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Les fondements de la pensée économiqueModifier

Questions essentielles :

  • Qu'est ce que l'économie, ainsi que ses outils d'analyse ?
  • Quels sont les principaux courants de la pensée économique ?

L'économie et ses outils d'analyseModifier

Définition de l'économieModifier

Parler d'économie revient à aborder les "affaires de la maison" (sous entendu la famille, la cité, la nation ou encore le monde) et à étudier différents faits économiques (ex : chômage, monnaie, inégalités...). Plus précisément, l'économie est la science qui étudie comment optimiser le bien être individuel de chaque agent économique, c'est à dire comment utiliser de façon optimale des ressources limitées pour satisfaire des besoins illimités.

autrement , comprendre l'économie c'est comprendre la partie la plus grande dans la vie "vente achat bien être" c'est la manière pour laquelle on peut optimiser le temps pour posséder le bien être

Relativité des besoins et rareté des biensModifier

Un besoin est caractérisé par une impression de manque ressentie par un individu ou un groupe.

Le besoin : une notion difficile à classerModifier

De façon, nous pourrions classer les besoins comme ceci :

  • Besoins primaires ou vitaux (ex : se nourrir)
  • Besoins secondaires (ex : se cultiver)
  • Besoins individuels (ex : se vêtir)
  • Besoins collectifs (ex : se protéger, s'instruire...)

A. Maslow les classe comme suit :

  • Besoins physiologiques (survie)
  • Besoins secondaires (vie en société)
  • Besoins de luxe

On peut remarquer que cette classification correspond à peu de choses près à celle utilisée pour déterminer la TVA.

Les biens (et services) : une réponse économique aux besoinsModifier

Un bien (ou un service) sert généralement à assouvir le désir né d'un besoin. Certains biens sont libres (disponibles en abondance) mais la plupart sont rares (issus d'une production humaine). Confrontés à la rareté, les humains doivent donc s'organiser et faire des choix :

  • Que produire ? En quelle quantité ? Comment ?
  • Comment partager/répartir ? (notions de salaire et de profit)
  • Comment utiliser les revenus ? (consommation primaire ou intermédiaire)

Les outils d'analyse : diversité des approchesModifier

Micro-économieModifier

La micro-économie est l'approche centrée sur l'unité fondamentale dans la société - l'individu - sous différents aspects, comportements ou actes économiques soumis à une contrainte budgétaire avec des objectifs spécifiques (satisfaction, rentabilité, bien être, etc.): demande, offre,comportement de choix et de décision dans les domaines de la consommation, de la production, de l'épargne et des placements, de l'investissement,de fixation d'un prix, etc. Le sujet microéconomique peut être aussi bien un ménage, une entreprise, qu'un décideur public (gouvernement d'un Etat)

Macro-économieModifier

La macro-économie, approche fondée par J.M. Keynes étudie des faits économiques globaux et de grands ensembles (pays, régions) et s'intéressent donc à la totalité de l'ensemble économique. Chaque élément ne prend alors son sens que grâce à une structure qui régule l'ensemble du système. Selon Keynes, l'Etat doit intervenir dans l'économie. Il lui faut alors des instruments pour apprécier la situation économique du pays (ainsi que celle des autres pays).

Méso-économieModifier

La méso-économie est l'étude d'ensembles d'agents économiques

Les courants de la pensée économiqueModifier

Il existe 3 courants doctrinaux à distinguer des courants théoriques :

  • La doctrine libérale dite du "laissez-faire, laissez-passer" de l'Etat gendarme. La confusion non acceptable est souvent faite entre la doctrine libérale (ou libéralisme économique) et les théories classique et néoclassique. La doctrine libérale précise le rôle limité de l'Etat dans l'économie pour développer l'économie de marché censée conduire à l'optimum de Pareto, tandis que l'économie néoclassique s'intéresse aux mécanismes de réalisation de l'équilibre pour un marché particulier (équilibre partiel) ou pour l'ensemble des marchés interdépendants (équilibre général
  • La doctrine marxiste qui préconise la révolution prolétarienne pour instaurer le socialisme. Du point de vue analytique, l'économie de Marx est un avatar de l'économie classique en s'inscrivant dans la voie tracée par Smith, Ricardo
  • La doctrine keynésienne favorable à l'intervention pour pallier les échecs du marché ignorés par les libéraux. Il s'agit de la substitution de l'Etat providence à l'Etat gendarme. Du point de vue analytique, la pensée keynésienne raisonne en termes de flux (ou de circuit, d'opérations) à un niveau macroéconomique

Il existe bien sur d'autres courants minoritaires ainsi que des auteurs inclassables (parfois appelés "hérétiques") tels que J.A. Schumpeter.

Une école de pensée regroupe l'ensemble des économistes dont les travaux correspondent au même angle de recherche et ayant les même objectifs.

enfin en peut dire qu'il faut améliorer la nature de deux biens x et y


Les points communs entre classiques et néo-classiquesModifier
L'individualisme et la rationalité des individusModifier

Pour les classiques sensibles à la philosophie des Lumières, chaque humain est libre et doit pouvoir exercer librement son activité par contrat (de travail ou d'échange). Cet être est rationnel et cherche avant tout son intérêt personnel. Pour A. Smith, il n'est pas seulement égoïste, mais aussi sensible à la considération des autres. (cf. Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776).

Smith décrivait le marché comme une "main invisible". Pour lui, c'est la confrontation de l'offre et la demande qui définit l'équilibre du marché. Les néo-classiques vont au 19e siècle systématiser ces principes et définir un individu abstrait (l'homo œconomicus, l'homme économique idéal) qui poursuit un seul intérêt sous une seule contrainte (cf. section 1.1.3.1).

Eléments communs entre classiques et néo-classiques :

  • L'individualisme et la contribution à l'intérêt général de l'individu
  • La loi naturelle du marché (laisser faire chaque individu qui suit son intérêt personnel afin qu'il contribue à l'intérêt commun)
  • La non-intervention de l'Etat (une confiance aveugle dans les vertus du marché). L'Etat ne conserve alors que ses fonctions régaliennes (monnaie, justice, sécurité et défense).


Les points de différenciationModifier
Classiques (18e siècle) Néo-classiques (19e siècle)
Analyse philosophique Analyse théorique
Théorie objective de la valeur travail (la valeur d'un bien dépend du travail nécessaire à le produire) Théorie de la valeur subjective de l'utilité
Théorie basée sur l'offre (la production) Théorie basée sur la demande (la consommation)

Le circuit économiqueModifier

Les fonctions macro-économiquesModifier

La productionModifier

La répartition des revenusModifier

La consommation et l'épargneModifier

La fonction de consommation est : C = cYd + Co.

Il s'agit d'une équation de comportement qui définit la consommation des ménages (C). c est la propension marginale à consommer, il s'agit de la proportion dans laquelle varie la consommation lorsque le revenu varie d'une unité. Yd représente le revenu disponible, c'est à dire le revenu net d'impôts. Co désigne la consommation incompressible des ménages, c'est à dire ce qu'ils consomment même lorsque leur revenu est nul (pour répondre aux besoins physiologiques...)

La fonction d'épargne est : S = sYd + So

C'est une équation de comportement qui définit l'épargne des ménages. s est la propension marginale à épargner, c'est la proportion dans laquelle varie le montant de l'épargne lorsque le revenu augmente d'une unité. Yd est le revenu disponible. So est l'épargne exogène qui dépend de tous les autres facteurs que le revenu.


Il faut noter que le revenu se répartit entre la consommation et l'épargne, donc Y = S + C.

La régulation macro-économique...Modifier

...par l'EtatModifier

AnnexesModifier

DéfinitionsModifier

  • Economie : science qui permet d'étudier le comportement humain et d'optimiser son bien-être
  • Homo œconomicus : être humain informé, indépendant et rationnel économiquement. Il utilise des ressources limitées (biens économiques) pour satisfaire des besoins illimités.
  • Politique conjoncturelle : politique budgétaire + politique monétaire + politique sociale
  • PIB (Produit Intérieur Brut) : somme des valeurs ajoutés produites pas les résidents d'un pays (c'est à dire ceux qui y vivent et travaillent pendant au moins un an)
  • Optimum économique : la meilleure situation économique possible. L"optimum est atteint lorsque toute action pour améliorer le bien être d'une personne entraîne la détérioration ou diminution du bien être d'au moins une autre personne, On parle alors d'optimum de Pareto

BibliographieModifier

  • Lexique économie, A. Silem,J.-M. Albertini,
  • Dictionnaire des sciences économiques, A. Beitone et A. Cazorla
  • L'économie politique, bases méthodologiques et problèmes fondamentaux , A. Silem,
  • Les grands économistes, R.L. Heilbroner

Principaux auteursModifier

Auteurs classiquesModifier

Courant optimiste :

  • A. Smith (1723-1790)
  • J.B. Say (1767-1832)

Courant pessimiste :

  • D. Ricardo (1772-1823) : loi des rendements décroissants, théorie des avantages comparatifs
  • T.R. Malthus (1766-1834) : loi de la population
  • J.S. Mill (1806-1873)