstances, d'où l'importance des formules de passage précédentes.
 
=== En présentation trigonométrique <math> z = \rho . ( cos \theta + i . sin \theta ) \,</math> ===
 
Si nous appliquons la formule de passage à la forme algébrique, nous obtenons la présentation trigonométrique :
:<math> z = x + iy = \rho.cos \theta + i\rho.sin \theta = \rho.( cos \theta + i.sin \theta ) \,</math>
 
Il est possible de montrer par récurrence sur ''n'' et en utilisant les formules d'addition des sinus et des cosinus :
:<math> sin( \alpha + \beta ) = sin \alpha . cos \beta + sin \beta . cos \alpha \,</math>
:<math> cos( \alpha + \beta ) = cos \alpha . cos \beta - sin \alpha . sin \beta \,</math>
que :
:<math> ( cos \theta + i.sin \theta )^n = cos ( n \theta ) + i.sin ( n \theta ) \,</math> &nbsp; (formule de « de Moivre - Laplace »)
 
 
 
Les fonctions sinus et cosinus sont des fonctions périodiques de même période 2''π''. Par conséquent, si on définit la fonction ''F'' de ''θ'' par :
:<math> F( \theta ) = cos \theta + i.sin \theta \,</math>
 
''F'' est une fonction périodique de ''θ'', de période 2''π''.
 
La formule de de Moivre - Laplace exprimée en fonction de ''F'' donne :
:<math> F^n ( \theta ) = F ( \theta^n ) \,</math>
 
''F'' est donc une puissance en ''θ'', c'est-à-dire de forme ''K''<sup>θ</sup>, où ''K'' reste à déterminer.
 
Calculons la dérivée de ''F''. D'une part :
:<math> F'( \theta) = cos' \theta + i.sin' \theta = -sin \theta + i.cos \theta = i.( cos \theta + i.sin \theta ) = i.F( \theta ) \,</math>
et d'autre part :
:<math> F'( \theta ) = ( K^{\theta} )' = ( e^{ Ln( K^{\theta} ) } )' = ( e^{ \theta.Ln( K ) } )' = e^{ \theta.Ln( K ) }.( \theta.Ln( K ) )' \,</math>
:ou :<math> F'( \theta ) = K^{\theta}.Ln( K ) = Ln( K ).F( \theta ) \,</math>
 
D'où, en rapprochant les deux expressions obtenues pour la dérivée de ''F'' :
:<math> Ln( K ) = i \,</math>.
 
Si on veut être rigoureux, le logarithme n'est défini que pour des nombres réels. On peut étendre cette définition aux nombres complexes, mais des précautions (trop compliquées pour être détaillées ici) doivent être prises. C'est pourquoi ce qui suit n'est pas une démonstration, mais seulement une justification de l'égalité à laquelle on va aboutir.
 
La fonction '''''e'''''<sup> ''x'' </sup>, où ''e'' désigne la base des logarithmes népériens et vaut environ 2,71828..., est la fonction réciproque du logarithme népérien ''Ln''( ''x'' ), d'où, '''''formellement''''' :
:<math> K = e^i \,</math>.
et :
:<math> F( \theta ) = K^{\theta} = ( e^{i} )^{\theta} = e^{i\theta} \,</math>
 
On en déduit que :
 
:<math> z + z' = \rho.e^{i\theta} + \rho'.e^{i\theta'} \,</math>
:::<math> = \sqrt{ ( \rho + \rho' )^2 - 2 \rho \rho' ( 1 - cos( \theta' - \theta )) }.e^{ i.Arctg( \phi ) } \,</math>
::avec :<math> \phi = ( \rho.sin \theta + \rho'.sin \theta' ) / ( \rho.cos \theta + \rho'.cos \theta' ) \,</math>
:et
:<math> z.z' = \rho.e^{i\theta}.\rho'.e^{i\theta'} = \rho.\rho'.e^{ i.( \theta + \theta' [ 2\pi ] ) } \,</math>
 
Là encore, on constate qu'il vaut mieux utiliser la notation algébrique pour les additions et la notation géométrique pour les multiplications.
 
Nous avons vu que le produit de deux nombres complexes pouvait se mettre par exemple sous la forme
:<math> z.z' = \rho_\angle ( \theta ) . \rho'_\angle ( \theta' ) = \rho.\rho'_\angle ( \theta + \theta' [ 2\pi ] ) \,</math>
 
Mais quel sens concret, par exemple géométrique, peut-on donner à cette formule ?
 
Par conséquent, multiplier un nombre complexe &nbsp;''z' ''&nbsp; par un autre nombre complexe &nbsp;''z''&nbsp; de module &nbsp;''ρ''&nbsp; et d'argument &nbsp;''θ''&nbsp; revient à lui appliquer la composée d'une homothétie vectorielle de rapport ''ρ'' et d'une rotation vectorielle d'angle ''θ'', c'est-à-dire d'une similitude vectorielle d'angle ''θ'' et de rapport ''ρ''. La matrice d'une telle similitude est de la forme :
:<math> \rho I . ( cos \theta I + sin \theta J ) = \rho cos \theta I + \rho sin \theta J = x I + y J = \begin{bmatrix} x & -y \\ y & x \end{bmatrix} \,</math>
 
Dans le plan, une rotation d'un demi-tour équivaut à une symétrie centrale, qui change les coordonnées en leur opposées. La matrice associée est donc &nbsp;- ''<tt>I</tt>''. &nbsp; On vérifie que :
==== Equations polyalgébriques ====
 
C'est la généralisation des équations bicarrées. Ce sont des équations polynômiales dont les monômes sont d'ordre kp + m, avec p et m donnés et k < 5. On résout ces équations en divisant les deux membres par z<sup> m </sup> ( 0 racine évidente de multiplicité m), puis en opérant le changement de variable Z = z<sup> p </sup>. On obtient une équation en Z de degré inférieur ou égal à 4, que l'on sait résoudre.
 
==== les racines n-ième ====
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