Histoire des États-Unis d'Amérique/Les Amérindiens

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Les historiens et les archéologues pensent que les premiers habitants du continent américain sont venus d'Asie en passant par le détroit de Béring. Il est difficile de dater précisément le début de cette grande migration ; elle remonte peut-être à 40 000 ans avant notre ère. À cette époque, le détroit de Béring était couvert de glaces qui formaient un pont naturel entre les deux continents. Les hommes qui s'aventurèrent vers l'Alaska continuèrent leur progression vers le sud et finirent par peupler l'ensemble du continent américain. Ils rencontrèrent des obstacles naturels tels que les Montagnes Rocheuses. Avec la fin de la période glaciaire, ces Hommes se retrouvèrent isolés de leur continent d'origine : ils deviennent alors des "Indiens d'Amérique" et fondent des cultures originales, a l'écart du reste du monde. Afin de ne pas les confondre avec les habitants de l'Inde, l'habitude s'est imposée de les appeler "Amérindiens". Ils sont donc les lointains descendants de populations asiatiques.

Histoire des États-Unis d'Amérique

Les Amérindiens

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Chapitres : Introduction | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7
Annexes : Glossaire | Bibliographie | Liens | Auteurs | Chronologie | Cartes | Biographies
Catégorie : Histoire > Histoire des États-Unis d'Amérique

Cultures disparues

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Les premières traces archéologiques retrouvées sur le sol des États-Unis sont celles de l'homme de Folsom (Nouveau-Mexique). Ses restes seraient vieux de 20 000 ans. Le site de Clovis, au Nouveau-Mexique est l'un des plus connus aux États-Unis. Les fouilles ont permis de mettre à jour une culture vieille de 12 000 ans qui utilisait des flèches en pierre pour les besoins de la chasse.

 
Reconstitution des tertres des Mound Builders

L'expression "Mound Builders" désigne une culture - aujourd'hui éteinte - qui s'est développée à l'est du fleuve Mississippi et qui construisait (Build) des tertres (Mound) en terre à des fins religieuses. Les archéologues ont retrouvé les traces de ces constructions sur un territoire relativement étendu, des Grands Lacs au Golfe du Mexique. Il semble que les Mound Builders n'aient pas formé une seule tribu mais étaient organisés en plusieurs groupes adaptés à leur milieu naturel.

Les Adenas chassaient et cueillaient dans la vallée de l'Ohio dès le IXe siècle avant J.-C. Les Hopewells semblent prendre le relais entre le IIIe siècle avant J.-C. et le VIe siècle de notre ère. Ces derniers pratiquaient le commerce et l'agriculture. Ils aménagèrent le fameux Great Serpent Mound, qui, vu du ciel, dessine la forme d'un serpent. Sa signification exacte nous échappe encore, faute de documents écrits.

La plus importante des villes précolombiennes de l'Amérique du Nord était Cahokia : elle comptait peut-être 20 à 30 000 habitants et comportait plusieurs pyramides de terre.

Les cultures du désert

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Mesa Verde, Nouveau-Mexique

Dans le Sud-Ouest des États-Unis actuels (Nouveau-Mexique, Arizona), plusieurs peuples se sont adaptés à l'aridité et ont développé des cultures originales. Bien que la chronologie de ces cultures ne soient pas assurée, il est possible de distinguer plusieurs étapes :

  • Les Hohokam sont venus du sud (Mexique actuel) vers 300 avant J.-C. ; ils excellaient dans la maîtrise de l'eau et cultivaient des champs irrigués. Ils ont laissé des traces de leur artisanat (poteries) et de leur art (gravures).
  • Les Anasazi migrèrent à peu près à la même période. Ils développèrent la technique de construction de l'adobe et vivaient dans des villages (pueblos en espagnol). Les murs de leurs maisons étaient fait de briques d'argile séchées au soleil et maintenues par une armature en bois. Certains villages furent construits sous des falaises, comme Mesa Verde. Les Anasazi aménagèrent un réseau de routes et pratiquaient le commerce.

Conclusion : les cultures disparues des États-Unis

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Bien que ces cultures amérindiennes furent développées, elles ne constituèrent jamais de civilisations aussi brillantes que celle des Aztèques ou des Mayas, situées plus au sud. Elles ne possédaient aucun système d'écriture et n'étaient pas organisées en états. L'élevage était peu développé. Aucun de leurs villes n'atteignaient la splendeur de Cuzco (ville inca du Pérou) ou Tenochtitlan (aujourd'hui Mexico). Il ne fait aucun doute cependant qu'elles aient noué des contacts avec l'empire aztèque, sous forme de relations commerciales par exemple.

Les tribus amérindiennes

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Lorsque les Européens commencèrent à explorer l'Amérique du Nord au XVIe siècle, ils rencontrèrent des dizaines de tribus d'Amérindiens plus ou moins hostiles. Même si elles ont été décimées par les maladies introduites par les Européens en Amérique, la plupart ont survécu et réclament aujourd'hui la reconnaissance de leur culture.

Les tribus du Sud-Est des États-Unis

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Les peuples les plus connus sont les Cherokees et les Séminoles. Des plaines au climat subtropical forment leur cadre de vie. Ils cultivaient notamment le maïs, la pomme de terre et le tabac, trois plantes originaires du continent américain et introduites en Europe à l'époque moderne.

Les tribus du Nord-Est des États-Unis

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Elles vivent dans un milieu naturel forestier et froid en hiver. Les tribus les plus importantes sont les Algonquins et les Iroquois. Ces derniers étaient regroupés dans la confédération des cinq nations. La confédération des Creeks réunissait quelques 50 cités qui disposaient chacune d’un chef et d’un conseil. Ils vivaient essentiellement de la chasse et de l'agriculture (haricot, maïs, citrouille). Leurs villages étaient protégés par une palissade en bois.

Les Amérindiens des Grandes Plaines

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Tipis indiens dans les Grandes Plaines

Les Grandes Plaines du centre des États-Unis étaient le terrain de chasse de nombreuses tribus telles que les Sioux, les Cheyennes, les Blackfoots et les Crows. Leur subsistance reposait sur les bisons et des cervidés qui leur permettaient de manger, de s'habiller (mocassins en cuir) et de se loger (tipis).

Les tribus des côtes du Pacifique

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Ces peuples tiraient leurs ressources de la mer et des fleuves : ils pêchaient le saumon et chassaient le phoque et la baleine. Ils dressaient des totems devant leur maison de bois. L'artisanat leur fournissait les objets de la vie quotidienne (paniers, tissus). Les Tinglit, Nootka, Kwakiutl et Chinook sont les principaux peuples. Dans certaines sociétés, un roi héréditaire dirigeait la communauté.

Les tribus du Sud-Ouest

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Elles étaient confrontées à l'aridité et reprirent les techniques d'irrigation de leurs prédécesseurs (Anasazi, Hohokam et Mogollons). Les Pueblos, Navajos et Apaches vivaient dans les steppes de ces régions désertiques ou semi-désertiques. Les Pueblos et les Navajos étaient sédentaires et résidaient dans des villages en adobe appelés "pueblos" par les Espagnols. Ils pratiquaient l'agriculture et l'élevage des dindes. Quant aux Apaches, ils chassaient et étaient nomades.

Les Inuits et les Yuits

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Une famille eskimo, photographiée en 1917

Ils vivent dans les régions du Grand Nord (Alaska). Ils sont arrivés dans ces régions bien après les Amérindiens et appartiennent à un même ensemble ethnique qui va de la Sibérie au Labrador.

La culture amérindienne

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Est-il possible, malgré la grande diversité, de mettre en évidence les principaux traits communs des peuples amérindiens vivant aux États-Unis ?

Les croyances

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L'artisanat

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